Visiter Pétra en Jordanie : guide et conseils

Il y a des lieux qui marquent l’esprit, qui nourrissent notre imaginaire de voyageur et font naître, dès l’enfance, des envies d’aventure et de contrées lointaines. Petra, en Jordanie, fait partie de ces endroits mythiques qui me faisaient rêver bien avant que je puisse imaginer les découvrir un jour. Parmi les sites qui ont bercé mes rêves d’enfant, il y avait les pyramides de Gizeh, le Machu Picchu au Pérou et, bien sûr, l’incontournable cité antique de Petra. Rien que son nom était une promesse d’émerveillement, encore renforcée par les aventures d’Indiana Jones et sa quête d’un trésor perdu au cœur du désert jordanien. Alors, lorsque j’ai enfin découvert le Khazneh, le célèbre Trésor de Petra, l’émotion a été à la hauteur de mes rêves. Comme lors de ma première rencontre avec les pyramides d’Égypte, j’avais du mal à réaliser que j’étais là, devant ce monument grandiose, et que mes pieds foulaient enfin le sol de cette cité nabatéenne que j’avais tant espéré explorer.

Visiter Petra, c’était bien plus qu’une simple étape de voyage en Jordanie : c’était donner vie à un rêve d’enfant. Et si ce site archéologique fascine autant, c’est qu’il ne se résume pas à son monument le plus célèbre. Des sentiers creusés dans la roche aux tombeaux monumentaux, en passant par les paysages désertiques qui l’entourent, Petra réserve bien des découvertes à ceux qui prennent le temps de l’explorer.

bédouins jordanien sur leur dromadaire
Scène de vie quotidienne à Petra.

Pourquoi visiter Petra ?

Visiter Petra, c’est partir à la découverte de l’un des sites archéologiques les plus fascinants au monde, mais aussi découvrir une autre facette des paysages grandioses de Jordanie. Dès les premiers pas dans l’étroit Siq, l’émotion monte jusqu’à l’apparition du Khazneh, dont la majestueuse façade sculptée dans la roche semble tout droit sortie d’un film d’aventure. Mais Petra ne se résume pas à ce monument mythique : ses tombeaux monumentaux, ses temples antiques, ses sentiers de randonnée et ses panoramas sur les montagnes de grès invitent à l’exploration et à l’émerveillement. Que l’on soit passionné d’histoire, amateur de randonnée ou simplement en quête d’un voyage inoubliable, Petra est une destination qui ne laisse personne indifférent et qui mérite amplement sa place parmi les grands rêves de voyage.

Mon expérience à Petra.

Mon expérience à Petra comme tôt le matin. Le site ouvre à 6h du matin et, souhaitant éviter la foule et la chaleur, je décide de me présenter à l’ouverture quelques minutes après l’ouverture des grilles. Petra, ça se mérite ! A l’aube, les lueurs encore bleutées du matin donnent un visage différent au site. A cette heure-là, tout est calme : pas un touriste, pas un bruit, même une légère brise hésite à souffler. Quelques rares Bédouins sont déjà prêts, juste après le Centre des Visiteurs, pour proposer une calèche. Ils disent que c’est inclus dans le prix mais je sais que c’est faux.

La première vraie rencontre avec Petra, c’est de remonter le Siq. Il s’agit d’un couloir creusé dans la roche pas une ancienne rivière aujourd’hui disparue. Il indique l’entrée naturelle vers le site archéologique. On imagine aisément la protection qu’il procurait aux Nabatéens ayant bâti cette cité légendaire. Le Siq serpente dans la roche, offrant une ombre bienvenue en journée. Les pas résonnent, les rares voix se répètent en écho. Il faut environ 15 minutes pour traverser le Siq de bout en bout, passage obligé pour visiter Petra. Puis soudain, en face de moi, une silhouette mondialement connue se dessine. Elle porte magnifiquement bien son nom, le Khazneh, littéralement le trésor. Voir ce monument creusé à même la roche après avoir cheminé dans le Siq provoque effectivement l’effet d’avoir enfin déniché un véritable trésor archéologique.

