Beirut is amazing !

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Beyrouth est probablement une des villes les plus incroyables du Moyen-Orient ! Culturellement, la capitale libanaise bouillonne, elle est dynamique et constamment en mouvement. Rien n’arrête Beyrouth. Après les différentes guerres, la ville a toujours trouvé la force et l’inspiration pour renaître de ses cendres. Beyrouth, c’est un gros coup de cœur. Laissez-vous conter Beyrouth et vous l’aimerez aussi.

fioritureC'est où Beyrouth ?Oui, Beyrouth est une ville surprenante ! Il ne faut en aucun cas se laisser berner par les a priori et les clichés. C’est vrai qu’en Europe, pour beaucoup, Beyrouth résonne comme guerre, ville détruite, chaos et danger. Venez la découvrir et vous verrez à quel point tout cela est loin de la réalité. Une fois sur place, vous verrez que cette ville est pleine d’énergie et de saveurs, de couleurs et de nuances.

Alors oui, malheureusement, le Liban est situé dans une zone du monde qui inspire plutôt la crainte. Ce petit pays grand comme une région française a la malchance de se trouver encerclé par la Syrie qui traverse une des plus graves crises de son Histoire et Israël avec qui le pays a cessé tout contact diplomatique, lequel a été remplacé par de partiels tirs de roquettes de part et d’autre de la frontière.

Certes, j’avoue que vu comme ça, on a tendance à se dire que le Liban et sa capitale n’inspirent pas vraiment confiance. Et pourtant, Beyrouth est une ville vraiment sûre et tranquille. Et si vous pensez qu’il n’y a rien à voir à Beyrouth, détrompez-vous ! Je vais essayer de vous prouver le contraire dans cet article. On y va ?

Arrivé à l’aéroport pendant la nuit, j’ai décidé de rester passer la nuit dans le hall des arrivées et d’attendre le petit matin pour rejoindre le centre ville. A savoir, il n’y a pas de bus ou de navette qui relie l’aéroport au centre ville, il faudra donc compter sur les taxis (comptez généralement 25$ pour le trajet et 20 minutes de trajet suivant le trafic).

La taxi me dépose à 6h30 devant la Grande Mosquée de Beyrouth, reconnaissable entre toutes grâces à sa pierre jaune et ses coupoles bleu ciel. Il n’y a pas grand monde en ville à cette heure-ci. Les grandes avenues sont presque vides, seuls quelques minibus, taxis collectifs et voitures animent les rues.

Rue du Liban, Beyrouth

Et c’est ainsi qu’a vraiment débuté ma découverte du Liban et de sa capitale. Appareil photo à la main, petite carte de la ville dans l’autre, sac sur le dos et les yeux grand ouverts, je fais mes premiers pas sans trop savoir où je vais. C’est d’ailleurs la manière dont je préfère découvrir les villes : avancer sans but, juste se laisser porter par l’intuition. Intuition, vraiment ? En fait, je suis excité comme une puce, je ne sais même pas dans quelle direction aller : à droite, non à gauche c’est plus joli, non tout droit ça a pas l’air mal non plus, non finalement je vais revenir sur mes pas pour prendre cette petite rue. Au bout d’un moment, vous l’aurez compris, je finis par tourner en rond sous l’œil amusé et étonné des commerçants sirotant leur café sur le trottoir ou des militaires, kalachnikov à la main, observant ce curieux touriste faire des allées et venues dans la rue.

Je me souviens parfaitement de ma première image de Beyrouth, mon premier souvenir de la ville. Le taxi m’a déposé sur la grande Place des Martyrs, qui semble d’ailleurs encore en travaux, face à la grande mosquée. Je lui ai donné des dollars, il m’a rendu la monnaie en livre libanaise (les deux monnaies ont cours dans le pays) et ma première visite a été le quartier Saifi, un ensemble de quelques rues où se côtoient immeubles et galeries d’art, boutiques de luxe et cafés. C’est un quartier emblématique du renouveau libanais avec ses magnifiques bâtiments jaunes et blancs, modernes mais d’inspiration orientale, et qui donnent à ce quartier un cachet vraiment particulier et unique.

Comme je disais, ce quartier est emblématique du renouveau libanais tout simplement parce qu’après la guerre, le centre ville de Beyrouth était largement détruit et tout était à reconstruire. Des décombres est né ce quartier flambant neuf mais qui, à l’inverse de simples buildings, ce quartier donne l’impression d’avoir une âme. Si vous souhaitez vous retrouver dans un dédale de rues où prédomine l’ambiance orientale telle qu’on l’imagine au Moyen-Orient, Beyrouth risque bien de vous surprendre. Une amie libanaise me confiait que Beyrouth n’avait jamais vraiment eu d’âme orientale, comme Tripoli, la deuxième ville du Liban. La capitale a toujours eu ce savant mélange entre Orient et Occident. Vous ne serez donc pas totalement dépaysé en visitant la capitale libanaise. C’est d’ailleurs une impression assez particulière d’avoir la sensation, en se promenant dans le centre de Beyrouth, d’être partout sauf au Moyen-Orient.

