France

Symphonie en Doubs majeur : promenade à saute-frontière dans les gorges du Doubs

 

ÇA RESSEMBLE À QUOI UNE FRONTIÈRE ?
CERTAINS CONSTRUISENT DES MURS, HAUTS ET HUMAINEMENT DÉSARMANTS,
D’AUTRES LA SURVEILLENT ATTENTIVEMENT, DOIGT SUR LA GÂCHETTE…
CHEZ MOI, ON LAISSE LA NATURE FAIRE SON ŒUVRE.
TU PENSES QU’UNE FRONTIÈRE SAUVAGE ET OUBLIÉE, ÇA N’EXISTE PAS ?
LAISSE-MOI TE PROUVER LE CONTRAIRE !

fioriture

À l’est de la France, il y a la Franche-Comté. À l’est de la Franche-Comté, il y a le Haut-Doubs. À l’est du Haut-Doubs, il y a la petite ville de Villers-le-Lac. Et c’est là, dans cette petite ville du bout de la France que commence un périple merveilleux, une promenade où les paysages oscillent entre France et Suisse et où l’horizon s’abandonne à la profusion des sublimes tons bleus et verts. Et c’est dans ce petit coin oublié, ces terres pratiquement inconnues et sauvages, que j’ai envie de t’emmener aujourd’hui pour ce nouveau rendez-vous interblogueurs #EnFranceAussi. Le thème du mois, c’est Frontières, et celui-là, c’est moi qui l’ai choisi ! J’avais à cœur d’aborder ce thème car, en Franche-Comté, la notion de frontière est toute relative. Depuis des siècles, la Suisse est pour nous bien plus qu’un simple pays voisin. Ici on vit avec la Suisse et, dans le Haut-Doubs, on a parfois plus en commun avec ce voisin qu’avec le reste de la France. Ici, au milieu des similitudes entre les crêtes boisées, les pâturages verdoyants, les roches et les forêts de sapins, la notion de frontière est décidément bien floue.
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La France partage une frontière de 572 kilomètres avec la Suisse dont 230 rien qu’en Franche-Comté. Alors que dans le sud de la région, ce sont plutôt les hauts plateaux, les combes et les reliefs qui marquent la frontière, à partir de Villers-le-Lac, c’est le Doubs, rivière bien comtoise, qui joue les douaniers et s’improvise frontière. Sur environ 50 kilomètres, la rivière s’élance dans sa belle robe bleue entre les deux pays, en creusant sur son passage une vallée étonnante.
Au cours des siècles, le Doubs et sa vallée majestueuse ont façonné l’Histoire et les paysages. Loin de représenter une séparation entre Franche-Comté et Suisse, la rivière a plutôt jeté un pont malgré les paysages escarpés et les falaises à flanc. Ici, la nature reste indomptée, sauvage et brute, comme le cœur de ses habitants, et est le théâtre de bon nombre d’histoires et de légendes. On va parcourir des kilomètres, on va survoler des siècles d’Histoire et on va en prendre plein les yeux.
Alors, on va dans le Doubs ?

Comme tous les mois, Gallimard, notre partenaire,
t’offre un guide. Découvre le concours en fin d’article ;
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LE DOUBS
JOUE LES DOUANIERS
ET S’IMPROVISE FRONTIÈRE

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Au milieu serpente une frontière…

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PETIT PRÉCIS D’HISTOIRE :
DANS LES PAS DES CONTREBANDIERS & DES PASSEURS

Quand la Franche-Comté devient française en 1674, Louis XIV s’empresse d’imposer la gabelle, une taxe sur le commerce du sel existant en France depuis le 13e siècle ! Les Francs-Comtois, qui commercent avec la Suisse depuis plusieurs siècles, ne tardent pas à s’organiser et se lancent dans la contrebande (la bricotte comme on l’appelait alors). En 1791, un siècle plus tard, la France crée des postes de douane. Ces douaniers, appelés gabelous, sont alors envoyés en nombre pour surveiller la frontière, embusqués dans les froides forêts du Haut-Doubs, et pour attraper les contrevenants. Toutefois, malgré la présence dissuasive des gabelous, la contrebande a perduré et tout type de marchandise transitait sur le Doubs : du tabac, de l’alcool, du bétail, de la poudre de chasse… C’était la traversée de tous les dangers et, bien vite, la vallée a pris le sinistre nom de “vallée de la mort”..

Outre la contrebande, la vallée était un lieu de passage vers la Suisse et a vu défiler un grand nombre de personnes, chacune ayant enrichi ces paysages d’histoires fascinantes ou déchirantes. Ce furent d’abord les bourgeois fuyant la Révolution, puis les Juifs sous l’Occupation. En 1940, deux tiers de la Franche-Comté sont occupés par les forces allemandes. On pouvait passer en zone libre à différents endroits de la région mais la traversée du Doubs restait peut-être le plus discret. Nombre de résistants et de passeurs œuvraient quotidiennement pour faire passer en Suisse des Juifs, des militaires, les résistants recherchés et les réfractaires au STO (Service de Travail Obligatoire) et c’était au péril de leur vie que chaque jour hommes, femmes et enfants franchissaient cette vallée de la mort et les capricieux flots du Doubs pour rejoindre la Suisse.
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Derrière les branches, la Suisse !

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Désormais, les postes de douaniers créés en France ont peu a peu disparu. Ce sont principalement touristes et randonneurs qui franchissent cette frontière. La contrebande existe toujours, mais le profil du bricottier a bel et bien changé : passeurs de drogue ou d’argent sale, criminels ou immigrés clandestins passent la frontière mais ça, c’est une autre histoire..

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VILLERS-LE-LAC, POINT DE DÉPART.

