Un dimanche sans internet, ou comment redécouvrir les Pays Bas !

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Je vis difficilement ma rupture, j’ai le cœur brisé !
Mon internet d’amour s’en est allé en me laissant choir
comme une vulgaire goutte de sauce tomate sur un t-shirt blanc.
L’amour rend aveugle et cette séparation (aussi douloureuse soit-elle)

 a l’avantage de m’ouvrir les yeux… je suis totalement accro à internet !

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Pas de connexion. Ni plus, ni moins. Niet. Nada. Franchement, quelle poisse ! Depuis quelques jours, je découvre une nouvelle facette de moi-même. Alors pas comme ceux qui font Koh-Lanta et qui se découvrent une force qu’ils n’avaient jamais soupçonné, non, moi, je me rends compte que la vie sans internet, c’est trop dur ! Tout aussi dur que la vie de Nabilla sans son shampoing. T’as beau te dire que tu vas enfin pouvoir faire ce que tu n’as jamais le temps de faire, qu’on se le dise, c’est n’importe quoi cette histoire. Tu as le temps oui, mais l’envie non. À ce moment précis de ton cyber-isolement, la seule envie palpable que tu puisses avoir, c’est pas de trier tes fiches de paie et bulletins d’imposition dans des classeurs poussiéreux ? C’est pas non plus de recoudre le petit trou sur la poche de ta chemise ? On est d’accord, tout ce que tu souhaites au plus profond de toi, c’est que ta fichue box se mette à clignoter vert et qu’elle émette un signal du feu de Dieu te permettant d’avaler les Gigaoctets en un claquement de doigt. Alors j’avais du temps, oui, et à revendre !

Il a donc bien fallu que je trouve de quoi me distraire. J’ai mis de l’ordre dans mes cheveux, un peu plus de noir sur mes yeux, ça l’a fait rire dans ma réserve de 38 thés par type (infusion, thé vert, thé noir, thé blanc, oolong, fruité, fleuri…), j’ai ensuite entrepris de classer les 551 bouquins de ma bibliothèque (dont la moitié sont encore pas lus) par ordre alphabétique, j’ai lu Gaston Lagaffe, regardé un film de Laurel & Hardy, suis sorti m’acheter un Bubble Tea car c’est ma lubie du moment, ai observé attentivement les gens passer dans la rue (comme le ferait une concierge portugaise)… Rien n’y fait, qu’est-ce qu-on se fait chier !

En fait, je peux me passer d’internet quand je suis en vacances, chez mes parents, ou chez mes grands parents (où même les SMS ont du mal à arriver), mais pas chez moi, pas quand c’est le weekend et qu’il fait un temps tout pourri ! Non, de grâce, pas ça ! Si j’étais dans une télé réalité, je dirais que “je suis au bout de ma vie” (oui, dans les télé-réalités, ils n’ont pas peur des mots, seulement de la culture générale…). Et je dois bien me rendre à l’évidence, si la séléction naturelle se faisait sur la résistance au “aucun réseau détecté”, je pense que je serais le premier à vous quitter. Adieu, monde cruel !

Mais difficile de s’employer à quelque tâche intéressante, tout dans mon appartement me rappelle que j’ai plus internet. Je voyais du coin de l’oeil mon ordinateur, d’habitude quand je le cherche, il m’arrive de ne pas le trouver. Mais là, pas de problème, je le voyais. Il scintillait de mille feux comme un néon à Las Vegas. Et un ordinateur qui te dit « utilise-moi, viens, aie confiance, utilise moi… par contre j’ai pas internet », c’est horrible, c’est une torture. C’est comme si un jour de canicule, ton pote te dit « hey (non, personne ne dit Hey dans la vraie vie, mais bon bref), viens chez moi j’ai une super piscine de la mort qui tue » et quand t’arrives chez lui il rajoute « par contre, y’a pas d’eau dedans ». Ho-rrible !

