Petra, la perle jordanienne

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Petra, rien que son nom est synonyme d’aventures et source d’émerveillement. Ces deux syllabes résonnent dans nos têtes tel un appel aux voyageurs que nous sommes, toujours en quête de découverte et d’inconnu. Petra, joyau de Jordanie, premier site touristique du pays, attire chaque année des millions de touristes. Récit d’une journée dans la ville millénaire.

fioriture

Petra, JordanieTout comme les pyramides de Gizeh en Egypte, la visite de Petra est un rêve de gosse. Il y a des monuments ou des lieux dont on entend parler toute sa vie, des monuments grandioses, des prouesses architecturales, des trésors du patrimoine humain. On en voit des photos, souvent les mêmes, dans les livres, dans les films, dans les prospectus de vacances… Je pourrais citer les temples et pyramides d’Egypte, l’Acropole d’Athènes, le Colisée de Rome, le Machu Picchu au Pérou… et bien sûr Pétra en Jordanie. On les croirait presque inaccessibles…

Et finalement, un jour, on y est, on est là, devant eux. C’est tellement surréaliste de les voir enfin en vrai qu’on y croit à peine. Renconter le Khazneh, le monument le plus connu de Pétra, m’a fait le même effet. J’avais du mal à me dire que j’y étais enfin et que mes pieds foulaient enfin le sol tant espéré de Petra.

Pour avoir l’honneur d’une telle rencontre, pour avoir un contact intime et complice, j’ai dû me lever tôt et être le premier à passer les portes du guichet. Je n’étais peut-être pas le premier mais je n’ai croisé personne.

Le soleil se levait timidement, le ciel avait encore sa teinte blanche de la journée fraîchement commencée. Je m’avance sur le chemin menant au site, on me propose un cheval, un âne un dromadaire : « c’est inclus dans le prix du billet » (non, ça ne l’est pas). Je préfère marcher, être seul pour ne rien perdre de chaque émotion que je ressentirai. Autour de moi, le silence est roi. Seul le bruit des graviers sous mes pas semble perturber le réveil de la vallée.

Siq, Petra

Après avoir marché 10 minutes depuis l’entrée du site, j’arrive au Siq, le petit passage étroit entre deux falaises qui marque véritablement l’entrée dans Petra. J’empreinte ce long couloir, environ 15 minutes de marche, mes pas résonnent entre la roche, j’entends des voix mais n’arrive pas à distinguer leur provenance. Devant moi surgissent deux Bédouins qui rejoignent l’entrée du site, ils me saluent timidement. Soudain, je le vois, je l’aperçois, il est là, au bout du passage. Le Khazneh, ce splendide monument qui a fait la renommée de Petra.

Khazneh, Petra

Khazneh, Petra

Je suis ému et je l’ai rien que pour moi. J’avais toujours pensé que ce monument était le clou de Pétra, bien caché. Il s’avère qu’il se trouve à l’entrée et qu’il est le premier à être vu une fois entré sur le site. Je poursuis mon chemin sans réellement savoir à quoi m’attendre car, à par le khazneh, je ne sais pas du tout à quoi ressemble Petra. Je m’imagine toute une ville creusée dans la roche avec de sublimes façades.

Petra est en réalité beaucoup plus variée et beaucoup plus complexe. On dirait que les architectures de plusieurs époques se succèdent et se côtoient. Après la fameuse rue des façades et ses tombes, une colonnade et un grand temple romain, la visite d’une église byzantine au sol fait de mosaïques, je me pose quelques instant devant le Qasr el Bint, un palais nabatéen datant de 30 avant JC. Malgré un chemin obstrué par des pierres, quelques marches vous mèneront au sommet du temple pour y jouir d’un magnifique panorama.

Rue des façades, Petra

Qasr el Bint, Petra

Qasr el Bint, Petra

Pétra est un paradis pour les randonneurs et les amateurs de belles promenades. Il y a plusieurs chemins à suivre, plusieurs routes. Le plus emprunté est celui menant au monastère, une sorte de réplique architecturale du Khazneh. Je croise des Bédouins qui insistent pour que je prenne un de leur dromadaire, âne ou cheval. J’ai beau répondre que je préfère marcher ils insistent encore plus et me disent que c’est très loin, très difficile et qu’il faut compter environ 2 heures de marche. Je regarde mes notes, il y est inscrit 45 minutes. Après un petit moment de doute, je clos la conversation poliment en assurant vouloir m’y rendre à pied. Ils repartent en grommelant.

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MARCHER JUSQU’AU MONASTÈRE

Marcher jusqu'au monastère, Petra

Marcher jusqu'au monastère, Petra

Marcher jusqu'au monastère, Petra

Marcher jusqu'au monastère, Petra

Monastère (Deir), Petra

Monter jusqu’au monastère (le deir) est très physique. Depuis la partie basse de Petra, on y accède en grimpant les 800 marches d’un escalier taillé dans la roche. On a que peu de répit et la chaleur n’arrange rien. Pendant un moment, je me demande si je n’ai pas surestimé mes forces. Toutefois, ce qui est rassurant, c’est de voir que tous les touristes arrivant au sommet sont dans le même état que moi. C’est en effet très physique mais ça en vaut vraiment la peine. Arrivé au sommet, le monastère se dresse devant nous, presque insensible à nos efforts pour le rencontrer.