Pour comprendre Petra, il faut aussi connaître son histoire.
Nichée au cœur de montagnes de grès, Petra est une ancienne cité nabatéenne dont l’histoire remonte à plusieurs siècles avant notre ère. Peuple de caravaniers et de commerçants, les Nabatéens en font progressivement une capitale prospère, située au carrefour des grandes routes commerciales reliant notamment l’Arabie, l’Égypte et la Méditerranée. Le commerce de l’encens, des épices et d’autres marchandises contribue à la richesse de la cité, dont les habitants développèrent également un remarquable système de collecte et de gestion de l’eau dans cet environnement aride. Petra connait son apogée durant les périodes hellénistique et romaine, laissant derrière elle des monuments extraordinaires, en partie construits et en partie directement sculptés dans la roche, comme le célèbre Khazneh. En 106 apr. J.-C., le royaume nabatéen est annexé par Rome et Petra poursuit son histoire sous domination romaine, puis byzantine. Au fil des siècles, les changements des routes commerciales et les séismes contribuent à son déclin, jusqu’à ce que la cité perde progressivement son importance. Redécouverte par le voyageur suisse Johann Ludwig Burckhardt en 1812, elle est aujourd’hui l’un des sites archéologiques les plus emblématiques du Moyen-Orient. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985.

Disons-le franchement : si le Khazneh, ce monument photographié des millions de fois et connu dans le monde entier, est l’emblème de Petra, rares sont les visiteurs qui savent réellement à quoi s’attendre avant de découvrir la cité antique. Cette célébrissime façade sculptée dans la roche se trouvant à l’entrée du site, le reste de Petra est une totale découverte.

Si tu imagines Petra à l’image du Khazneh, à savoir une ville entière creusée dans la roche avec des façades remarquables, tu peux être déçu. Fruit de plusieurs civilisations, Petra est bien plus riche et variée que ce qu’on pense. Elle est effectivement composée des architectures de plusieurs époques successives : des tombes creusées dans la roche par les Nabatéens, des vestiges romains (notamment une colonnade, un temple et les façades sculptées), une église byzantine, des traces grecques… Une fois le Khazneh derrière nous, on débarque sur la rue des façades, faite de maisons et de tombes, toutes creusées dans la roche. On peut alors admirer la somptueuse roche de Pétra : principalement rouge mais avec de sublimes dégradés de rose, bleu, jaune, vert…

Les tombes sont celles de rois datant de l’époque nabatéenne. Ces somptueuses façades s’intègrent parfaitement dans leur environnement. Elles sont alignées et semblent d’ailleurs toutes regarder dans la même direction. Dans les environs, on peut aussi trouver l’ancien amphithéâtre romain dont les gradins ont été entièrement creusés dans la roche. La couleur de la pierre si typique de Petra est sublimée par la lumière douce et légèrement dorée du lever du soleil. Il est encore tôt et le site de Petra est encore pratiquement vide de ses touristes.

A quelques pas de la zone des façades se trouve le cœur du site. On y trouve des vestiges d’anciens temples. Parmi eux, le Qasr Al Bint (Palais de la Fille) est une des rares constructions du site en comparaison aux autres parties principalement creusées dans la roche. Il daterait de l’époque nabatéenne avant d’être remanié par les Romains et dédié au dieu Apollon. Comme dans une cité romaine, il se trouve à côté d’un axe central, le Cardo Maximus, lequel est partiellement bordé de colonnes. Peu à peu abandonné, c’est un tremblement de terre au 4ème siècle qui lui donna son état actuel.

Vue générale d’une partie de l’ancienne cité.

Dans la partie basse du site, différents sentiers permettent de découvrir d’autres cavités dans la roche ou encore les ruines d’une ancienne église byzantine. Après avoir arpenté les chemins poussiéreux de la ville basse, il faut désormais marcher car Petra se découvre aussi – et surtout – en randonnant.

