Croisière sur le Nil : guide, itinéraire et expérience à bord du Steam Ship Soudan

Il y a des fleuves que l’on traverse, et d’autres que l’on remonte comme on remonte le fil d’une histoire. Le Nil appartient à cette seconde catégorie. Depuis des millénaires, il coule au cœur de l’Égypte, comme une longue veine bleue entre le désert et les terres fertiles. Autour de lui sont nées des villes, des royaumes et une civilisation qui continue, des siècles plus tard, à nourrir notre imaginaire. Naviguer sur le Nil, c’est se laisser porter par ce fleuve chargé de légendes. C’est voir défiler les palmiers, les villages et les rives dorées du désert, puis apercevoir au loin les silhouettes d’un temple ou d’un obélisque. Ici, le paysage semble parfois n’avoir guère changé depuis l’époque des pharaons.

Le fleuve devient alors bien plus qu’un moyen de transport : il est un fil conducteur entre l’Égypte d’aujourd’hui et celle des anciens dieux. Car le Nil possède ce pouvoir rare de ralentir le voyage. Depuis le pont d’un bateau, on ne cherche plus seulement à rejoindre Louxor ou Assouan : on regarde, on observe, on se laisse bercer par le mouvement de l’eau et par ces paysages qui défilent lentement. Une manière différente de découvrir l’Égypte, plus contemplative, où chaque journée devient un voyage à travers le temps. Dans cet article, je t’emmène pour une croisière sur le Nil entre Assouan et Louxor, à bord du mythique Steam Ship Sudan. Itinéraire, durée, meilleure période, budget, choix du bateau et conseils pratiques : je partage également mon expérience, au fil de l’eau, de ce voyage singulier sur le fleuve des dieux.

Felouque sur le Nil
Felouque sur le Nil.

« Le Nil ! — Quel beau titre pour un livre de voyage ! »

— Théophile Gautier, L’Orient

Depuis que je suis tombé sous le charme de l’Egypte, pendant mes cours d’Histoire au collège, le Nil a toujours agi comme un aimant sur moi. A chaque voyage dans ce pays incroyable, il m’attire sans détour. Dès que je sens proche de moi, je me trouve aspiré vers lui et je plante mes pieds face à lui, que ce soit sur la corniche de Louxor, d’Assouan ou les quais du Caire. Faire une croisière sur le Nil était donc un rêve de gamin et je suis tellement heureux d’avoir pu le faire.

Pourquoi faire une croisière sur le Nil ?

Faire une croisière sur le Nil, c’est une façon différente de découvrir l’Égypte, en prenant le temps de regarder le pays défiler au rythme du fleuve. Alors que les temples et les tombeaux se visitent souvent dans la foule, la navigation offre de précieux moments de calme, avec pour seul horizon l’eau, les palmiers, les villages et le désert.

Remonter le fil de l’Egypte antique : Le Nil est indissociable de l’histoire de l’Égypte. Pendant des millénaires, ses eaux ont nourri les terres et permis à la civilisation égyptienne de prospérer sur ses rives. Aujourd’hui encore, les principaux vestiges de l’Égypte antique se concentrent autour de cette vallée fertile. Naviguer sur le fleuve permet ainsi de relier plusieurs de ces sites emblématiques au cours d’un même voyage : les temples de Louxor et de Karnak, Edfou, Kom Ombo ou encore les environs d’Assouan. Le bateau devient une sorte de fil rouge entre ces différents chapitres de l’histoire égyptienne.

Prendre le temps de regarder : c’est probablement ce qui m’a le plus séduit dans cette expérience. À bord, il n’y a parfois rien à faire… et c’est justement tout l’intérêt. On s’installe sur le pont, on regarde les rives défiler, un pêcheur passer sur sa petite embarcation, les enfants jouer près d’un village ou les silhouettes des palmiers se découper sur le désert. Les paysages changent lentement et l’on finit par se laisser gagner par le rythme du fleuve. Dans un voyage en Égypte souvent ponctué de visites, de trajets et de découvertes, ces heures passées à naviguer offrent une véritable parenthèse contemplative.

Vivre le voyage autant que les visites : une croisière sur le Nil a enfin quelque chose que les circuits classiques n’offrent pas toujours : le sentiment que le déplacement fait partie intégrante du voyage.

Quelle est la meilleure période pour partir ?

Mon premier voyage en Egypte était en septembre. Pour le second, je suis parti en février. En septembre, il fait encore chaud, notamment quand il faut visiter les temples en plein soleil. En février, il fait généralement très bon (les températures montent autour des 30 degrés) et c’est le moment idéal pour visiter le pays et faire une croisière.

Malheureusement, qui dit meilleure période sur place dit période la plus chère : novembre-mars est généralement le moment où les prix sont les plus élevés. Pour trouver un compromis, avril-mai ou septembre-octobre peuvent être les meilleures mois pour partir.