La promenade commence à Villers-le-Lac, petite ville frontalière au nord de Morteau, perdue dans un écrin de nature, nonchalamment assise au milieu de champs verdoyants sur les rives d’un lac magnifique. Boostée par sa proximité avec la Suisse, la ville s’étend peu à peu et assiste quotidiennement au va-et-vient des frontaliers partant travailler côté suisse. Villers-le-Lac, c’est un mélange surprenant de différentes architectures : vieilles fermes comtoises, grands corps de bâtiments typiquement comtois du 19e siècle et maisons modernes. Les belles demeures traditionnelles, blanches, imposantes et solides, se perdent au milieu de quelques rues, la visite est rapide, Villers-le-Lac ne tire pas sa réputation de son patrimoine mais de sa situation géographique.
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La visite de Villers se limite à une courte déambulation dans les ruelles du centre, la ville ne se prêtant pas à la promenade tranquille vu le flot incessant de voitures se rendant en Suisse. Je prends tout de même le temps de remonter la rue en pente en direction de l’église, dont le clocher pointu est visible depuis quelques kilomètres, et de tutoyer les belles eaux du Doubs.

Clairement, la ville en elle-même n’est pas un incontournable de la région mais elle a quelques spots intéressants et, surtout, elle est le point de départ vers un site majestueux vers lequel je vais t’emmener dans cet article alors, quitte à passer par là, autant y jeter un œil.
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 LA CHAPELLE SAINT-JOSEPH AUX BASSOTS

Avant de m’aventurer sur le lac, je prends la direction de la frontière : quelques centaines de mètres avant la douane, dans le petit quartier des Bassots, se trouve une adorable chapelle qui vaut bien un petit détour. C’est d’ailleurs le seul monument de la ville qui mérite vraiment une visite. La Chapelle Saint-Joseph est un remarquable exemple d’architecture religieuse de la période de la Contre-Réforme. La chapelle est construite en 1685 et le clocher-porche date, quant à lui, de 1703. Extérieurement, l’édifice s’inscrit dans un style typiquement franc-comtois avec son clocher à l’impériale. Quant à l’intérieur, le riche mobilier est entièrement d’origine.
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J’ai eu un gros coup de cœur pour cette petite chapelle qui semble suspendue dans le temps, j’ai aimé son parquet en bois, devenu si rare désormais, son mobilier d’un autre temps, sa décoration d’antan, son joli plafond bleu et son atmosphère si paisible. Après ce petit détour, direction le lac de Chaillexon.

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 LE DOUBS, DE RIVIÈRE À LAC

Je te disais plus haut que Villers-le-Lac tire sa réputation de sa situation géographique. En effet, elle est installée à l’extrémité sud du lac de Chaillexon et est le point d’accès à la cascade du Saut du Doubs. La plupart des touristes se ruent vers le site d’embarquement des bateaux mouches et autres navettes pour se rendre à la cascade mais je te conseille vivement de prendre le temps de te promener le long du Doubs qui, de rivière, se transforme rapidement en lac majestueux.
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ÇA Y EST, MAINTENANT
LE DOUBS DEVIENT FRANCO-SUISSE
SUR ENVIRON 50 KILOMÈTRES !

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Au premier plan, à peu près au centre de la photo ci-dessus, se trouve une maison à trois étages : c’est le premier bâtiment suisse après la frontière. Tout ce qui se trouve à gauche de ce bâtiment, c’est la Suisse, tout ce qui se trouve à droite, c’est les dernières maisons côté français. D’ailleurs, tu vois l’échancrure dans les collines boisées en arrière plan ? C’est aussi la frontière entre France et Suisse, par la route qui mène au Locle.
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Ci-dessus, la ville suisse des Brenets, première commune suisse après la frontière. D’ailleurs, si les Français l’appellent le lac de Chaillexon, du nom d’un hameau sur sa rive gauche, les Suisses l’appellent quant à eux le lac des Brenets, du nom de la ville située sur sa rive droite.

 

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VOGUER SUR LES EAUX DU LAC
& S’ENGOUFFRER DANS LES BASSINS DU DOUBS

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Cette fois, ça y est, on commence l’aventure. Laissons Villers-le-Lac et la civilisation derrière nous et partons faire un tour sur les flots mystérieux du Doubs devenu, sur quelques kilomètres, un lac. Dans cette partie de la région, les hivers peuvent être très rudes et atteindre jusqu’à -20°C. Lors des grands froids, le lac de Chaillexon se transforme en patinoire géante, la plus grande patinoire naturelle d’Europe, longue de quasi quatre kilomètres. Mais pas de panique, il n’est pas question de températures extrêmes aujourd’hui.
Pour découvrir ces bassins exceptionnels, inaccessibles par la route, il faut prendre la voie fluviale. Depuis Villers-le-Lac, des bateaux-promenade se lancent, plusieurs fois par jour, dans une croisière sur les eaux du lac.
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Le lac de Chaillexon commence alors par évoluer au milieu de pâturages et d’un relief peu capricieux puis, le Doubs se transforme et devient plus impérial en musardant au milieu de hautes roches tombant à pic dans l’eau. Nous voilà dans les bassins du Doubs.