Les Bédouins à Petra.
Ça ne t’échappera probablement pas, mais il y a pas mal de Bédouins sur le site. En réalité, ils s’étaient installés là dès la redécouverte du site, profitant de l’ombre des caves creusées dans la roche. Lorsque Petra est devenue un site touristique majeur de la région, le gouvernement a d’abord décidé de les déplacer avant de les autoriser à rester vivre sur le site. Ce sont donc les seules personnes autoriser à dormir sur Petra et à y vivre. Eux aussi profitent des ressources du tourisme : ils possèdent ânes et dromadaires (pour transporter les touristes), proposent de l’artisanat à vendre ou encore servent le thé et le café traditionnels dans des cafés ombragés, installés à différents pas du site.

Les sentiers de randonnées à Petra.

Visiter Petra, ce n’est effectivement pas seulement traverser le Siq pour admirer le célèbre Khazneh. La cité antique abrite également de nombreux sentiers de randonnée qui permettent de prendre de la hauteur, de découvrir des monuments plus isolés et d’explorer des paysages de grès spectaculaires. Certains itinéraires sont accessibles à la plupart des visiteurs, tandis que d’autres nécessitent une bonne condition physique et davantage de temps.

Voici les principales randonnées à envisager lors de ta visite, des incontournables aux parcours plus aventureux. Les distances et dénivelés sont donnés à titre indicatif lorsque les données officielles ne les précisent pas : ils peuvent varier selon le point de départ, le parcours exact et les détours effectués.

LE SENTIER PRINCIPAL : DU SIQ AU KHAZNEH ET QASR AL-BINT.

C’est le sentier que tout le monde fait pour venir découvrir Petra, c’est le sentier mentionné ci-dessus. C’est l’itinéraire incontournable pour découvrir Petra. Depuis le centre des visiteurs, le sentier traverse Bab al-Siq, passe devant les tombeaux monumentaux et s’engouffre dans le Siq, cette spectaculaire faille rocheuse qui débouche sur le Khazneh. Mais la balade ne s’arrête pas au Trésor : elle se poursuit à travers la cité antique, devant le théâtre, les tombeaux royaux et la rue à colonnades, jusqu’à Qasr al-Bint. C’est un parcours relativement accessible, idéal pour une première découverte de Petra.

Le sentier principal en résumé :
– Distance : 4km (aller simple)
– Durée : environ 2h à 3h en fonction du temps d’arrêt aux points d’intérêt.
– Difficulté : facile.
– Guide obligatoire ? Non.

LE SENTIER DU MONASTÈRE (AD-DEIR) : L’ASCENSION INCONTOURNABLE.

Le Monastère, ou Ad-Deir, est l’un des monuments les plus impressionnants de Petra. Pour le rejoindre depuis le cœur de la cité, il faut emprunter un sentier qui grimpe à travers la montagne, sur un long escalier taillé dans la roche. L’effort est conséquent, notamment sous la chaleur, mais l’arrivée devant cette immense façade sculptée dans le grès constitue un moment fort de la visite.

monument archéologique creusé dans la roche

Cette randonnée est généralement accessible aux personnes habituées à marcher, à condition de prendre son temps et de prévoir de l’eau. La randonnée se fait généralement à la suite du sentier principal et en constitue une suite naturelle car le sentier commence quelques centaines de mètres après Qasr-al-Bint.

Bon à savoir : tu croiseras probablement plusieurs Bédouins qui insisteront pour t’emmener à cheval ou à dos d’âne. Tu as beau répondre que tu préfères marcher, ils te diront que c’est très loin, qu’il fait chaud et que c’est très difficile car il faut au moins 2h de marche. Ne les écoute pas, il faut 45 minutes pour marcher et ce n’est pas si difficile que ça (malgré les innombrables marches qui ponctuent le sentier). En plus, marcher te permet d’aller à ton rythme et de profiter du paysage.

Le sentier du Monastère en résumé :
– Distance : environ 1,5 kilomètres.
– Durée : environ 1h.
– Difficulté : Modéré (attention toutefois aux près de 800-850 marches)
– Guide obligatoire ? Non.