PériodeMétéoFréquentationMon avis
Novembre☀️ DouceÉlevée⭐⭐⭐⭐
Décembre-février☀️ Très agréableTrès élevée⭐⭐⭐⭐⭐
Mars-avril☀️ Chaude mais agréableMoyenne⭐⭐⭐⭐⭐
Mai-juin🔥 Très chaudeFaible⭐⭐
Juillet-septembre🔥🔥 Très chaudeFaible⭐
Octobre☀️ ChaudeMoyenne⭐⭐⭐⭐

En résumé :
La meilleure période pour faire une croisière sur le Nil est généralement de novembre à mars, avec un excellent compromis en février-mars et novembre.
✅ Novembre à février : températures agréables pour visiter les temples et monuments, mais c’est aussi la période la plus demandée. Les soirées peuvent être fraîches.
✅ Mars-avril : encore très agréable, avec des températures qui commencent à monter. Mars est probablement l’un des meilleurs mois si tu veux combiner confort et fréquentation raisonnable.
✅ Mai à septembre : très chaud, particulièrement à Louxor et Assouan. La navigation reste possible, mais les visites en journée peuvent être éprouvantes.
✅ Octobre : intéressant pour éviter le cœur de l’hiver, mais les températures peuvent encore être élevées.

Passage d'un bateau en bois sur le Nil
Les couloirs du Steam Ship Soudan.

Combien de jours prévoir ?

Les croisiéristes proposent généralement des croisières allant de 4 jours à 1 semaine. Il est possible de relier Assouan et Louxor en 4 jours/5 nuits (comme nous l’avons fait) sans se presser et sans passer à côté des temples importants. Si tu pars en Egypte et que tu ne souhaites pas que ton voyage ne se résume qu’à la croisière, je choisirais une croisière en 4-5 jours, ce qui laisse le temps avant et après pour visiter Louxor et Assouan puis Le Caire.

Quel bateau choisir ?

Toutes les croisières sur le Nil ne se ressemblent pas. Si l’itinéraire entre Louxor et Assouan reste relativement similaire, l’expérience à bord peut être radicalement différente selon le bateau choisi. Grand navire de croisière, dahabieh traditionnelle ou bateau historique : voici les trois grandes options que l’on peut envisager.

Le bateau de croisière classique : le choix le plus répandu

C’est la formule la plus courante pour découvrir le Nil. Ces bateaux, généralement de grande capacité, disposent de nombreuses cabines, d’un restaurant, d’une piscine et de plusieurs espaces communs. Leur principal avantage est de proposer une formule confortable et relativement simple à organiser, souvent avec les repas et les excursions inclus dans le séjour. C’est également sur ce type de bateau que l’on trouve les tarifs les plus accessibles. En contrepartie, l’expérience est plus standardisée et le nombre de passagers beaucoup plus important. Si vous recherchez avant tout le confort, la facilité et un bon rapport entre prestations et prix, le bateau de croisière classique peut être une bonne option.

Pont d'un bateau à vapeur
Sur le pont du Steam Ship Soudan.
La dahabieh : naviguer au rythme du fleuve

Plus petite et plus traditionnelle, la dahabieh offre une expérience radicalement différente. Ces embarcations à voile, inspirées des anciens bateaux du Nil, accueillent généralement beaucoup moins de passagers. La navigation y est plus lente et plus intimiste. Certaines dahabiehs peuvent également s’arrêter dans des endroits difficilement accessibles aux grands bateaux, ce qui permet de découvrir une autre facette du Nil, loin des principaux quais touristiques. C’est une option particulièrement intéressante si tu recherches le calme, les paysages et une atmosphère plus confidentielle. En revanche, les tarifs sont généralement plus élevés et les prestations peuvent varier considérablement d’un bateau à l’autre.

Le Steam Ship Sudan : voyager dans l’histoire

Et puis il y a le Steam Ship Sudan, qui occupe une place à part. Mis à l’eau en 1885, ce bateau historique a conservé une atmosphère qui évoque les grandes heures des voyages sur le Nil. C’est également à son bord qu’Agatha Christie aurait trouvé une partie de l’inspiration pour Mort sur le Nil. Ici, le bateau fait véritablement partie du voyage. Les boiseries, les salons, les cabines et le rythme de la navigation donnent davantage l’impression de remonter le temps que de séjourner dans un hôtel flottant. Le Steam Ship Sudan n’est donc pas forcément le choix que l’on fera pour rechercher le tarif le plus bas ou les installations les plus modernes. On le choisit avant tout pour son histoire, son charme et l’expérience particulière qu’il procure.

Alors, quel bateau choisir ?

Il n’existe finalement pas un bateau idéal pour tout le monde. Le choix dépend surtout de ce que vous attendez de cette parenthèse sur le Nil :

Bateau classiqueDahabiehSteam Ship Sudan
AmbianceAnimée et organiséeIntimiste et paisibleHistorique et élégante
Nombre de passagersImportantLimitéLimité
ConfortModerneVariable selon le bateauConfort historique
NavigationRégulièrePlus lente et au rythme du ventAu rythme du fleuve
Prix€€€€ à €€€€€€€
Pour qui ?Première croisière, confort, budget maîtriséCalme, nature, petit groupeAmateurs d’histoire et d’atmosphère

Pour ma part, c’est justement cette dernière dimension qui m’a attiré vers le Steam Ship Sudan. Je ne cherchais pas simplement un bateau pour descendre le Nil : j’avais envie que le bateau lui-même raconte une histoire.