Ici, la rivière se pare de merveilleux atouts et se donne des airs de canyon ou de fjord norvégien. Aucune maison ne vient défigurer cet écrin de nature, aucune route ne vient s’accrocher aux parois raides et imposantes, on retourne à l’état sauvage. Voilà des paysages que seuls les randonneurs et les marins d’eau douce peuvent apprécier.
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EN TÊTE À TÊTE
AVEC LE DOUBS

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La magie des grands espaces nous saisit. Le petit bateau avance, comme seul au monde, au milieu de décors spectaculaires faits de falaises et de méandres, avançant lentement dans la fraîcheur d’un grandiose amphithéâtre de roche et de forêts. J’ai de la chance, il n’y a quasiment personne sur le bateau, j’ai l’impression qu’il y a juste moi et l’immensité. Seul l’écho me parvient aux oreilles, à peine interrompu par le bruit de l’eau que fend le bateau. Je suis conquis, avec un sentiment particulier, celui de ne faire qu’un avec la nature, avec les éléments. Une sensation que je n’avais ressenti que dans le désert. Je peine à croire que je me trouve en France. J’ai plus l’impression d’être un aventurier au milieu d’un grand parc naturel canadien. On pourrait se sentir perdu au milieu de nulle part alors qu’on se sent au centre de tout.
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→ LE BELVÉDÈRE DES TAILLARDS,
IMPÉRIAL BALCON SUR LE DOUBS

Quand tu vois quelques jolies maisons sur les rives du fleuve, tu arrives à la fin des Bassins du Doubs. La rivière rentre dans un couloir étroit, tumultueuse, imprévisible et capricieuse, le reste de la balade se fait à pied. Le bateau te laisse au débarcadère une jolie maison blanche, rouge et jaune. Il te laisse le temps d’aller aux belvédères du Saut du Doubs. Mais si tu as ton propre véhicule, je te conseille, à ton retour, de te rendre au belvédère des Taillards, un belvédère que tu ne dois manquer sous aucun prétexte. Pleine vue sur les Bassins du Doubs.
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Vue depuis le Belvédère des Taillards, juste avant le parking du Saut du Doubs.

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LE SAUT DU DOUBS

Au bout des presque quatre kilomètres de lac, le Doubs se rebelle et dévoile son caractère. Une impressionnante cascade de 27 mètres, le Saut du Doubs, vient clôturer le lac comme le gâteau au chocolat de ma mamie annonce la fin d’un délicieux repas, en beauté. C’en est terminé pour le lac de Chaillexon mais le Doubs, lui, fier et courageux, poursuit sa course au milieu de gorges étroites et profondes.
Labélisé Grand site national, le saut du Doubs est un peu le clou du spectacle pour la plupart des touristes. Environ 300 000 personnes affluent chaque année, côté français et suisse, pour admirer le saut du Doubs, après la croisière sur le lac de Chaillexon.

Cette cascade, c’est la force des éléments qui se déchaînent, le Doubs qui s’affirme à coup d’écume et de force hydraulique. On en prend plein les yeux, au sens propre comme au figuré, et ça en vaut franchement la peine.
Depuis le débarcadère, une marche de quelques minutes t’emmène aux deux belvédères côté français : un juste au dessus de la cascade, l’autre en face. La premier belvédère est impressionnant : ce flot tourmenté, cette écume agitée… on est juste au dessus de la cascade ! Et juste de l’autre côté du Doubs, le belvédère suisse nous tend les bras, si proche. Le deuxième belvédère offre une vue imprenable sur le saut du Doubs et on peine à croire que la cascade fait 30 mètres, elle paraît plus petite en vrai.

Pour y aller, il y a deux parkings, aucun des deux n’est situé juste à côté du saut du Doubs. Il te faudra marcher dans les deux cas. Mais les deux offrent une jolie promenade sur une petite route forestière. Tu trouveras plus d’infos sur la carte en fin d’article.
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S’ÉMERVEILLER DEVANT LE LAC DE MORON,
SAUVAGE, ISOLÉ & GRANDIOSE

Pour la plupart des visiteurs et des touristes, la visite s’arrête là. Saut du Doubs : fin de parcours, retour au bateau-mouche. Mais ne tourne pas les talons aussi vite. J’étais déjà conquis par tout ce que j’avais vu jusque-là, je me suis senti touché par l’harmonie des paysages, par le contraste entre la douceur de l’eau et la rudesse des parois rocheuses, mais je savais que le Doubs et sa vallée ne m’avaient pas révélé tous leurs secrets et tous leurs trésors.

Au Saut du Doubs, depuis le belvédère du haut, un chemin balisé t’emmène jusqu’au lac de Moron. J’ai donc suivi le cours de la rivière et poursuivi mon chemin jusqu’au lac, autre retenue d’eau formée par le Doubs au milieu d’une géographie généreuse et accidentée, attachante et impressionnante. Le lac de Moron, pour moi, c’est l’apothéose. Un autre lac accessible aux seuls randonneurs empruntant les sentiers qui épousent les contours de cette petite mer entre France et Suisse.
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La promenade le long du lac de Moron est une de mes préférées. J’étais ému par la beauté des lieux, si sauvages. Sur plusieurs kilomètres, aucune maison (juste un chalet de pêcheurs), aucune route, aucun bruit. Le lieu semble encore épargné par l’homme et sa tendance à construire partout où il peut. J’ai rarement eu cette sensation, en France, d’un endroit aussi reculé et aussi sauvage. Je me régale de silence, de solitude et de vues magnifiques.

En quittant le Saut, pour accéder au lac, il faut d’abord longer la secrète vallée creusée par le Doubs. Un dernier coup d’œil à la cascade avant de poursuivre mon chemin. Le sentier, en pente descendante au départ, devient relativement plat. Principalement en sous-bois, le sentier te fait longer les parois rocheuses d’où s’échappent parfois quelques sources d’eau s’improvisant cascades et, quand les arbres, complices, laissent la possibilité de s’approcher du bord, sur des belvédères aussi inattendus qu’improvisés, ça te laisse le champs libre pour admirer le paysage. Quel bonheur, aucun fil électrique ne vient traverser le paysage. Continuons à longer la frontière.

 

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Discrètement, le Doubs se transforme en un autre lac dont l’entrée est matérialisée par Dame Nature par des roches formant un semblant de portail. Le sentier, lui, traverse la roche et suit le lac, laissant à tes yeux le bonheur d’admirer l’autre rive, suisse, et ses roches vertigineuses. Là encore, tout est sauvage et préservé.