LE SENTIER D’AL-KHUBTHA : LE PANORAMA SUR LE KHAZNEH.

Si tu rêves d’admirer le Khazneh depuis les hauteurs, le sentier d’Al-Khubtha est celui qu’il faut envisager. Après avoir traversé une partie de la cité antique, tu rejoins les tombeaux royaux, puis une succession de marches et de passages rocheux qui conduisent au point de vue dominant le Trésor. L’ascension est exigeante, mais la récompense est spectaculaire : depuis le sommet, le monument se dévoile sous un angle différent, avec la vallée de Petra en toile de fond. Prévois suffisamment de temps pour l’aller-retour et sois prudent sur les escaliers irréguliers.

Le sentier Al-Khubtha en résumé :
– Distance : environ 2 kilomètres.
– Durée : environ 4h.
– Difficulté : difficile.
– Guide obligatoire ? Oui.

LE HAUT LIEU DU SACRIFICE : PRENDRE LA HAUTEUR SUR PETRA.

Le sentier du Haut Lieu du Sacrifice, également appelé Al-Madhbah, mène à un ancien sanctuaire nabatéen installé sur une crête dominant Petra. Depuis le théâtre, un escalier rocheux permet de rejoindre le sommet, où l’on découvre les vestiges du lieu de culte et une vue dégagée sur les montagnes environnantes.

Pour le retour, il est possible de redescendre par le même chemin ou, selon l’itinéraire choisi, de poursuivre vers le Wadi Farasa. Cette seconde option permet de découvrir d’autres vestiges archéologiques et de former une boucle plus longue.

Le Haut Lieu du Sacrifice en résumé :
– Distance : environ 2 kilomètres.
– Durée : compter 2h
– Difficulté : modéré à difficile
– Guide obligatoire ? Non.

LE SENTIER DU WADI FARASA : LES VESTIGES NABATEENS.

Le Wadi Farasa est une belle option pour ceux qui souhaitent s’éloigner un peu des secteurs les plus fréquentés. Cet itinéraire traverse une vallée bordée de falaises et de monuments nabatéens, parmi lesquels le Triclinium du Lion et le Temple du Jardin. Il peut notamment être intégré à une boucle depuis le Haut Lieu du Sacrifice, avec une descente vers Qasr al-Bint. Le parcours est plus long et demande de rester attentif aux bifurcations, mais il offre une autre manière de découvrir la richesse archéologique de Petra.

Le sentier Wadi Farasa en résumé :
– Distance : environ 3 kilomètres
– Durée : compter 3h.
– Difficulté : modéré à difficile
– Guide obligatoire ? Non.

LE SENTIER DE PETITE PETRA : PROLONGER LA DECOUVERTE.

Située à quelques kilomètres de Petra, la Petite Petra, ou Siq al-Barid, mérite elle aussi une visite. Le site est plus petit, mais il possède ses propres façades sculptées, ses espaces cérémoniels et ses passages rocheux. Des itinéraires de randonnée permettent de prolonger la découverte vers les anciens secteurs agricoles et les paysages environnants. C’est une option intéressante pour compléter une visite de Petra, notamment si tu disposes de plusieurs jours dans la région.

Le sentier de Petite Petra en résumé :
– Distance : environ 1,5 kilomètres.
– Durée : compter 2h.
– Difficulté : Facile
– Guide obligatoire ? Non

LE SENTIER DU MONASTÈRE DEPUIS LA PETITE PETRA : UN PARCOURS PLUS AVENTUREUX.

Pour une expérience différente, il existe un itinéraire permettant de rejoindre le Monastère par les hauteurs, depuis le secteur de la Petite Petra. Cette approche évite de commencer par la longue montée classique depuis le centre de Petra et permet de traverser des paysages plus isolés. Il s’agit toutefois d’un parcours plus engagé, qui nécessite une bonne préparation et un accompagnement adapté. Les informations touristiques jordaniennes indiquent que les itinéraires par l’arrière du Monastère font partie des parcours pour lesquels un guide agréé est requis.