En repensant à cette croisière, je me dis que s’il y a un bateau sur lequel faire la croisière, c’est celui-là. L’accueil y est parfait, les repas sont délicieux et la gentillesse de l’équipe, souriante et chaleureuse, rendent ce court périple encore plus mémorable. D’ailleurs, chaque souvenir de ces quelques jours sur le Nil, entre navigation et visites de temples, entre thé à la menthe et infusion d’hibiscus, est enveloppé d’une douceur et d’une sérénité certaines.

Depuis 2010, le bateau appartient à l’agence de voyage Voyageurs du Monde qui l’a remis dans son état d’origine. À bord, les occupations sont libres : petit thé sur le pont, bouquiner, écrire, bronzer, se laisser aller à la contemplation des paysages… libre à toi de profiter pleinement de ce moment. Quant aux repas, ils te feront découvrir les innombrables saveurs des plats égyptiens.

C’est donc par l’intermédiaire de l’agence Voyageurs du Monde que tu dois passer pour la réservation de la croisière sur le Nil. Le tarif dépend de la période ainsi que de la cabine (simple, double ou suite). Pour davantage de calme, je recommande plutôt une chambre vers l’avant du bateau.

Pour plus d’infos :
http://www.steam-ship-sudan.com/

« Fleuve mystérieux qui, à travers les sables silencieux, a erré siècle après siècle. »

— Bayard Taylor, To the Nile

Quel budget prévoir ?

Le budget d’une croisière sur le Nil peut varier du simple au triple selon le bateau choisi, la durée du voyage, la saison et le niveau de confort. Pour une croisière classique de 4 à 5 nuits entre Louxor et Assouan, il faut actuellement compter environ 600 à 1700 € par personne, hors vols. Les offres les plus accessibles se situent autour de 500 à 750 €, tandis qu’un bateau 5 étoiles ou une formule plus haut de gamme peut rapidement dépasser 1000 €.

Les principaux postes de dépenses

Le prix de la croisière comprend généralement la cabine, la pension complète et une partie des visites et excursions. Il faut toutefois vérifier précisément le contenu de chaque formule avant de comparer les tarifs : les billets d’entrée, les excursions privées, les pourboires ou certaines visites peuvent être facturés en supplément.

À cela peuvent donc s’ajouter :
✈️ les vols internationaux, qui ne sont généralement pas compris
🏛️ certaines entrées et excursions, notamment Abou Simbel selon la formule choisie
💰 les pourboires, notamment pour l’équipage, le guide et les chauffeurs
🚕 les transferts avant et après la croisière
🍹 les boissons et dépenses personnelles.

Quel budget selon le type de bateau ?
Type de croisièreBudget indicatif / personne*
Bateau standard / économique400 à 650 €
Bateau 5 étoiles500 à 1 200 €
Bateau haut de gamme1 300 € et plus
Dahabiehà partir d’environ 750 €, et bien davantage pour les formules luxueuses

*Pour une croisière de 3 à 4 nuits, hors vols. Les tarifs varient fortement selon les dates et les prestations.

Pour donner un ordre de grandeur concret, on trouve actuellement des croisières de 4 jours / 3 nuits à partir d’environ 375–415 € par personne sur des bateaux classiques, tandis que certaines offres plus confortables dépassent largement les 1000 €.

Et mon budget ?

Dans mon cas, le choix du Steam Ship Sudan me plaçait évidemment dans une catégorie très différente des croisières classiques. Le tarif reflète autant le bateau et son histoire que la navigation elle-même : ici, on ne choisit pas simplement une cabine pour relier Louxor à Assouan, mais une véritable expérience de voyage. C’est donc un point important à garder en tête lorsque vous comparez les prix : deux croisières sur le Nil peuvent suivre un itinéraire proche tout en proposant des expériences radicalement différentes.

Je peux difficilement donner ici un budget car les conditions mêmes de ce voyage ont été exceptionnelles : période Covid. Mon avion est parti le jour où fermaient les frontières. Les tarifs ne sont donc plus du tout d’actualité. Pour avoir une idée plus actualisée, je te recommande vivement de te rendre sur le site de du Steam Ship Soudan.

Village au bord du Nil
Village égyptien au bord du Nil.

Que voit-on lors d’une croisière ?

A bord, l’ambiance est plutôt calme. En fait, c’est un voyage très contemplatif. La star de ce voyage, c’est le Nil : ses berges, ses palmeraies, ses villages isolés, ses flots bleus, ses oiseaux, ses habitants qui te saluent depuis leur barque, ses enfants qui courent le long de la rive pour suivre le bateau, l’écho lointain d’une mosquée, un coucher de soleil majestueux…

Ce qu’on voit pendant la croisière, c’est un autre visage de l’Egypte. Pas cette Egypte frénétique qu’on rencontre dans les rues du Caire, avec son vacarme de klaxons et son trafic infernal. Pas cette Egypte animée des souks et des marchés, des corniches et des rues commerçantes. Pas cette Egypte urbaine et moderne, congestionnée et polluée. Non, pendant une croisière sur le Nil, on rencontre une Egypte paisible, rurale et plus apaisée. Depuis le Nil, le regard porté sur l’Égypte change. Entre la bande verte des cultures et l’immensité aride du désert, on comprend mieux à quel point la vie du pays reste liée au fleuve. La navigation permet donc d’observer une Égypte plus quotidienne : les villages, les cultures, les felouques, les pêcheurs et les habitants qui vivent encore au bord de l’eau. Loin des seuls grands monuments, c’est une autre facette du pays qui se dévoile.