Pour admirer la vue et se reposer un peu, un petit café bédouin est installé juste en face et propose des boissons fraîches et des en-cas. L’endroit est paisible et les touristes arrivent petit à petit. Si vous souhaitez éviter l’effort, vous pouvez monter à dos d’âne. Juste une petite précision, n’acceptez pas un dromadaire pour rejoindre le monastère : les dromadaires ne montant pas les escaliers, les Bédouins vous feront juste avancer d’une centaine de mètres avant de vous laisser au pied des escaliers. Il faudrait alors prendre un âne et vous seriez obligé de payer le propriétaire du dromadaire et celui de l’âne. Autant prendre un âne dès le départ…

Marcher jusqu'au monastère, Petra

Marcher jusqu'au monastère, Petra

Marcher jusqu'au monastère, Petra

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La descente est nettement plus facile et plus agréable que la montée. Autant la montée semble sans fin, autant la descente semble une simple formalité. Je regarde le visage de ceux qui ont eu le courage de monter à pied et les encourage : « allez, plus que 20 minutes ».

Comme je l’ai dit plus haut, il y a plusieurs sentiers à suivre à Pétra. Il est d’ailleurs possible d’acheter des billets d’entrée pour un, deux ou trois jours. Il me reste toute une après-midi et m’aventurer sur d’autres chemins. A la fin de cette journée bien remplie, épuisé, je me dis qu’en arrivant tôt, on peut en visiter déjà beaucoup.

Bédouins à Petra

Souvenirs de Pétra

Souvenirs de Petra

DORMIR A PETRA

On ne peut pas dormir sur le site de Pétra. Seuls quelques Bédouins y sont autorisés mais le camping sauvage y est strictement interdit.

La ville a proximité s’appelle Wadi Musa et est très bien équipée en hôtels et restaurants, des hôtels de luxe aux hôtels budget. J’avais choisi le Al Rashid Hotel. L’hôtel était propre, les lits confortables et le personnel sympathique. Partant avant l’heure du petit déjeuner pour le Wadi Rum, ils ont même proposé de me préparer un petit déjeuner à emporter.

6 COMMENTAIRES

  1. Tes photos sont magnifiques !!! Petra est aussi un rêve d’enfant, moi qui voulait « devenir Archéologue quand je serai grande ». Les 800 marches, waouh ! Je pense que je me serai faite avoir comme une bleue et que j’aurais céder à la tentation de visiter à cheval, du coup, ton article nous met bien en garde, nous, potentiels futur explorateurs de Petra ! Merci pour ce bel article 🙂

    • Merci, ça me fait plaisir !
      En fait, les 45 minutes de marche on les sent passer ^^ j’ai cru que j’allais jamais y arriver. Ce qui me donnait des forces c’est de voir ceux qui redescendaient et qui me disaient « allez, plus que 20 minutes, courage » ! Quand je croisais des touristes à dos d’âne, j’avais mal pour l’âne qui devait monter les escaliers avec les touristes sur le dos, jamais assez vite d’après les guides bédouins ! Et, ils ne leur donnaient pas d’eau une fois arrivés au sommet !!! Du coup, j’étais content de ne pas avoir fait souffrir le pauvre animal qui aurait croulé sous mes kilos de baklavas et de falafels engloutis la veille 🙂
      J’ai également eu cette période où, passionné par les pyramides et l’Egypte, je voulais être archéologue 🙂

  2. Voilà une destination qui me fait rêver depuis très lgtps !!!!!! Je rêve de découvrir Petra et le désert de Wadi Rum ! J’essaye de motiver mes potes de grimpe depuis plusieurs années mais ils sont un peu frileux à cause du contexte et pays limitrophes pas sûrs. J’ai cru lire que les coins touristiques sont assez sûrs! Je les aurai à l’usure 😀 !!!! Ton reportage est magnifique et j’imagine bien ton émotion en découvrant la belle Petra… Superbe article !!!!

    • Merci petite lykorne 🙂
      Je te le conseille vraiment, c’est vraiment magique et le Wadi Rum, oh la la, toi qui aime les gros glaçons et les ours polaires, tu vas quand même adorer ^^
      C’est vrai que le contexte est tendu mais la Jordanie reste un pays stable et où il fait encore bon voyager. Je me suis toujours senti bien et en sécurité partout où je suis allé. Même Amman.
      Ne lâche pas, ils finiront bien par te dire « bon t’as gagné, on y va » ^^

  3. Ton récit m’a passionnée. J’ai vu beaucoup de photos du Khazneh, bien sûr, mais je n’avais jamais vu les autres photos, le chemin menant vers le monastère, jamais compris l’organisation de la ville. Tu m’as beaucoup appris et permis de mieux imaginer la visite à Petra. J’adore la beauté de tes photos. Quelles vues incroyables… merci pour cet avant goût fabuleux !

    • Merci Alexandra. C’est un endroit très vaste, beaucoup plus que je ne l’imaginais ! Je te souhaite d’y aller car c’est un lieu vraiment magnifique !

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