De Petite Petra au Monastère en résumé :
– Distance : environ 10 kilomètres.
– Durée : 6h à 8h selon le rythme.
– Difficulté : difficile
– Guide obligatoire ? Oui.

Petra by night : à la lueur des bougies.

Petra by Night est une expérience nocturne qui permet de découvrir le célèbre Khazneh sous une tout autre lumière. À la nuit tombée, le parcours traverse le Siq, plongé dans l’obscurité, avant de déboucher sur le Trésor illuminé par des centaines de bougies. Assis face à sa majestueuse façade, on profite d’une ambiance particulière, accompagnée de musique traditionnelle bédouine et de récits qui évoquent l’histoire de Petra. L’atmosphère est presque magique et offre un regard différent sur ce monument mythique, loin de l’agitation de la journée.

Sur le papier, c’est remarquable. En haute saison, avec la foule qui se presse vers le site et le brouhaha ambiant, l’expérience perd de sa magie. Les retours des visiteurs sont souvent mitigés. C’est vraiment selon le goût et les attentes de chacun…

À noter : Petra by Night a été repensée en mai 2025 et se déroule actuellement du dimanche au jeudi, de 20 h 30 à environ 22 h 30.
Le tarif annoncé est de 30 dinars jordaniens par personne, avec gratuité pour les enfants de moins de 10 ans. L’entrée nocturne nécessite un billet spécifique en plus d’un billet d’accès de jour ou un Jordan Pass.
(en résumé : aucun accès avec le seul billet pour Petra by Night).

Visiter Petra : informations pratiques.

Tarifs : combien coûte l’entrée à Petra ?
Il existe trois type de billets pour visiter Petra en fonction du nombre de jours durant lesquels tu souhaites visiter le site (si tu souhaites faire plusieurs randonnées par exemple.
– 1 entrée : 50 JOD
– 2 entrées : 55 JOD
– 3 entrées : 60 JOD
Sachant que l’entrée à Petra est incluse dans le Jordan Pass, je te recommande plutôt d’acheter le Jordan Pass, nettement plus avantageux. Le prix varie selon le nombre de jours passés à Petra.
– Jordan Wanderer : 70 JOD
– Jordan Explorer : 75 JOD
– Jordan Expert : 80 JOD

Pour connaître les prix des guides en fonction de la randonnée choisie, se reporter au site officiel de Petra (section Optional Services).

Horaires d’ouverture du site.
Le site est ouvert tous les jours mais les horaires varient en fonction de la saison.
– Tarifs d’été (mars à octobre) : ouvert de 6h à 18h
– Tarifs d’hiver (novembre à février) : ouvert de 6h30 à 17h.

Comment venir à Petra ?
La plupart des voyageurs louent une voiture pour découvrir le pays. Les routes sont en bon état, les panneaux écrits en arabe et en anglais et les indications sont souvent claires. Pour visiter Petra, il faut s’arrêter dans la ville de Gaia/Wadi Moussa.
Sinon, pour les voyageurs sans voiture, les transports en commun existent pour relier les grandes villes. La compagnie nationale, JETT, circule notamment entre Amman et Aqaba. Attention toutefois, la gare routière (pour les départs comme pour les arrivées) ne se situe pas forcément proche du centre, prévoir donc un éventuel taxi pour rejoindre le centre de la ville. Les bus s’arrêtent notamment à Gaia/Wadi Moussa, la ville où se trouve Petra. Plus d’information et achat des billets sur le site de la compagnie.
Une autre option existe : le taxi, depuis le Wadi Rum ou Dana par exemple.

Organisation : combien de temps prévoir pour Petra ?
Tout dépend de ton souhait de faire – ou non – les différentes randonnées sur le site. Pour une visite basique (sentier principal puis sentier vers le Monastère), une journée suffit, surtout si tu arrives tôt le matin. Si tu souhaites faire d’autres randonnées, tu peux choisir de rester deux voire trois jours sur place.