Enfin, on y découvre ses incroyables vestiges archéologiques. Chaque croisière propose bien entendu des arrêts pour visiter ses temples et ses tombes. La croisière sur le Nil est probablement le voyage le plus complet pour découvrir l’Egypte et ses sites antiques : on visite ses sites emblématiques tout en remontant le fleuve qui a lui-même permis à cette civilisation d’exister.

« chaque jour, du lever au coucher du soleil, j’ai regardé ses bords qui sont presque des rivages. »

— Théophile Gautier, L’Orient

Sur le Nil entre Assouan et Louxor : la croisière jour après jour.

L’heure de la croisière est arrivée, c’est là que l’aventure commence réellement. Je te raconte ici ma croisière de 4 jours et 5 nuits à bord du Steam Ship Soudan entre Assouan et Louxor.

JOUR 1 : INSTALLATION A BORD et PHILAE

On vient nous chercher à l’hôtel juste après le déjeuner pour nous amener au bateau. Dès la montée à bord, on découvre un bateau qui apparaît comme une parenthèse dans le temps, racontant les grandes expéditions de l’époque victorienne quand tous les riches couples européens se laissaient séduire par l’égyptologie. Le pont est soigneusement ciré, les couloirs sont étonnamment calmes. Je prends mes aises dans la cabine nommée sobrement Yacoubian, du nom de ce roman égyptien, L’immeuble Yacoubian de Alaa El-Aswany, que j’avais adoré. Ce petit clin d’œil inopiné me plaît beaucoup.

Décoration ancienne d'un bateau historique en Egypte
Cabine et literie d'un bateau à vapeur sur le Nil
Cabine Yacoubian.

Pour cette première demi-journée, nous restons à quai à Assouan. L’après-midi est consacrée à la visite du temple de Philae, situé au sud d’Assouan. Peu de temps après l’installation, on prend une navette qui nous emmène directement à l’embarcadère pour accéder au temple. Philae est situé sur une petite île pittoresque en amont du premier barrage d’Assouan. Il fait partie de ces temples sauvés des eaux, comme ceux d’Abou Simbel, lors de la construction des deux barrages sur le Nil au niveau d’Assouan.

« C’est un fleuve cocasse et magnifique, qui ressemble plutôt à un océan qu’à autre chose. »

— Flaubert
Bateaux sur le lac d'Assouan
En route vers Philae.

On arrive sur l’île, accompagnés de la lueur décadente du soleil, et on y découvre les lieux sont quasi vides. On part à l’assaut du temple, ses passages, ses couloirs et ses salles à l’ombre de ses hautes colonnes. Surnommé La Perle du Nil, le temple de Philae est un site remarquable autant pour son intérêt archéologique que pour sa situation au milieu du Nil. Il vaut à lui tout seul le détour par Assouan.

Ce temple, dédié à la déesse Isis, a été construit par l’un des derniers pharaons égyptiens vers 370 avant notre ère. Ce sont ensuite les derniers Ptolémées puis les Romains qui terminent le temple. Au cours du 6ème siècle, le temple est transformé en église copte sur ordre de l’empereur Justinien.

Lors de mon premier voyage en Egypte, je n’avais pas eu l’occasion de descendre dans le grand sud du pays alors que je rêvais de visiter certains du temples, comme celui de Philae. Ce deuxième voyage me donne l’occasion de découvrir encore une facette de ce pays que j’aime tellement et qui me fascine depuis mon enfance. C’est avec une pointe de regret que nous quittons les lieux. Il est temps de regagner le bateau et de retrouver nos cabines. Et, à bord, un délicieux repas nous attend.

Lire aussi : Assouan et les temples de la Haute-Egypte

JOUR 2 : ASSOUAN – EDFOU

C’est parti, ce matin, c’est le grand départ de la croisière. Il est désormais temps de larguer les amarres et de faire route vers le nord en direction de Louxor. Après une bonne nuit de sommeil, je suis debout tôt pour découvrir, enfin, les rives du Nil. Nous quittons Assouan discrètement et la ville s’efface peu à peu pour laisser la place aux palmiers, aux cultures, aux petites maisons en bord de fleuve et au désert, toujours proche.

bateau traditionnel égyptien sur le Nil
Felouque sur le Nil au lever du soleil.

Une fois le copieux petit-déjeuner englouti, cap au nord ! La coque fend les eaux du Nil vers le temple de Kom Ombo, notre premier arrêt, à environ 3 heures de navigation d’Assouan. A peine sorti de table, je retourne sur le pont pour admirer les paysages, magnifiques de simplicité. Ils sont à la fois identiques à l’image que je m’en étais fait et étonnamment différents.

