Découvrir Nazareth

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Nazareth, connue dans le monde entier comme la ville d’origine de Jésus, ville où Marie aurait reçu la visite de l’ange Gabriel lui annonçant la naissance prochaine d’un enfant, est une ville surprenante. Son animation est contagieuse et son dynamisme étonnant. Visite d’une ville en mutation et profondément moderne.

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NazarethQuand on entreprend un voyage à Nazareth, on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre en fait. Au moment de finaliser le programme pour ces trois semaines en Israël, je me disais qu’il était inconcevable de ne pas faire un arrêt à Nazareth. D’autant plus qu’en partant de Acre jusqu’à Tibériade, notre bus allait faire un arrêt par la ville. Je m’imaginais alors un gros village ou une petite ville avec des ruines anciennes et de nombreux monuments religieux. J’ai été vraiment surpris en découvrant une ville vraiment dynamique, une ville moderne avec son lot de klaxons, de foule et de trafic automobile.

Nous avons donc pris un bus à la gare routière de Saint-Jean d’Acre tôt dans la matinée. Le trajet d’environ 2 heures nous a permis de découvrir les paysages asséchés de la Galilée. Au printemps, les collines sont verdoyantes et fleuries, là en juillet tout était sec. L’herbe était jaunie, assoiffée, les fleurs avaient disparus. Seuls les oliviers donnaient au paysage quelques tâches de verdure. Le bus marquait des arrêts dans des petites villes. De nos fenêtres, on observait la campagne du nord d’Israël se dévoiler. Enfin, nous arrivons à Nazareth.

A peine sortis du bus, on se retrouve embarqué dans un flot de sons et d’odeurs, on se laisse glisser vers un endroit plus calme et décidons de se s’asseoir en terrasse pour manger un petit bout. On se fait servir un petit déjeuner oriental : labneh, hoummous, salade de tomate et concombre, le tout accompagné d’un bon thé à la menthe. Devant nous, la ville était déjà réveillée, en pleine effervescence. Une fois notre estomac rempli et satisfait, on reprend la route. Nos pieds ont du mal à suivre mais finissent par trouver un rythme de croisière.

Ruelles de Nazareth

Ruelle de Nazareth

Nous nous lançons dans une rue en pente et suivons notre instinct. C’est un sentiment vraiment agréable que de se laisser porter par une intuition, d’avoir l’impression que notre chemin se fait de lui-même. Nous visitons une église grecque où un groupe chante des chants typiques des grecs orthodoxes. Leur voix résonne entre les murs peints et colorés. C’est, je crois, la première fois que j’entends des chants orthodoxes. Je ferme les yeux et me laisse porter. Je trouve les chants vraiment beaux.

Nous suivons notre chemin pour nous rendre jusqu’à l’hôtel et poser nos affaires. Nous traversons le souk et manquons de nous perdre dans le dédale de petites ruelles typique des villes orientales. Nous finissons par tomber devant une petite porte où l’on doit sonner. Un homme d’une quarantaine d’années vient nous offrir et nous invite à le suivre jusqu’à la réception. Nous traversons le petit jardin décoré de lampions, de sièges, de coussins, de fleurs, de bibelots et de bougies. Tout à l’air si calme qu’on oublie l’agitation du centre ville de Nazareth.

Pendant l’après-midi, nous visitons LE monument de Nazareth : la basilique de l’annonciation. Personnellement, je ne le trouve pas beau de l’extérieur. Son intérieur est plus surprenant car il s’agit d’une basilique sur deux étages : au rez-de-chaussée, il est possible de voir des pierres de l’ancienne maison de Marie. Au milieu du plafond, un énorme trou laisse passer la lumière. Au premier étage, le lieu de culte où se déroule les offices religieux.

Basilique de l'Annonciation, Nazareth

Basilique de l'Annonciation, Nazareth

Dans la cour, tout autour du bâtiment, sont alignées des représentations de la Vierge de différents pays. Chaque pays, chaque zone géographique se fait sa propre image de Jésus et de Marie. Chacun les imagine à son image : la Chine, le Japon ou la Corée représentent Marie sous les traits d’une femme asiatique aux yeux bridés, l’Ethiopie sous les traits d’une femme noire (et Jésus serait noir)…

Nous poursuivons notre découverte en grimpant tout en haut d’une colline surplombant la ville. Là-haut se dresse fièrement une église blanche adossée à un internat. Du parvis de l’église, une jolie vue sur Nazareth s’étend devant nous. Nous redescendons au centre ville pour remplir notre estomac. Demain, nous partons pour Tibériade !

DORMIR A NAZARETH

On avait réservé une chambre au Vitrage Guest House, perdu dans les ruelles de la vieille ville. L’accueil y était chaleureux, le lit confortable et le petit jardin décoré de lampions colorés était vraiment agréable.

2 COMMENTAIRES

  1. Merci pour cette découverte. C’est passionnant (j’adore te lire, j’adore ta façon de raconter), mais j’avoue que je suis un peu déçue, j’imaginais Nazareth plus mystique, plus sublime – merci d’avoir remis les pendules à l’heure 🙂

  2. J’avoue, moi aussi je m’attendais à une ville qui soit aussi chargée en patrimoine architectural qu’en histoire mais elle se laisse visiter quand même. Cette absence de vestiges est remplacée par une ambiance chaleureuse et plutôt amicale d’après mon ressenti 😉

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