COMMENT DECRIRE BEYROUTH…

Décrire Beyrouth est compliqué. Par où commencer ? « Surprenante » on peut le dire, « dynamique » c’est une évidence, « épicurienne » c’est sûr… « Unique » est probablement l’adjectif qui la définit le mieux. Aucune autre ville ne ressemble à Beyrouth. Pourtant, au premier abord, Beyrouth ne ressemble à rien : des gratte-ciels et des grands buildings qui poussent un peu partout, aucun espace vert, une petite église ou mosquée coincée entre deux bâtiments géants, le vieux et le délabré côtoyant le flambant neuf… C’est l’image même de la ville moderne se construisant frénétiquement sans s’arrêter.

Une ville comme Paris est reconnaissable entre mille, son architecture la différencie de toutes les autres. Rien ne fait la spécificité de Beyrouth si ce n’est son absence de singularité. En fait, ce qui fait que Beyrouth est Beyrouth et non Damas ou Amman, c’est qu’elle a de multiples facettes, à l’image du peuple libanais. Pour être plus imagé, je comparerais Beyrouth à une grande table généreusement garnie de mezzés. C’est ça, Beyrouth est un assortiment de mezzés. Tous ne se dégustent pas en même temps mais ils ont tous leur place sur la table et sont tous savoureux. Et c’est justement ça que j’ai adoré. Oh oui, j’ai adoré Beyrouth !

BEYROUTH EST UN ASSORTIMENT DE délicieux MEZZéS

D’ailleurs, en parlant de variété et de multiples facettes, un point a vraiment attiré mon attention. Il y a à Beyrouth autant de mosquées que d’églises et c’est probablement la seule ville au monde (en tout cas la seule ville que j’ai visité) où résonnent à la fois les cloches et l’appel à la prière du muezzin, parfois simultanément. Voilà, c’est ça Beyrouth, un mélange de tout, parfois hasardeux et sous tension, mais un mélange qui rend ce pays étonnant et attachant.

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J’ai passé deux journées à Beyrouth et c’est selon moi le minimum. La ville mérite vraiment d’y passer au moins deux journées. Après la visite du quartier Saifi et une longue promenade le long de la corniche, j’ai dirigé mes pas vers Gemmayzé, un quartier authentique et très prisé des Libanais. On y trouve des bars et de nombreux restaurants, des musées et des églises, mais on y trouve également de vieilles maisons, dignes témoins de l’histoire de la ville ayant survécu aux guerres et aux bombardements.

C’est un quartier vraiment agréable et calme. On est bien loin de l’agitation, du trafic et du bruit, ici on peut flâner dans les rues tranquillement, profiter du quartier de garder le nez en l’air à observer les façades des vieux bâtiments. Certains sont encore habités d’autres sont totalement laissés à l’état de ruine, vitres brisées et appartements vidés. Les bâtiments à l’abandon sont d’ailleurs nombreux dans cette partie de la ville, il n’est pas rare, au milieu de deux buildings flambant neufs, de trouver un vieil immeuble ou une vieille petite maison abandonnée, délaissée, coincée entre ses deux voisins.

Ces façades laissées en l’état donne une impression de nostalgie et de mélancolie. A un moment, la vie et les familles ont fuit ces lieux et ces bâtiments ont laissé le temps faire son oeuvre en attendant de nouveaux occupants.

Voilà le quartier que je considère comme le Beyrouth authentique et historique. Là encore, pas d’architecture typiquement orientale, la ville ressemblerait plutôt à une vieille ville méditerranéenne, en Italie du Sud ou au Portugal, une ville d’apparence plutôt européenne et classique.

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LES BLESSURES DU PASSE.

A plusieurs endroits, la ville porte encore les traces de son histoire mouvementée et violente. Plusieurs immeubles arborent les impacts des balles et d’obus datant des différents conflits qu’a enduré le pays. D’ailleurs, certains de ces monuments sont volontairement laissés en l’état, comme un devoir de mémoire. Rue Monnot, un bâtiment à la façade criblée de balles est en travaux : l’extérieur restera tel quel avec ses impacts, l’intérieur, refait à neuf, deviendra un musée de la guerre.

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NE QUITTEZ PAS BEYROUTH SANS…

  • Découvrir le magnifique quartier de Saifi et ses bâtiments colorés et chaleureux.
  • Flâner un soir dans la rue Hamra pour y boire un verre et y trouver un restaurant pour dîner
  • Partir à la découverte de Gemmayzé et de ses vieilles maisons
  • Parcourir la corniche de Beyrouth, de Zaytuna Beach jusqu’à la Grotte aux Pigeons.
  • Se régaler dans les nombreux restaurants de la ville
  • Se promener dans les rues autour de l’American University of Beirut, vibrantes et animées de jour comme de nuit
  • Aller boire un verre dans un des nombreux bars de la ville et fondez-vous au milieu des Libanais.

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DECOUVRIR LE LIBAN, AU DEPART DE BEYROUTH.

Le Liban est un petit pays. Vous pouvez facilement dormir à Beyrouth et découvrir d’autres villes pendant la journée. Tripoli est à 2h de bus de Beyrouth, Saida à 1h20, Tyre à 1h50, Byblos à 1h. Il y a trois gares routières dans la capitale : Charles Helou et Dawra desservant le nord du pays, Cola desservant le sud.

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