Au bord de l’eau se dressent, fiers et indomptables, des palmiers qui nous regardent passer. Derrière ces rivages fertiles et verdoyants surgissent, implacables, les dunes de sable qui rappellent que le désert est bel et bien là, en embuscade. Plus on avance vers Kom Ombo, plus les dunes s’aplatissent pour n’offrir qu’un décor luxuriant qui ferait presque oublier que quelques mètres plus loin, plus rien ne pousse.

Visite du temple de Kom Ombo.
Vers 11h30, nous abordons à Kom Ombo et prenons la direction du temple dédié au dieu de la fertilité, Sobek, divinité à tête de crocodile. Ici, on vénérait les crocodiles et on y gardait même un spécimen, dans un bassin du temple pour les offrandes. Moins touristique que d’autres temples, il est un véritable témoin de l’art de l’ère ptolémaïque.

Pourquoi le temple est-il moins touristique ? Tout simplement car seules les croisières s’y arrêtent. Le temple se trouvant assez éloigné d’Assouan (il faut compter environ 1h30 de route), seuls les visiteurs passionnés font le déplacement pour s’y rendre.

Ashraf, notre guide conteur hors pair, nous raconte les anecdotes sur la dynastie de Ptolémée et leurs histoires de famille, sur les divinités et sur la construction du temple. Il déchiffre les hiéroglyphes et nous lit les textes gravés sur les murs. Le temple est une jolie découverte et c’est plein d’images et d’histoires dans la tête que nous marchons en direction du bateau pour le déjeuner.

En parlant de déjeuner : les cuisiniers semblent se surpasser sur ce bateau, proposant un savant mélange de cuisine traditionnelle égyptienne et de cuisine plus internationale. Les fruits et légumes sont frais, savoureux et gorgés de soleil. On mange très bien et c’est toujours un plaisir de passer à table.

L’après-midi, nous reprenons la route pour nous rendre en direction du temple d’Edfou que nous visiterons le lendemain matin. La navigation de l’après-midi est magnifique. Les paysages se suivent et ne se ressemblent pas. Le décor changeant alterne admirablement les montagnes de roches et les palmeraies, les dunes et les pâturages pour le bétail. Confortablement installés sur le pont supérieur, nous n’en perdons aucune miette. De chaque côté du bateau, les rives du Nil déploient des teintes apaisantes et des ambiances mouvantes. Par endroits, des vestiges d’un vieux temple surgissent du paysage, mélancolique, se mirant dans les eaux du fleuve.

« Nous n’avions rien d’autre à faire que de profiter du voyage et de regarder les paysages enchanteurs du Nil. »

— Mark Twain, The Innocents Abroad

Vers 17h, on se retrouve dans la grand salon. Les murs sont couverts de portraits de la famille royale égyptienne. Ambiance très début du 20ème siècle. Côté mobilier : des secrétaires soigneusement vernis des étagères couvertes de livres, un vieux piano désaccordé attendant un nouveau souffle et des chandeliers nostalgiques. Les fauteuils club sont confortables, quoique légèrement enfoncés par endroits pour se sentir bien installé. Le cocktail de bienvenue peut officiellement être lancé. Un verre de karkadeh (délicieux thé d’hibiscus bien frais et légèrement sucré) est une merveille.

Je m’absente quelques instants, attirés par les lueurs d’un coucher de soleil. Mon premier coucher de soleil sur le Nil, ça ne se refuse pas.

coucher de soleil sur le Nil
Coucher de soleil sur le Nil.

Nous arrivons à Edfou à la tombée du jour. Nous y passerons la nuit, à quai. Après le repas, j’observe rapidement l’agitation des rues d’Edfou depuis le pont avant de me glisser sous les draps, des images plein la tête. Je n’aurai parcouru que quelques pages de Mort sur le Nil avant de sombrer dans les bras de Morphée.

JOUR 2 : EDFOU – ESNA

Ce matin, nous sommes vendredi, jour de la grande prière. Nous sommes réveillés par l’appel du muezzin à 4h30. C’est un peu brutal, et le bateau étant amarré devant la mosquée, difficile de se rendormir. Aujourd’hui, nous visitons le temple d’Edfou, construit en l’honneur d’Horus, dieu à tête de faucon, fils d’Isis et d’Osiris. À peine le petit-déjeuner englouti, on gagne le quai et empruntons une calèche pour rejoindre le temple. On traverse les rues de la ville qui est déjà bien réveillée. Les rideaux métalliques des boutiques sont déjà levés, les cafés ont déjà leurs habitués sur des chaises en plastique rafistolées, les femmes traînent déjà leurs enfants dans les ruelles poussiéreuses et ensablées. En une dizaine de minutes, on arrive au temple.

Edfou est un temple à ne manquer sous aucun prétexte ! Il est un des mieux conservés d’Égypte et offre ainsi un aperçu de ce à quoi ressemblaient les temples égyptiens à l’époque des pharaons. À la différence de Louxor et de Karnak, le temple d’Edfou possède encore son plafond et tous ses murs, ses chapelles sont intactes et ses passages semblent garder le souvenir des prêtres venus servir les divinités. Le lieu est paisible et vraiment enchanteur, encore plus en ces jours où les touristes n’affluent pas.

Après la visite du temple, nous reprenons la calèche pour retourner au bateau. L’après-midi sera à nouveau consacrée à la navigation. Direction Esna, où nous passerons la nuit.