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Alors j’errais comme une âme en peine, entre ma chambre et le salon, la cuisine et le judas de la porte d’entrée pour voir qui montait les escaliers. Et après une loooongue promenade le long du canal de l’Ourcq, je me suis lancé dans une mission de haut vol : trier mes photos (quand tu te fais chier, chaque moindre petite chose devient une aventure hors du commun). Et je suis tombé sur mes photos des Pays Bas. Un voyage qui date de 2014 et si j’en ai jamais parlé, c’est que je suis moyennement satisfait des photos (cadrage, qualité…) mais bon, là, en les redécouvrant à la lumière de mon ennui mortel, je me suis dit que je t’emmènerais bien aux Pays Bas.

bon, allez, viens,
on sE BARRE en Hollande !

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Premiers pas aux Pays-Bas. En fait, quand on s’imagine à la Hollande, on pense aux vélos, aux villes parcourues de canaux, aux tulipes et aux maisons typiques. À Rotterdam, rien de tout ça, les rues sont larges et donnent une impression d’espace et ici, pas de petites maisons hollandaises typiques, juste de grands bâtiments modernes et des buildings.

En soi, on peut pas vraiment dire que Rotterdam est une belle ville. Mais elle a un je-ne-sais-quoi, un petit quelque chose qui la rend vraiment sympa et attirante ! Peut-être ce mélange de styles architecturaux qui en temps normal me révulse mais qui, à Rotterdam, prend une dimension totalement différente et fait de cette ville un ensemble vraiment sympa.

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J’ai vraiment aimé ces bâtiments à l’architecture surprenante qui ponctuent la ville, notamment ces petites maisons cube qui donnent un côté farfelu et totalement décalé à la ville, j’ai aussi aimé cette ambiance particulière qui se dégage de cette ville. On a passé des heures à se balader au gré des rues et des passages, à flâner dans les centres commerciaux, surtout le Markthal, en face des maisons cube, spécialisé dans la nourriture et les plaisirs de la bouche (chez nous, la nourriture est une passion bien avouée et totalement assumée), et on finit toujours par tomber sur des coins sympas.
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On a passé à Rotterdam qu’une journée, c’est loin d’être assez mais au moins ça nous a donné un petit aperçu de la ville. On y retournera, j’ai vraiment aimé ! En plus on a dormi dans un hôtel riquiqui, en fait la largeur de la chambre correspondait à la longueur du lit. Et c’est la première fois que j’entendais parler des EasyHotels, la marque hotelière du groupe Easy Jet. C’était relativement sommaire mais propre et on a bien dormi ! On plie bagage, prochaine étape : un petit arrêt à Utrecht avant de rejoindre Amsterdam. Allez, cap vers le nord !

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Et ce qui est vraiment topissime dans les villes du nord de l’Europe, c’est que c’est propre ! Adieu crottes de chien, déchets et sacs plastiques dans les rues, goodbye les poubelles archi pleines qui dégueulent sur la chaussée. Ce spectacle est désormais tellement courant à Paris qu’on oublie parfois que oui, les villes peuvent être propres et les gens respectueux. Mais ça, c’est une autre histoire…

Le lendemain, tôt le matin, la ville nous appartenait ! Personne dans les rues, juste la brume. Un vrai bonheur pour se promener.

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Utrecht est une plutôt bonne surprise. La ville est agréable à arpenter mais ça reste tout de même un peu la foire d’empoigne quand il y a beaucoup de monde. Et du monde, il y en avait ! Difficile de se frayer un chemin entre les vélos et les touristes. Mais j’ai beaucoup aimé ses petites ruelles calmes qui contrastaient vraiment avec les grands axes méga bondés, j’ai aimé les maisons de couleurs qui ajoutaient une touche de gaieté au milieu des façades faites de briques.