 

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À la différence du lac de Chaillexon, créé par un éboulement de roches dans les gorges du Doubs il y a environ 15 000 ans, le lac de Moron est une retenue d’eau artificielle formée par le barrage du Châtelot. D’une hauteur de 74 mètres, le barrage retient environ 20 millions de m³ d’eau permettant la production d’électricité. Lors de sa construction en 1953, deux fermes se trouvaient au bord du Doubs, à l’emplacement actuel du lac, et ont été englouties par les eaux. Il paraît que lors des grandes sécheresses, leurs ruines sont en partie visibles.

Arrivé au barrage, tu as le choix : revenir sur tes pas ou poursuivre la randonnée et faire une boucle jusqu’au Saut du Doubs en passant par la Suisse. Mais il est impossible de traverser le Doubs à cet endroit. À hauteur du barrage, un petit chemin descend dans le creux de la vallée et te permet de faire une belle promenade dans les gorges secrètes et sauvages du Doubs (il ne te reste qu’à prier que le barrage ne cède pas sinon plouf) et d’aller traverser plus loin. En tout cas, une fois le barrage derrière toi, tout redevient paisible et charmeur.

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Ensuite arrive le moment un peu insolite de la balade. Pour passer côté suisse, une rampe d’escalier en ferraille descend presque dans l’eau. Le chemin devient un petit sentier de pierres émergeant de l’eau, conduisant à un barrage naturel qui te permet de traverser la quasi totalité de la rivière. Côté suisse, l’eau s’échappe en une petite cascade que tu traverseras sur des plateaux en ferraille jusqu’à la rive. C’est facile et amusant.

Toutefois, cette traversée n’est pas possible en cas de crue du Doubs : les pierres, le barrage naturel et les plateaux étant recouverts d’eau et le courant étant bien trop fort, cela est trop dangereux. Il ne te reste qu’à faire demi-tour.

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LES GORGES DU DOUBS

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Fantasque et imprévisible, le Doubs s’enfonce dans la vallée, creusant des gorges profondes et étroites dont seuls les randonneurs peuvent mesurer la beauté. Après le lac de Moron, le Doubs s’engage dans un sinueux passage entre roches et forêts, tantôt calme tantôt colérique…
Bienvenue dans les Gorges du Doubs !
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 GRAND’COMBE DES BOIS,
LA TÊTE DANS LES NUAGES, LES PIEDS DANS LE DOUBS.

Grand’Combe des Bois, c’est une petite commune sur les hautes combes surplombant la vallée du Doubs. Son altitude varie entre 1000 mètres, le centre du bourg, et 615 mètres, les bords du Doubs. Situé presque à mi-chemin de notre parcours, le village est une étape intéressante avec ses quelques fermes comtoises typiques, son église, son sanctuaire et ses quelques vieilles maisons.

Son église, datant de 1846, est richement décorée, on ne s’attend pas à trouver ces couleurs dans l’église d’une si petite commune. Autour, on peut découvrir un beau sanctuaire représentant différentes scènes du Chemin de Croix. C’est d’ailleurs devenu un lieu de pèlerinage pour les fidèles de la région le 3ème dimanche de septembre.
Grand’Combe des Bois n’est pas un étape touristique quand on sillonne la vallée du Doubs mais je l’ai découverte par hasard et, avec ses vieilles fermes et son joli patrimoine religieux, j’ai trouvé qu’elle avait toute sa place dans cet article.
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 SOUS LES ARBRES, AU BORD DU DOUBS

Depuis Grand’Combe des Bois, je décide de descendre dans la vallée et de suivre une partie du GR5 en direction du nord. Prochaine étape : Biaufond. Le chemin est agréable, en bordure du Doubs. Ici, la rivière est sage et silencieuse, on est bien loin du tumultueux Saut du Doubs.
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 LE LAC DE BIAUFOND

En poursuivant sa route vers le nord, le Doubs se transforme une nouvelle fois en un lac calme et paisible : le lac de Biaufond. Autour du lac, pas de falaise crayeuse ni d’à-pic vertigineux, le lac ouvre sur un beau pâturage côté suisse. La bande son du lieu est le clapotis de l’eau et les cloches des vaches, tout juste interrompu par les quelques voitures qui franchissent le petit pont et qui circulent entre France et Suisse.
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Pour passer en Suisse, il faut passer le petit pont métallique rouge. Au niveau des douanes, côté français la petite cahute n’abrite plus de douanier depuis longtemps, et côté suisse, une petite maison est supposée surveiller le va-et-vient sur la frontière. J’ai passé la frontière à pied, je n’ai vu personne d’un côté comme de l’autre. En fait, c’est plutôt simple de rentrer en France quand on évite les grands axes.
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LA VALLÉE DE LA MORT

Après Biaufond, les gorges du Doubs sculptent le relief en un inquiétant canyon et portent désormais un nom beaucoup plus mystérieux, intrigant et effrayant : la vallée de la mort. Un nom peu engageant qui évoque avec justesse la brutalité des paysages et qui témoigne de la crainte longtemps suscitée par cette vallée, sévère et rude. En découvrant ces lieux sauvages et isolés, on imagine aisément le danger qu’encourrait les contrebandiers devant franchir cette vallée. On y croise le Doigt de la Mort, une aiguille arrachée des falaises par un tremblement de terre au 14ème siècle, qui surplombe les eaux tourmentées du Doubs ; on y entend le vent qui, prisonnier des parois vertigineuses et tournant tel un tourbillon en emettant un cri puissant et glaçant, donne à ces murs calcaires le nom d’Orgues de la Mort…

Dans cette contrée incertaine, dans ces parages effrayants, les légendes imprègnent toujours le paysage. On évoque toujours avec frisson le Moulin de la Mort. Dans la gorge étroite et resserrée, tel un tombeau géant, l’horreur du lieu est accentuée par le grondement menaçant de la rivière. Une petite auberge, flanquée d’un moulin, se tenait là, au fond de la vallée. Il n’en fallait pas plus pour que de tels lieux donnent naissance à toutes sortes de légendes sinistres ou de croyances fascinantes : on évoque des crimes et des sabbats de sorcières, on parle d’animaux fantastiques, d’esprits et de revenants affolant les passants égarés, on rappelle les troupes de mercenaires suédois à la solde des Français massacrées par les Francs-Comtois pendant la Guerre de Dix-Ans ou encore des histoires d’amour nées malgré tout dans ces lieux chaotiques.