Alors que le bord des routes en Egypte est jonché de déchets, les flots du Nil offrent un contraste saisissant : pas de déchet flottant, pas de pollution, le fleuve semble propre. A vrai dire, depuis le pont du bateau, les rives semblent intactes, pourtant les déchets sont bien là, sur le bord, parfois cachés. Mais depuis le bateau, on ne voit rien. Un matin, on a croisé quelques valeureux qui, depuis une barque, s’affairaient à ramasser les déchets plastiques qui avaient accosté sur la rive. Revendre leur « pêche » à une entreprise spécialisée leur apporte un complément de revenus et participe au nettoyage du fleuve.

Nous regagnons le grand salon en fin d’après-midi, l’équipe du bateau projette le film Mort sur le Nil. Ambiance ! Un autre coucher de soleil immortalisé depuis le bateau et une nouvelle nuit sous les étoiles égyptiennes. Avant d’éteindre la lumière, je me demande si la déesse Nout veille sur notre voyage. Cette déesse peinte de bleue et couverte d’étoiles personnifie la voûte céleste et protège le monde. Elle donne naissance chaque jour au Soleil et engendre les étoiles.

JOUR 3 : ESNA – LOUXOR

Nous larguons les amarres au petit matin et passons l’impressionnante écluse d’Esna pendant le petit-déjeuner. On ne peut trouver endroit plus insolite pour commencer la journée : déguster son thé et ses tartines entre les deux imposants murs d’une écluse sur le Nil, qui dit mieux ? La journée sera placée sous le signe du farniente, nous voguons paisiblement en direction de Louxor où nous arriverons dans l’après-midi.

« Les berges du fleuve, couleur d’ocre et de saumon, se déroulaient rapidement comme des bandelettes de papyrus entre le double azur du ciel et de l’eau… »

— Théophile Gautier

Alors que certains voyageurs tentent à tout prix de visiter un maximum de lieux en un minimum de temps, une tendance d’un voyage à contre-courant a commencé à émerger il y a quelques années, celle du slow tourism. Que reste-t-il d’un voyage quand on a enchaîné les “spots” sans en profiter ? Le slow travel revient à l’essentiel, celui de prendre son temps, de profiter de chacune des émotions et d’admirer les petits détails qui font d’un voyage un moment unique. Une croisière, et a fortiori une croisière sur le Nil dans un bateau tel que le Steam Ship Soudan, c’est épouser cette philosophie du voyage et c’est embrasser le concept du slow travel de la meilleure des manières.

Et pour profiter, rien de mieux que de s’allonger sur les petits fauteuils installés sur le pont supérieur, de siroter un petit thé en gardant un œil sur les berges du Nil. Contrairement à certaines idées reçues, lors d’une croisière sur le Nil, on n’aperçoit pas les temples, rares sont les sites construits sur le rivages. Le fleuve bordé de ses arbres, palmeraies et champs de culture s’apparente à un serpent de nature creusant son petit chemin au cœur d’un désert hostile.

Nous arrivons à Louxor en début d’après-midi et prenons le chemin du majestueux temple de Karnak. Temple gigantesque, Karnak est une succession de cours, de passages et de salles construites au fil des siècle. Nous écoutons, passionnés, les explications d’Ashraf, notre guide puis prenons la direction du temple de Louxor que nous visiterons à la tombée de la nuit, à la lumière des illuminations. Il y a tant de choses à visiter à Louxor et dans ses environs, je te conseille donc de jeter un œil à mon article sur les temples et la nécropole de Louxor.

La visite de Louxor à la tombée de la nuit à un côté assez Indiana Jones : à la lumière des illuminations, les formes prennent un tout autre aspect et les reliefs sont mis en valeur. On dirait que les hiéroglyphes semblent émerger du mur pour raconter une histoire. C’est une visite assez insolite et surprenante.

Lire aussi : Visiter Louxor, ses temples et sa nécropole

Nous regagnons ensuite le bateau pour la dernière nuit à bord et dernier repas, et c’est avec un petit pincement au cœur que je m’endors. Ce voyage est décidément passé trop vite.

JOUR 4 : LOUXOR

Même si le bateau ne quittera plus le quai, nous sommes encore pris en charge sur la matinée et c’est de bonne heure que nous prenons la direction de la nécropole thébaine : vallée des rois, des reines, des nobles et des artisans. Visite des tombes aux fresques remarquables, un final en beauté pour cette croisière mémorable.

L’imaginaire de la mythologie égyptienne prend toute son ampleur lors de la visite de ces tombes aux fresques colorées remplies de visages, d’animaux et de dieux, et aux symboliques multiples. La nécropole est un incontournable de Louxor car elle permet une plongée dans cet univers si fascinant qui entoure la civilisation de l’Égypte ancienne. Là aussi, je te laisse consulter mon article si tu souhaites plus d’infos. Après cette belle visite, nous regagnons le bateau avant le déjeuner où nous récupérons nos affaires et sommes transférés à notre hôtel sur place. Voilà, c’est la fin de la croisière.

Mon avis sur le Steam Ship Soudan.