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Dans les environs de Utrecht, il y a un château, le Kastel de Haar, un joli château avec de jolies tours dans un parc verdoyant. Moi j’adore les châteaux ! Pas pour le côté princesse et tutti quanti, mais plutôt pour le côté historique et architectural, je trouve les châteaux fabuleusement photogéniques. je saoûle mon mec pour qu’on y aille et nous voilà donc partis en train pour la ville de Vleuten puis en bus jusqu’aux abords du parc. On se balade, on profite de l’air frais et surtout du soleil qui daigne montrer le bout de ses rayons. Quel bonheur. Sauf que le jardin du château, habituellement gratuit, est payant pour cause de marché de Noël costumé. On a ni les sous, ni l’apparence d’un Hollandais du 17ème siècle, on se fait donc refouler devant le pont-levis comme un ménestrel au méchoui du roi Dagobert.
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Bon, au moins, on a pu profiter du château, de loin, et on a tout de même apprécié la promenade dans un cadre calme, à la campagne. On s’en est alors retourné à Utrecht pour terminer notre petit périple nordique (car Amsterdam est, je précise, l’endroit le plus au nord où je me sois rendu ^^)

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C’est je pense à Amsterdam qu’on a eu la plus froid. Un froid polaire sur l’échelle de mes petits doigts. Rien que le fait de sortir l’index pour appuyer sur le déclencheur me semblait aussi périlleux que de marcher pieds nus sur la banquise avec les cheveux mouillés ! Par moments, on y voyait goutte, la brume enveloppait tout autour de nous et il ne nous restait plus que notre imagination pour nous représenter Amsterdam. Certes, j’avoue, j’éxagère juste un peu, mais tu vois le genre. Mais bon, qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, Amsterdam, c’est quand même franchement chouette !!! Les canaux, les belles maisons typiques toutes plus charmantes et élégantes les unes que les autres, ça m’a vraiment plu !
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Vu qu’on avait pas fait de programme particulier pour la visite d’Amsterdam, on se laissait porter au gré des rues et ruelles, suivant la direction que prenaient nos pieds gelés. C’est probablement la meilleure manière de découvrir une ville, se laisser guider, sans but précis, en ouvrant grand les yeux. J’ai vraiment aimé ces ponts enjambant les canaux, ces allés fluviales qui quadrillent la ville, comme le font les rues et les boulevards. Même si j’ai vraiment adoré les autres villes visitées, Amsterdam reste mon coup de cœur de ce petit périple hollandais.

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La Haie
Tombée de la nuit sur la plage de Den Haag.

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Ce roadtrip miniature aux Pays Bas a été une vraie belle coupure et une jolie découverte. Et même si les photos sont pas terrible, ça m’a tout de même fait plaisir de me replonger dans ces quelques jours brumeux mais chaleureux.
Finalement, ça a du bon de perdre sa connexion internet 😉

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Bon et toi, tu fais quoi quand ton internet fout le camp ?
Tu es déjà allé aux Pays-Bas ?

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8 COMMENTAIRES

  1. Ah je suis jalouse, tu as pu voir les pavés colorés sous le flamant rose ! Quand on y est allés l’an dernier, cet immeuble était en démolition et les pavés avaient retrouvé leur couleur normale !
    Quand je n’ai pas internet, je lis, je termine les carnets de voyage, je prépare ma classe. Et j’ai surtout l’impression que mes journées sont bien plus longues !

    • Par rapport à certaines photos que j’avais vu, je trouvais que la peinture était déjà bien effacée mais oui, je suis bien content d’y être allé avant que tout cela ne disparaisse.
      Je te rejoins sur le fait que les journées paraissent à rallonge quand on a pas internet 🙂

  2. Haha, j’ai bien ri! J’ai eu ma petite mésaventure avec internet il y a deux semaines. Pendant toute une semaine! Horreur. Angoisse. Surtout que je tentais désespérément de finir un post cette semaine-là (celui sur Lviv justement 😉 ).

    Et pour en revenir aux Pays-Bas, je ne connais pas assez Amsterdam, mais j’ai bien aimé Utrecht et Rotterdam. Et sinon, La Haye, c’est sympa aussi! 🙂 Si un jour, tu as besoin d’inspiration!

    Au fait, je te trouve un peu dur avec tes photos. Moi, je les trouve vachement sympas 🙂

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