La légende la plus répandue, reprise par l’écrivain Pierre César dans son texte Au Moulin de la Mort, est celle d’un aubergiste assassinant un riche comte de passage chez lui pour lui dérober ses richesses.
Le moulin est aujourd’hui en ruines au fond de la vallée, ravagé par un incendie en 1893.
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Vertigineuse géologie de la Vallée de la Mort.

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 LES ÉCHELLES DE LA MORT

Et puis il y a les Échelles de la Mort, accrochées à flanc de falaise et permettant de rejoindre un belvédère, suspendu un centaine de mètres plus haut. La vue y est imprenable sur les gorges du Doubs. Il fut un temps où ces échelles, au 17ème siècle, n’étaient que des troncs d’arbres, arrimés tant bien que mal aux parois. Ce n’est qu’en 1898 que deux forgerons du coin fabriquèrent 3 échelles en acier. Aujourd’hui, elles sont solidement attachées à la falaise et le parcours est sécurisé. Il y a même une via ferrata et des mordus s’adonnent même à l’escalade.

Mais avant d’être un lieu de loisirs plébiscité par les amateurs de sensations fortes, les échelles étaient un point de passage des contrebandiers puis des passeurs. Au clair de lune, ils traversaient les sombres forêts de sapins et descendaient, avec précaution, ces échelles de bois. En dessous d’eux : l’abîme, le néant et le grondement du Doubs, tel un Styx menaçant. Les paysans s’y risquaient lourdement chargés, portant même parfois le bétail sur leurs épaules. Les échelles se brisaient régulièrement, laissant choir le contrebandier et sa cargaison dans les ténèbres. La mort était certaine. Pour conjurer le sort, de petits autels sont creusés dans la roche avec des statues de la Vierge !
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Aujourd’hui, elles sont forcément bien moins impressionnantes qu’elles ont pu l’être mais j’aime l’idée qu’emprunter ces échelles de la mort est bien plus qu’un simple loisir, c’est toute une part de l’Histoire de la région que tu reproduis. Tu reprends les gestes de ceux qui, avant toi, ont voulu fuir la France et devaient descendre ces échelles de tous les dangers : pendant la Révolution ou pendant l’Occupation, on passait par là pour rejoindre la Suisse, juste en face, et bien sûr, y passaient également les contrebandiers ou encore les brigands.
Arrivés en haut, un belvédère t’offre une vue sur les gorges du Doubs, où les résineux ont pris possession des lieux.

 

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Et au milieu coule une rivière…

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Les Echelles de la Mort sont accessibles depuis la commune de Fournet-Blancheroche. Environ un kilomètres après la sortie du village dans un virage, tu verras un petit sentier qui s’enfonce dans la forêt et les panneaux Echelles de la Mort et Usine Hydroelectrique du Refrain. Tout au bout du chemin, un grand parking est aménagé aux pieds des échelles et devant l’usine.

Le parking ainsi que les échelles sont gratuits (pour l’escalade et la via ferrata, tu devras apporter ton matériel).

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 PROMENADE PAISIBLE LE LONG DU DOUBS

Encore une superbe petite promenade. Depuis le parking des Echelles, un petit sentier longe le Doubs. Tu devras passer devant l’usine du Refrain pour ensuite profiter de ce petit coin sauvage. J’ai adoré ce chemin, bucolique à souhait, qui serpente en bordure du Doubs sous un sous-bois calme et frais. Là encore, c’est un concert alliant le chants des oiseaux aux flots du Doubs.
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Je me réjouis des nombreuses occasions de me frayer un chemin à travers les herbes pour me rapprocher de l’eau et admirer les îlots au milieu du Doubs puis les falaises apparaissant au milieu des sapins comme un mirage. Le sous-bois est coloré en ce début de printemps, le sol est couvert de fleurs sauvages et, l’humidité aidant, les arbres moussus, ce qui donne à ce coin de France des airs de forêt mystique et mystérieuse. Ces gorges du Doubs me plaisent décidément de plus en plus.

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 UN AUTRE BELVÉDÈRE MAGIQUE

En quittant les échelles de la mort, je prends la direction de Goumois, la dernière étape de mon périple le long du Doubs franco-suisse. Mais sur la route, il y a un petit détour que je veux absolument faire pour me rendre à un autre belvédère magnifique le belvédère des Vieilles Femelles. Sous ce nom rigolo et, admettons-le, complètement improbable, se cache une sublime vue sur la vallée du Doubs. On y voit le Doubs, paisible et calme, se frayer un chemin au milieu des pentes boisées.

Cette vue représente pour moi un excellent résumé de ce parcours : une frontière sauvage et silencieuse, perdue dans une nature généreuse et surprenante.

 

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GOUMOIS, ENTRE FRANCE ET SUISSE

Goumois est un petit village, installé dans un pittoresque décor fait de roches, de plateaux et d’étendues boisées. Il est situé à quelques kilomètres de l’endroit où le Doubs, las de serpenter entre deux pays, bifurque et s’offre une aventure en terres hélvètes, avant de se raviser, après un court séjour chez nos voisins, et de revenir en territoire comtois, pour traverser la région en direction du sud. Et quand on arrive à Goumois, on descend dans la vallée en passant par la corniche, d’où la vue sur la vallée est magnifique.
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Mais l’attrait le plus surprenant de ce petit village, de part et d’autre du Doubs, est qu’il a une partie française et une partie suisse.

Vue sur la vallée du Doubs depuis la corniche de Goumois

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Signé en 1815 après la défaite de Napoléon I, le traité de Vienne rend à la France ses frontières de 1791, à quelques différences près. On décrète que le Doubs sera la frontière entre la France et la Suisse : le petit village de Goumois, de part et d’autre de la rivière, sera scindé en deux. Aujourd’hui, on compte environ 160 habitants côté français, 30 côté suisse. Ce petit village est atypique : les habitants suisses vont à l’église en France et sont enterrés côté français, église et cimetière se trouvant dans le Goumois français. Et le 31 juillet, les deux villages célèbrent ensemble la fête nationale suisse. Toutefois, il y a une mairie côté français et une côté suisse.

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Les deux villages, malgré les découpages administratifs, ont tissé des liens solides. Lors de la mobilisation générale de 1914, cinq habitants de Goumois suisse se sont enrôlés dans l’armée française. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, habitants français et suisses œuvraient ensemble pour faire passer Juifs et résistants de l’autre côté de la frontière. Seul le curé de Goumois, de nationalité suisse, était autorisé à franchir le pont et se rendre en Suisse. Il transportait alors sous sa soutane nourriture, tabac, correspondances, argent, munitions, armes…

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Environ huit kilomètres après Goumois, après environ 50 kilomètres à jouer les douaniers, le Doubs quitte la France et s’échappe en terre suisse. Notre parcours s’arrête donc ici, à Goumois, sur ce pont reliant les deux parties de ce village franco-suisse. J’espère sincèrement que tu auras apprécié cette promenade dans le Doubs autant que j’ai eu de plaisir à la partager.

Alors, les gorges du Doubs,
ça te tente ?

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LES GORGES DU DOUBS, CÔTÉ PRATIQUE

Quelques bonnes adresses pour un séjour encore plus réussi,
et une petite carte pour ne rien manquer 😉
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AU BOIS DE LA BICHE

Hotel-restaurant ** apprécié, l’établissement fait généralement le plein le weekend. C’est une très bonne adresse pour déguster un bon repas proche de la vallée du Doubs.
À proximité se trouve également le belvédère de la Cendrée qui embrasse la vallée et le lac de Biaufond.

Lieu-dit Au Bois de la Biche, accès depuis Charquemont
Chambre à partir de 67€/nuit
Plus d’information sur leur site internet.

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HOTEL TAILLARD

Hôtel **** et restaurant gastronomique réputé à Goumois. Belle vue sur le village, cadre magnifique. Excellente adresse.

Route de la Corniche, 25470 Goumois
Chambres à partir de 92€/nuit
Plus d’information su leur site internet.

CHAMBRE D’HÔTES L’AUTHENTIQUE

Un joli cadre, à proximité presque immédiate des Echelles de la Mort et du lac de Biaufond, un accueil chaleureux dans une ferme restaurée, l’Authentique est une excellent adresse où séjourner lors d’un périple dans la vallée du Doubs.

4 Bis Rue du Lt Colonel Loichot – 25140 Fournet-Blancheroche
Chambre à partir de 65€/nuit
Plus d’information sur leur site internet.

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CHAMBRE D’HÔTES LA FERME MORIN

Une adresse réputée, une belle ferme et des chambres modernes et spacieuses. Bien situé entre Villers-le-Lac et Goumois, tu pourras découvrir la vallée du Doubs à ta guise.

3 Les Louisots – 25140 Fournet-Blancheroche
Chambre à partir de 41€/nuit
Plus d’information sur leur site internet.

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Et maintenant une petite carte
pour mieux te repérer 😉
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PLACE AU CONCOURS,
GAGNE UN GUIDE GALLIMARD !

Gallimard, partenaire du rendez-vous En France Aussi, t’offre un guide. Pour rester dans le thème frontières, il s’agit du GeoGuide Pays Basque franco-espagnol. Deux gagnants seront désignés : un parmi les lecteurs, un parmi les blogueurs participant au rendez-vous.

COMMENT PARTICIPER ?

Pour participer, rien de plus simple, il y a deux étapes :
→ Laisser un commentaire ci-dessous ou sur un blog participant à l’opération (entre le 1er et le 15 du mois).
→ Commenter sur la page Facebook du rendez-vous (en indiquant le nom du blog sur lequel tu as laissé un commentaire).

Le tirage au sort aura lieu le 16 et les gagnants seront annoncés sur la page Facebook #EnFranceAussi.

LES AUTRES ARTICLES DU RENDEZ-VOUS

Ici apparaîtront, au fur et à mesure de leur publication, les articles des autres blogueurs écrits dans le cadre du rendez-vous En France Aussi, histoire de partir à la découverte  d’autres frontières !

Mitchka (Fish & Child) nous emmène dans la belle ville de Nice

À la découverte d’un festival anglophone en plein Chamonix, sur le blog Les Aventures d’Arthur et Thibaut

Pierre (Mon Grand Est) nous fait rêver avec son bel article sur la Route des Crêtes des Vosges

Promenade entre terre et mer dans la magnifique Baie de Somme sur le blog Traveling Address

Annabelle (Matante A) nous propose une superbe visite de Perpignan, ville frontalière franco-espagnole

Martine nous emmène dans une incroyable visite du Palais des Papes à Avignon et au Fort Saint-André de Villeneuve.