✅ Cabine : les cabines sont de tailles différents en fonction de la catégorie réservée. Celles à l’avant et à l’arrière du bateau sont plus grandes avec de grandes fenêtres. Les cabines centrales sont plus petites mais tout de même assez spacieuses pour les couples. Cabines doubles uniquement, pas de lit supplémentaire possible. Tout le confort nécessaire est disponible, lits confortables et douillets.

✅ Restauration : on mange vraiment très bien sur le Steam Ship. La carte balance entre spécialités égyptiennes et influences européennes. Les produits sont frais et variés, fruits et légumes bien représentés. Possibilité d’adapter les repas en fonction des allergies ou des préférences alimentaires. Repas et petits-déjeuners copieux.

✅ Equipage : adorable, aux petits soins et discret. Comme une seconde famille pendant la croisière. Quelques mots de français peuvent être échangés mais sinon privilégier l’anglais.

✅ Ambiance : à bord, c’est plutôt calme. Comme dit plus haut, c’est un voyage très contemplatif où il faut bon pendre son temps. Parfait pour les amateurs de photographie !

✅ Le confort sur le bateau : le bateau est confortable, on s’y sent immédiatement très bien. Les cabines sont chaleureuses, les lits douillets, la salle commune est le vrai cœur du bateau et on se détend facilement sur les transats installés sur le pont.

✅ Points faibles : attention aux réveils matinaux pour les visites (quand il faut échapper à la chaleur, surtout pendant les mois d’été). Ce rythme n’est pas forcément reposant. Le repos, c’est l’après-midi, pendant la navigation. Petite note également sur le potentiel bruit : la nuit, des bateaux loués par des Egyptiens souhaitant y faire la fête peuvent parfois passer à côté du bateau avec la musique assez forte. Mais ils ne font que passer. Penser à prendre des boules quies pour plus de tranquillité. Finalement, des points faibles qui n’en sont pas vraiment car, crois-moi, c’est bien plus agréable de visiter les temples avant qu’il ne fasse trop chaud !

✅ Pour qui ? Pour tout le monde, du passionné d’Egypte au curieux, du voyageur en recherche d’une expérience inoubliable à l’amateur de bateaux historiques. Pour les parents comme pour les enfants. Je noterais toutefois qu’une croisière de ce type s’adresse principalement aux gens qui souhaitent prendre leur temps. Pendant 4-5 jours, pas de course ou de précipitation, on prend son temps (et c’est très bien). Mais si le but c’est d’enchaîner les sites pour aller au plus vite et avoir du temps pour visiter un autre endroit, une croisière de ce type n’est peut-être pas faite pour toi. Dernière info, une tenue correcte est exigée sur le bateau. Tu peux venir en jean et tshirt mais évite le short, débardeur et claquettes.

Suggestions de lectures

Quand je pars en voyage, j’aime bien prendre avec moi un roman pour me plonger dans l’ambiance locale. Dévorer une histoire qui décrit les paysages que j’ai devant les yeux et qui plante une intrigue dans les rues d’une ville que je traverse rend le voyage encore plus fascinant. Voici donc quelques suggestions de lectures pour te plonger dans une humeur égyptienne. On reste dans les lectures basiques, rien de vraiment méconnu, mais ce sont mes livres « égyptiens » préférés.

Note : les liens renvoient vers Amazon.

Couverture d'un roman
Mort sur le Nil,
Agatha Christie

Difficile d’imaginer une croisière sur le Nil sans penser à Agatha Christie ! Publié en 1937, Mort sur le Nil nous embarque à bord d’un luxueux bateau où une croisière paisible se transforme en huis clos criminel. Un classique à lire avant de découvrir le fleuve.

Couverture d'un roman égyptien
L’immeuble Yacoubian,
Alaa al Aswany

Loin des temples et de l’Égypte des pharaons, Alaa al-Aswany nous plonge dans le Caire contemporain à travers les habitants d’un immeuble du centre-ville. Une galerie de personnages qui permet de mieux comprendre les fractures, les espoirs et les transformations de la société égyptienne.

Couverture d'un roman égyptien
Les Fils de la Médina,
Naguib Mahfouz

Avec Les Fils de la Médina, Naguib Mahfouz signe une vaste fresque allégorique inspirée de l’histoire et de la société égyptiennes. À travers les générations d’une famille et les ruelles du Caire, le prix Nobel de littérature explore le pouvoir, la religion, la connaissance et la condition humaine.

Couverture d'un roman sur l'Egypte
J’aurais voulu être égyptien,
Alaa al Aswany

Dans ce recueil de nouvelles, Alaa al-Aswany porte un regard à la fois tendre, lucide et souvent mordant sur la société égyptienne contemporaine. À travers des destins ordinaires, il explore les aspirations, les frustrations et les contradictions d’un pays en pleine évolution.

Faire une croisière sur le Nil : mes derniers conseils pratiques.

Bien réserver à l’avance : moi aussi, j’aime les voyages improvisés, ceux organisés à l’arrache à la dernière minute. Mais quand c’est nécessaire, j’aime m’y prendre à l’avance. Une croisière sur le Nil, ça ne s’improvise pas. Prends le temps de comparer les différentes offres et choisis le voyage qui a le plus de sens pour toi. Concernant le Steam Ship Soudan, il faut parfois s’y prendre un an à l’avance.