Monter sur un âne ou un dromadaire. Bonne idée ?

Il semblerait que l’utilisation des ânes pour aider les touristes à se déplacer et notamment à monter jusqu’au monastère va peu à peu disparaître, remplacés par des voiturettes électriques. C’est une très bonne chose car les pauvres animaux étaient souvent maltraités. Idem pour les dromadaires. Je conseille vraiment de tout faire à pied et ne pas « valider » ce système en payant pour monter sur les animaux, les conditions de traitement ne sont vraiment pas acceptables même si le gouvernement jordanien tend à punir les mauvais traitements.

D’ailleurs, quand tu passes l’entrée du site, des Bédouins qui conduisent des calèches (tirées par de chevaux), ou disposent d’ânes ou de dromadaires pour t’emmener jusqu’au Khazneh peuvent mentir et te dire que c’est inclus dans le prix. C’est totalement faux, il te feront payer à l’arrivée et t’empêcheront de descendre tant que tu n’as pas payé un prix satisfaisant à leurs yeux. Ne pas monter.

De même, quand tu es au Khazneh et qu’on te propose de t’emmener, en dromadaire, jusqu’au Monastère, sache que ce n’est pas possible. Ils vont juste te faire un tour de 5 minutes jusqu’au pied des escaliers et te laisser monter tout seul (le dromadaire ne peut monter les 800 marches). Bien sûr, tu devras payer le prix pour les 5 minutes. Ne pas se laisser avoir !

Où dormir et où manger à Petra ?

Où dormir à Petra ?
Principal site touristique du pays, Petra abrite également un grand nombre d’hôtels (grande chaîne, boutique hôtel, auberge de jeunesse, hôtel bas de gamme… il y en a pour tous les budgets).

Lors de mon séjour, j’ai dormi au Al Rashid Hotel, situé dans le centre-ville (ville haute). Ce n’est pas le plus bel hôtel mais c’était propre, confortable, calme et l’équipe était sympa. Tu te rendras vite compte qu’en Jordanie, l’hôtellerie de charme, c’est pas trop ça.

Pour un hôtel de standing un peu meilleur, tu peux aussi tenter le Old Village Hotel qui a de bons retours et qui offre de meilleures prestations et un meilleur confort.

Où manger à Petra ?
Si tu cherches des adresses sympas où manger et boire un verre, voici ma sélection.
– Petra Grand View Café : idéal pour prendre un verre au coucher du soleil et observer la golden hour sur les paysages de Petra.
– Al Capone Coffee : ambiance chaleureuse et accueillante, déco sympa, endroit idéal pour se détendre après une journée de visite.
– Zawaya : bonne adresse pour manger des plats orientaux. Restaurant de quartier pour manger, pas la grande adresse gastronomique.
– Beit Al Barakah : plats typiquement levantins. J’ai très bien mangé et le restaurant est accueillant. Prix dans la moyenne des restaurants de Petra.

objets d'artisanat en forme de dromadaire
Artisanat à Petra.

FAQ – questions fréquentes.

Pour visiter la ville basse (sentier principal du Siq au Khazneh puis Qasr al-Bint) puis monter au Monastère, une journée est suffisante. Ensuite, tout dépend des randonnées que tu souhaites faire. Il est possible d’acheter un billet 1 jour, un billet 2 jours et un billet 3 jours. Rares sont les visiteurs qui restent plus de 3 jours sur Petra.

Tout dépend des randonnées que tu choisis de faire. Certaines, comme le sentier principal ou encore la montée au Monastère ne nécessitent aucun accompagnement, alors que d’autres comme Al Khubtha ou l’accès au site depuis Little Petra se font obligatoirement avec un guide. Le mieux est de se renseigner auprès du Centre des Visiteurs à l’entrée du site.

Non, la Jordanie est souvent présentée comme le pays le plus sécurisé de la région. Les touristes sont nombreux à confirmer que le pays est très accueillant et sûrs pour les voyageurs internationaux. Après, comme partout dans le monde, le risque zéro n’existe pas et il convient d’être vigilant en toute circonstance.