Le Lac Léman, autre partie de la la frontière franco-suisse, est à découvrir au cours d’une jolie croisière sur le blog OneTwoTrips

Anne (Annima) nous fait visiter la petite ville basque de Fontarrabie à la frontière franco-espagnole

Caro (Family Trip & Play) nous emmène sur la Loire, ancienne frontière pendant la guerre de 100 ans, pour une promenade en compagnie de grands écrivains

Cécile (Famille France Trotteuse) nous fait découvrir le quartier des Batignolles à Paris qui était un joli petit village avant de faire partie de la capitale

Sur Escapades Amoureuses, on part en promenade sur La Touques, ce fleuve qui sépare les villes de Deauville et de Trouville

Sylvie (Le Coin des Voyageurs) nous emmène elle aussi sur la frontière franco-suisse, mais à Châtel, dans les Alpes

Sur le blog Deux Tortillas & La Fleur de Lys, on prend la direction de la Bourgogne et de la ville médiévale d’Autun, porte d’entrée du Morvan

Sur le blog de Sylvie, on part en randonnée à la découverte de la borne au Lion, ancienne frontière entre Franche-Comté et Bugey

Sur From Side 2 Side, on se promène dans les ruelles colorées de la ville de Menton, dernière ville française avant l’Italie

Mathilde, du blog Voyager en Photos, nous emmène à la découverte de la magnifique forteresse de Salses le Château

Chacha nous emmène à la frontière franco-belge avec une jolie promenade sous le soleil.

Patrick (FromSlo)nous parle des variations de frontière en Alsace et Lorraine puis nous invite dans l’histoire française… de Slovénie !

Anne-Sophie nous emmène au soleil, à La Réunion, à la découverte de Saint-Joseph, la ville la plus australe de France.

Sabrina nous offre un fascinant voyage dans le temps, à la découverte des enceintes parisiennes !

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33 Comments

  • Reply
    Barbier Martine
    1 juillet 2018 at 8 h 56 min

    J’aime beaucoup cette région, de rivières et de lacs, du Doubs que nous avons traversée, il y a quelques années, en visitant le Jura. Je n’avais pas entendu parlé de la vallée de la Mort, cela donne des frissons, ayant le vertige, je ne pense pas que j’ aurais gravi ces échelles. Merci pour ces belles photos, article bien documenté.

    • Alexis
      2 juillet 2018 at 18 h 21 min

      Merci Martine 🙂

  • Reply
    aurelie@travelingaddress
    1 juillet 2018 at 9 h 02 min

    J’aime beaucoup les espèces de marches qu’ils ont créées pour pouvoir traverser. C’est vrai que, rien que pour son plafond, la petite chapelle vaut le détour!

    • Alexis
      2 juillet 2018 at 18 h 21 min

      Oui, c’est une balade intéressante et amusante quand le Doubs n’est pas trop haut 🙂

  • Reply
    Itinera Magica
    1 juillet 2018 at 20 h 58 min

    Alexis, quel coup de coeur cet article ! Chaque fois que je te lis, je me souviens de pourquoi ton blog est un de mes préférés au monde ! Tant de beauté, de sincérité enthousiaste, d’érudition, de photos magnifiques, d’originalité, d’histoires géniales… Wahouh, tu m’as tellement vendu le Doubs ! maintenant j’en rêve ! J’adore quand tu parles de ta région natale.

    • Alexis
      2 juillet 2018 at 18 h 20 min

      Merci Alexandra, tes mots me touchent beaucoup. Le Doubs est méconnu mais mérite qu’on s’y intéresse 🙂

  • Reply
    chachaaventuriere
    2 juillet 2018 at 6 h 56 min

    C’est superbe !

    • Alexis
      2 juillet 2018 at 18 h 20 min

      Merci 🙂

  • Reply
    annima.fr
    3 juillet 2018 at 18 h 21 min

    J’étais loin d’imaginer que cette région était si belle! Super, une de mes copines vient d’être mutée dans le coin!

    • Alexis
      3 juillet 2018 at 18 h 41 min

      Chouette, tu pourras faire plein de balades dans la région 🙂

  • Reply
    sylvierandos
    4 juillet 2018 at 21 h 54 min

    Tout simplement génial ton article ! J’adore ! Et tu m’as donné une furieuse envie de foncer là-bas. Dommage que ce soit si loin : je vais être obligée de programmer des vacances dans la région pour pouvoir y aller ! Je me note donc cette idée de séjour sur ma To Do List car tes photos, subliment, donnent vraiment envie. De superbes randonnées en perspective… Un grand merci pour ce partage !

    • Alexis
      5 juillet 2018 at 12 h 44 min

      Merci Sylvie, ça me fait vraiment plaisir, encore plus si ça te donne envie de venir visiter la région 🙂
      Pour te donner davantage d’idées de balades et découvertes pas loin de là, je publierai bientôt d’autres articles sur le Doubs et le Jura 🙂

  • Reply
    Annabelle Fréchette (@MatanteA)
    5 juillet 2018 at 16 h 53 min

    Magnifique! Je n’ai pas d’autres mots! Ton article vient de me convaincre de revenir voir ta région un de ces jours.

    • Alexis
      5 juillet 2018 at 17 h 10 min

      Oh oui Annabelle, viens voir la Franche-Comté un de ces jours ! Si je suis dans le coin, je pourrais te montrer plein de beaux endroits 🙂
      Merci pour ton commentaire 🙂

  • Reply
    Estelle
    7 juillet 2018 at 15 h 22 min

    Ça fait un moment que le Jura est sur ma liste, mais je vais devoir prolonger mon futur séjour pour ajouter le Doubs. Tu nous l’as sublimement bien vendu. Toute cette verdure et cette rivière qui fait des lacs, c’est magnifique.

    • Alexis
      7 juillet 2018 at 16 h 01 min

      Oui, il ne faut pas oublier le Doubs, il y a tant de choses à y découvrir 🙂

  • Reply
    Paule-Elise
    7 juillet 2018 at 21 h 57 min

    Que c’est beau ! Ces couleurs qui claquent, wow ! Ca donne vraiment envie, je mets ça sur la liste pour un prochain roadtrip. On a découvert le “tourisme de rivière” l’an dernier en Slovénie, cet été on va refaire ça sur les bords du Lot. Je trouve que c’est toujours très apaisant et sauvage, même parfois en pleine saison. Merci pour la balade !