Bien comparer les offres : bien regarder ce qui est inclus et ce qui est à régler sur place. Certaines croisières peuvent avoir des prix attractifs mais n’incluent pas les visites ou la pension complète.

Mausolée musulman au sommet d'une falaise au bord du Nil
Mausolée surplombant la vallée du Nil. Environs de Esna.

Prévoir du liquide pour les pourboires : généralement, le pourboire de l’équipage n’est pas inclus. Il ne se paye pas individuellement à chaque membre de l’équipage mais peut être donné, en fin de voyage, au capitaine ou dans une cagnotte. Il faut prévoir du liquide (si possible en livre égyptienne et non en euros).

Que mettre dans sa valise ? Même si tu voyages en all inclusive, il y a certaines choses qu’il faut absolument pendre dans sa valise.
> Pour se protéger du soleil : ne pas oublier de prendre une casquette (ou un chèche), des lunettes de soleil, de la crème solaire
> Pour de bonnes nuits : penser à prendre des boules quies voire un masque de nuit.
> Pour la santé : pour s’assurer que les clients ne tombent pas malades, les fruits et légumes ne sont pas lavés à l’eau du robinet mais à l’eau potable. Au cas où, demande à ton médecin de te prescrire quelques médicaments en cas d’indisposition.
> Ton appareil photo, un bon roman

FAQ – Questions fréquentes.

Faire une croisière sur le Nil, ça ne s’improvise pas. Si tu as besoin de réponses complémentaires, voici une série de questions souvent posées par les lecteurs du blog.

Une croisière vaut-elle le coup ?

Oui, ça vaut carrément le coup. C’est évident que ça alourdit le budget d’un voyage en Egypte mais c’est une partie intégrante d’un vrai voyage en Egypte. Le Nil est tellement important dans la survie de l’Egypte, dans son histoire, dans sa civilisation, qu’il est au cœur de tout. C’est primordial pour bien comprendre l’Egypte. Et de toute façon, les paysages sont somptueux et ça te permet de visiter des temples.

Quel sens privilégier : Louxor-Assouan ou Assouan-Louxor ?

Je conseillerais de commencer par Assouan puis de continuer en direction de Louxor pour suivre le cours naturel du fleuve mais c’est une préférence personnelle. Pour le reste, ça ne change pas grand chose, cela dépendra surtout de tes dates.

Peut-on faire une croisière en autonomie ?

Si par autonomie tu entends louer un bateau et faire la croisière par toi-même : non, ce n’est pas possible. La croisière se fera uniquement avec un local (si c’est une simple balade en felouque par exemple) ou une agence spécialisée (pour une croisière all inclusive de plusieurs jours).

Peut-on rester à bord pendant les visites ?

Dans la plupart des croisières, les visites sont incluses, c’est à dire que le prix des entrées et du guide est comptabilisé dans le prix de la croisière. Si tu ne souhaites pas faire la visite mais profiter du bateau, c’est possible. Tu n’obtiendras cela dit aucun remboursement éventuel pour les visites non réalisées.

Est-ce adapté aux familles ?

Oui, c’est parfaitement adapté aux familles. Il faut néanmoins garder quelques points en tête :
>>> l’après-midi est généralement réservé à la navigation. Le rythme est plus lent. Les paysages sont magnifiques mais certains enfants peuvent s’ennuyer. Prévoir de quoi les occuper.
>>> Selon la saison, il peut faire chaud, notamment lors des visites de temples.
>>> Si les enfants peinent à garder leur attention sur la durée, la visite des temples peut être compliquée (pour les enfants, les parents et les autres membres du groupe). Dans ce cas, privilégier la croisière une fois les enfants plus grands.

Quelle différence entre dahabieh et bateau classique ?

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Peut-on faire une croisière sans excursion ?

Toutes les croisières organisées incluent les excursions (visite des temples et des tombes). Si tu souhaites uniquement profiter du bateau et des paysages sans visiter les temples, tu peux

Est-ce adapté aux personnes qui n’aiment pas les voyages organisés

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Est-ce que le Nil est navigable toute l’année ?

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Faut-il réserver longtemps à l’avance ?

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Les croisières sur le Nil sont-elles sûres ?

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Pont d'un bateau à vapeur sur le Nil
Une dernière soirée sur le Nil.

J’espère que ce voyage sur ce fleuve incroyable t’a plu. Si tu souhaites organiser un voyage en Egypte, je t’invite à consulter les autres articles du blog.


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4 commentaires

  1. Oh, merveilleux ! je reçois la newsletter de Voyageurs du monde et cette croisière sur le Nil, entre pharaons, chats sacrés, Agatha Christie et papyrus sous le soleil, me faisait rêver, je suis très très heureuse de découvrir ton magnifique reportage. Qui mieux que toi, amoureux de l’Orient, des syncrétismes culturels, des édifices religieux sublimement photographiés (encore une fois, bravo !), du soleil de la Méditerranée, pour raconter et illustrer ce voyage mythique ? Je me suis laissée transporter sur le Nil avec toi – merci pour cette évasion magnifique.J’aime tout particulièrement tes images des temples et du bateau… je crois que je pourrais me laisser tenter !

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