Les guides attendent au centre des visiteurs, à l’entrée du site. Il n’est pas forcément nécessaire de réserver mais la philosophie appliquée est « premier arrivé, premier servi » donc il peut arriver que tu aies à attendre qu’un guide revienne de sa randonnée pour pouvoir partir. Pour éviter de perdre du temps, il est effectivement recommandé de réserver son guide (de préférence le matin afin de mieux gérer son temps et éviter un éventuel retard du guide suivant son accompagnement précédent).

Intéressant pour voir le Khazneh à la lueur des bougies mais c’est souvent bondé et l’expérience est souvent gâchée par la foule. En plus, les retours sont souvent mitigés. Personnellement, je ne recommanderais pas forcément mais ça dépend des intérêts de chacun.

Pas besoin de voiture pour le site de Petra en lui-même, tout se trouve sur place. Par contre, le centre-ville de Gaia/Wadi Moussa (ville où se trouve le site archéologique) est installé au-dessus d’une colline, l’entrée du site de Petra se trouve en bas de la côte. En fonction de où se trouve ton hôtel, tu peux avoir à redescendre cette colline (une vingtaine de minutes). Si tu ne souhaites pas marcher trop longtemps et que tu as un véhicule de location, tu peux descendre en voiture, il y a un parking devant le centre des visiteurs.

Oui, l’accès est inclus dans le Jordan Pass. Il y a d’ailleurs 3 versions du Jordan Pass :
– Jordan Wanderer (1 entrée à Petra)
– Jordan Explorer (2 entrées à Petra)
– Jordan Expert (3 entrées à Petra).
Seul le nombre de jours restés à Petra différencie les différents pass.

Les deux sentiers les plus empruntés sont le sentier principal (de l’entrée au centre de la ville basse) et le sentier du Monastère (de la ville basse vers le Monastère).

Le site de Petra se visite très facilement avec des enfants. La randonnée du sentier principal jusqu’à Qasr al-Bint est facile et ne pose aucun problème. La montée vers le Monastère est plus ardue et il faut tenir compte des 800 à 850 marches pour y accéder. Rien d’impossible mais pas forcément recommandé pour les enfants qui n’aiment pas marcher. Les autres randonnées ne peuvent se faire que si les enfants sont habitués à la marche. Attention pour le sentier al-Khubtha où le sentier passe près du bord de la falaise, sans protection.

La compagnie de bus nationale, JETT, a une ligne qui relie Amman à Aqaba. Elle passe par la ville de Rashidiyah où se trouve l’embranchement avec la route menant au village de Rum. Le bus peut te laisser là, mais ne t’emmènera pas jusqu’au centre des visiteurs. Il faut donc convenir avec le camp bédouin que tu as réservé qu’ils viennent te chercher. Ce n’est pas l’option la plus simple mais c’est possible.
Il existe aussi une navette qui part tous les jours de Petra à 6h du matin et t’emmène directement au centre des visiteurs du Wadi Rum. Tu peux la réserver avec ton hôtel à Petra (et bien prévenir ton campement au Wadi Rum de ta venue via cette navette). Avant toute chose, il convient de vérifier que cette navette existe toujours au moment de ton voyage et circule bien le jour désiré.
Sinon, tu peux toujours faire le trajet en réservant un taxi (compter environ 50 JOD pour la trajet, à peu près 60 €).

Il peut faire chaud en été et n’y a pas beaucoup d’ombre. Certaines randonnées sont assez difficiles et se fond en plein soleil à l’assaut des hautes roches. Je recommanderais plutôt de venir en autour de l’hiver (d’octobre à mars). Mais le site est ouvert toute l’année.

Article mis à jour en septembre 2026.