    • Alexis
      8 juillet 2018 at 7 h 26 min

      J’adore le tourisme de rivière, comme tu dis, on y découvre souvent des endroits magnifiques, secrets et calmes. Si vous décidez de venir dans le Doubs, demandez-moi, je vous donnerai des idées de visites 🙂

  • Reply
    lafauteaugraph
    11 juillet 2018 at 17 h 38 min

    Alexandra m’a dit “le dernier article d’Alexis, c’est mon article coup de coeur du mois” et je comprends mieux pourquoi ! D’une richesse incroyable, tant sur le plan historique, photographique et informatique, il m’a donné envie de remonter le temps et de revenir à ce jour où nous sommes aller voir le saut du Doubs. Nous étions dans le Jura et ne nous étions pas du tout renseignés. Nous avons suivi les panneaux “Suisse” et avons juste emprunté le petit chemin forestier jusqu’à la cascade, avant de continuer notre séjour. Si seulement j’avais su !! Je pense que nous aurions passé la journée à randonner de lac en lac, suivant les gorges, profitant surement d’une pause escalade près des échelles de la mort, et ça aurait été magique 😀 Si nous avons l’occasion de repasser dans cette région, je ne manquerais pas de me rappeler qu’il y a un itinéraire sympa ici 😉
    Sinon, bravo, tu réunis mes grandes obsessions dans un seul et même article : randonnées et nature luxuriante + églises et chapelles 😉 Je dois reconnaître que tes photos des lieux religieux sont merveilleuses, pour moi qui suis une fana des églises.
    Encore merci pour cette belle découverte, un article qui vaut bien qu’on prenne le temps de le lire !
    Je t’embrasse, à bientôt!

    • Alexis
      11 juillet 2018 at 17 h 58 min

      Ca me fait trop plaisir ce que tu me dis et ça me touche beaucoup ! Je suis vraiment content que l’article t’ait donné envie de venir découvrir ce coin de la région. Je pense que vous auriez adoré les échelles de la mort 🙂 Si vous venez dans le coin, faites-moi signe, si je suis dans le coin je vous ferai découvrir certains endroits. Ou sinon des sessions randonnées avec toi et Alexandra 🙂

  • Reply
    antredelavouivre
    22 juillet 2018 at 9 h 30 min

    Sublime cet article, tellement riche en infos, avec des photos époustouflantes… Un travail de dingue ! Merveilleuse région que j’affectionne particulièrement !

    • Alexis
      22 juillet 2018 at 9 h 33 min

      Merci beaucoup, c’est très gentil 🙂

  • Reply
    Sarah - Vents & Voyages
    23 juillet 2018 at 14 h 41 min

    Merci pour toutes ces idées. Ce n’est pourtant pas loin de chez moi mais j’ai pris l’habitude de visiter le Jura… Par contre je confirme qu’en France aussi on parle du lac des Brenets, je n’avais jamais entendu l’autre nom !
    On a quand même de la chance d’habiter dans une si belle région : )

    • Alexis
      23 juillet 2018 at 14 h 43 min

      Ah c’est rigolo, moi j’ai toujours entendu lac de Chaillexon ^^
      Je suis d’accord, notre région est vraiment superbe et il y reste encore tant à découvrir 🙂

  • Reply
    Kohler
    23 juillet 2018 at 23 h 36 min

    Votre article est magnifique. Vous décrivez si bien notre belle région.

    • Alexis
      23 juillet 2018 at 23 h 50 min

      Merci beaucoup, ça me fait chaud au cœur 🙂

  • Reply
    tania
    4 août 2018 at 9 h 42 min

    je suis la dernière pr écrire mon article et je suis la dernière à passer ici
    j ai pris enfin le temps de lire ton article
    bravo ton article est incroyable
    les photos sont sensationnelles et tu nous racontes si bien l histoire de la région
    tu me sers de guide qd je viendrai dans ta région ?
    vraiment formidable

    • Alexis
      4 août 2018 at 9 h 47 min

      Ah mais avec plaisir Tania, si je suis dans le coin, je pourrai te montrer plein d’endroits sympas 🙂

  • Reply
    Les Baroudeurs
    6 août 2018 at 0 h 36 min

    Très joli article. Merci pour le partage sur cette région que je connais si peu.

    • Alexis
      6 août 2018 at 9 h 07 min

      Merci 🙂 Avec plaisir, c’est vrai que la région est assez méconnue.

  • Reply
    Santos
    22 août 2018 at 16 h 27 min

    Bonjour,

    Je pars à Besançon pour un mariage la semaine prochaine et j’en profite pour rester 5 jours de plus visiter la région que je ne connais pas du tout. En cherchant de belles balades je suis tombée sur ton blog, merci de partager ça. 😉 J’avais une petite question te souviens tu combien de temps il faut pour faire l’aller-retour jusqu’au lac de Moron depuis le saut du Doubs ? Que je vois c’est jouable. 🙂 Merci encore et belle journée !

    • Alexis
      22 août 2018 at 17 h 23 min

      Bonjour,
      Pour le lac de Moron, depuis le saut du Doubs, aller-retour, il faut compter environ 3h/3h30. Mais je ne te conseille pas d’y aller en ce moment car le Doubs est à sec, le lac de Chaillexon est sec comme un désert et le saut du Doubs ne donne plus 😥😥
      Je te conseillerais plutôt d’aller visiter la vallée de la Loue ou d’aller au Mont d’Or (tu trouveras les articles sur le blog) voire d’aller dans le Jura (Baume les Messieurs, le belvédère des 4 lacs, lac de Chalain etc) et si tu as d’autres questions n’hésite pas 🙂

  • Reply
    Katie Santos
    22 août 2018 at 18 h 25 min

    Oh merci beaucoup pour ces conseils précieux, ça nous évite un belle déception ! Merci encore 🙂

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