En savoir plus sur Le Petit Explorateur

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

14 commentaires

  1. Tes photos sont magnifiques !!! Petra est aussi un rêve d’enfant, moi qui voulait « devenir Archéologue quand je serai grande ». Les 800 marches, waouh ! Je pense que je me serai faite avoir comme une bleue et que j’aurais céder à la tentation de visiter à cheval, du coup, ton article nous met bien en garde, nous, potentiels futur explorateurs de Petra ! Merci pour ce bel article 🙂

    • Merci, ça me fait plaisir !
      En fait, les 45 minutes de marche on les sent passer ^^ j’ai cru que j’allais jamais y arriver. Ce qui me donnait des forces c’est de voir ceux qui redescendaient et qui me disaient « allez, plus que 20 minutes, courage » ! Quand je croisais des touristes à dos d’âne, j’avais mal pour l’âne qui devait monter les escaliers avec les touristes sur le dos, jamais assez vite d’après les guides bédouins ! Et, ils ne leur donnaient pas d’eau une fois arrivés au sommet !!! Du coup, j’étais content de ne pas avoir fait souffrir le pauvre animal qui aurait croulé sous mes kilos de baklavas et de falafels engloutis la veille 🙂
      J’ai également eu cette période où, passionné par les pyramides et l’Egypte, je voulais être archéologue 🙂

  2. Voilà une destination qui me fait rêver depuis très lgtps !!!!!! Je rêve de découvrir Petra et le désert de Wadi Rum ! J’essaye de motiver mes potes de grimpe depuis plusieurs années mais ils sont un peu frileux à cause du contexte et pays limitrophes pas sûrs. J’ai cru lire que les coins touristiques sont assez sûrs! Je les aurai à l’usure 😀 !!!! Ton reportage est magnifique et j’imagine bien ton émotion en découvrant la belle Petra… Superbe article !!!!

    • Merci petite lykorne 🙂
      Je te le conseille vraiment, c’est vraiment magique et le Wadi Rum, oh la la, toi qui aime les gros glaçons et les ours polaires, tu vas quand même adorer ^^
      C’est vrai que le contexte est tendu mais la Jordanie reste un pays stable et où il fait encore bon voyager. Je me suis toujours senti bien et en sécurité partout où je suis allé. Même Amman.
      Ne lâche pas, ils finiront bien par te dire « bon t’as gagné, on y va » ^^

  3. Ton récit m’a passionnée. J’ai vu beaucoup de photos du Khazneh, bien sûr, mais je n’avais jamais vu les autres photos, le chemin menant vers le monastère, jamais compris l’organisation de la ville. Tu m’as beaucoup appris et permis de mieux imaginer la visite à Petra. J’adore la beauté de tes photos. Quelles vues incroyables… merci pour cet avant goût fabuleux !

  4. Et bien si Petra a été une perle à tes yeux, présentement ton blog en un pour les miens.

    Encore merci pour tous tes partages qui me confortent dans mes envies d’explorer ces contrées merveilleuses.

  5. oh!!!! magnifiques articles et photos. Moi aussi je voulais devenir archéologue quand j’étais petite et j’ai adoré voir les pyramides. Bientôt la Jordanie! inchallah…

  6. Tu as bien fait de refuser leur dromadaire ! C’est l’effort personnel qui nous rend fier, et surement pas l’exploitation animale. En tout cas ils sont forts pour faire croire n’importe quoi. Heureusement que tu t’étais renseigné sur le temps de marche nécessaire ! ^^
    Petra me fait de l’œil depuis déjà bien longtemps. Ton article me conforte dans cette idée. Pour ma part je pense que j’y consacrerais 2 jours pour m’éloigner un peu ! 🙂

    • J’avais vraiment mal au cœur quand je voyais ces pauvres petits ânes monter les marches jusqu’au monastère avec sur leur dos des touristes (de toute physionomie)…je n’ai jamais utilisé d’animaux pour visiter un site et ce n’est pas à Pétra que j’allais commencer ^^
      Je te recommande d’y aller et, comme tu le dis, d’y rester deux jours. Ca te laisse la possibilité de t’éloigner et d’en découvrir davantage.
      Je regrette de ne pas être resté plus longtemps du coup j’aimerais y retourner pour approfondir ^^

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En savoir plus sur Le Petit Explorateur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture