Visiter le Wadi Rum : guide pratique et conseils

Au cœur du désert jordanien, les paysages du Wadi Rum semblent appartenir à une autre planète. D’immenses étendues de sable rouge s’étirent entre des montagnes de grès sculptées par le vent, tandis que le silence n’est interrompu que par le passage d’un 4×4 ou le souffle du vent dans les canyons. Ici, plus qu’une simple excursion dans le désert, c’est une véritable expérience qui se vit. J’ai choisi de passer trois nuits dans le Wadi Rum : partir à la découverte du désert en 4×4 et terminer la journée autour d’un feu de camp, avant de dormir sous les étoiles dans un camp bédouin. Une parenthèse hors du temps qui reste, pour moi, l’un des grands moments de mon voyage en Jordanie.

Mais comment organiser son séjour dans le Wadi Rum ? Peut-on visiter le désert seul, faut-il réserver ses activités, où faut-il se rendre et comment choisir son camp ? Dans ce guide, je vous partage mon expérience du Wadi Rum ainsi que tous nos conseils pratiques pour préparer ta visite.

coucher de soleil dans le désert
Lumière de fin de journée dans le Wadi Rum.

Pourquoi visiter le Wadi Rum ?

Le désert du Wadi Rum est probablement un des endroits les plus emblématiques de Jordanie. Un des plus beaux aussi. C’est l’endroit idéal où aller pour te sentir sur une autre planète grâce à ses paysages spectaculaires : ses étendues de sable rouge, ses falaises de grès, ses arches naturelles et ses canyons. C’est aussi un lien très imprégné par la culture bédouine et il te sera facile de t’en approcher lors d’un repas traditionnel, autour d’un thé ou en rencontrant les habitants. Mais le Wadi Rum, qui a souvent servi de décor au cinéma, est aussi un lieu historique : ce désert est étroitement lié à la figure de Lawrence d’Arabie et à la révolte arabe pendant la Première Guerre mondiale.

Que faire dans le Wadi Rum ?

Le Wadi Rum te laisse plusieurs occasions et manières d’aller à sa rencontre et de le découvrir. Voici les activités les plus souvent proposées dans le désert.

Important à savoir :
Chaque camp propose ses propres activités, il n’y a pas d’agence extérieure qui propose des sorties dans le Wadi Rum. Toutefois, chaque camp propose les mêmes excursions que son voisin, c’est donc le choix de l’hébergement qui déterminera avec qui tu feras les activités.

FAIRE UNE SORTIE EN 4X4 VERS LES SITES INCONTOURNABLES

Le désert est vaste et ses points d’intérêts sont souvent éloignés les uns des autres. Dans le Wadi Rum, les montagnes rocheuses se sont par endroits transformées, sous la pression du temps et de l’érosion, en arches au-dessus du vide ou en formes énigmatiques (champignons, animaux, pierres rondes etc). Mais il y a aussi les canyons qui fendent les rochers, les sources cachées ou les vestiges historiques (tels que la maison de Lawrence d’Arabie).

Pour parcourir ces distances, rien de mieux que d’utiliser une jeep. Même s’il est possible de faire cette sortie sur une demi-journée afin de profiter du camp l’après-midi, il est recommandé de faire cette excursion sur une journée afin de s’enfoncer plus dans le désert, de découvrir davantage de paysages et de sites d’intérêts. Le déjeuner est alors inclus et se tient à l’ombre d’une haute falaise.

FAIRE UNE BALADE À CHEVAL OU DOS DE DROMADAIRE

Parmi les activités les plus populaires dans le désert en général, il y a également l’incontournable balade à dos de dromadaire. J’ai eu l’occasion de monter sur un dromadaire lors de mon premier voyage en Egypte, c’est sympa mais je ne me vois pas traverser le désert à dos de dromadaire. Généralement ces sorties durent 1h et permettent de fouler le sable autour du camp.

Certains camps proposent également la sortie à cheval. La durée est généralement plus longue et peut atteindre jusqu’à 3h, l’occasion d’aller plus loin et de voir davantage de choses. C’est sympa quand on est passionné d’équitation ou de chevaux mais j’y trouve moins cet impression de liberté qu’en marchant par exemple.

Ce type de sortie peut surtout est intéressante si tu voyages avec des enfants ou si tu souhaites varier les activités. En effet, passer une journée à l’arrière d’un 4×4 peut s’avérer un peu long même si les arrêts sont fréquents. Il est donc possible d’envisager une sortie 4×4 sur la demi-journée puis une balade à dos de dromadaire ou à cheval dans l’après-midi.

FAIRE UN VOL EN MONTGOLFIÈRE

De plus en plus de camps proposent un vol en montgolfière, à l’aube, pour découvrir le Wadi Rum d’en haut. Le prix varie souvent en fonction de la saison et de la capacité de la nacelle (habituellement autour de 25 personnes). L’activité peut durer jusqu’à deux heures mais le vol, lui, n’excède pas la demi heure généralement.

L’expérience permet notamment de découvrir le désert d’en haut, de voir son immensité, ses montagnes et ses étendues de sable. Mais c’est aussi l’occasion de le voir avec les belles couleurs du lever du soleil, entre ombre et lumière. Je n’ai jamais fait de montgolfière, pas même en Cappadoce ou dans la Vallée des Rois à Louxor, mais j’avoue qu’au-dessus du désert, ça doit être magique !

Mon expérience dans le Wadi Rum.

Pour ma part, pas d’excursion 4×4 à la journée (ou demi-journée), pas de balade à cheval ou dromadaire et pas de montgolfière non plus. Je venais dans le Wadi Rum pour le découvrir à pied. Voici donc mon expérience dans le désert du Wadi Rum.

DECOUVRIR LA CULTURE BEDOUINE

Dormir dans un camp bédouin, c’est déjà une expérience en soi, comme effleurer le mode de vie des Bédouins. Ne soyons pas naïfs, ces camps sont faits pour les touristes, les familles n’y vivent pas, donc côté authenticité et immersion, on est quand même loin du compte. Disons alors qu’on s’approche de cette culture encore très vivante et présente en Jordanie, en restant en surface.

Tout commence par le repas autour du feu de camp, à la seule lueur des flammes. Assis en tailleur, sur des tapis tissés à la main, on apprécie le calme de la nuit, le temps qui ralentit. On y découvre la gastronomie traditionnelle des Bédouins : des légumes et de la viande cuits sous le sable. Après le repas, on nous sert le thé de l’hospitalité. À la différence du Maghreb, le thé est ici épicé et parfumé à la cannelle et à la cardamome. Certains y ajoutent même une touche de clou de girofle. Le rendu est étonnante : réconfortant, aromatique et chaleureux.

théière dans le sable
Le thé de l’hospitalité dans un campement bédouin, Wadi Rum.

Tant que le thé coule, on écoute alors quelques notes de oud, cette guitare traditionnelle très répandue dans les pays du Proche-Orient ou encore en Grèce et en Arménie. Un Bédouin fait jouer ses doigts sur les cordes, emplissant le désert d’une mélodie envoûtante. Puis c’est le moment de raconter contes, histoires et récits des habitants du désert, souvenirs des temps ancestraux ou anecdotes.

Quand vient le temps de rejoindre sa tente, prendre quelques minutes pour s’allonger sur la carpette. Se rapprocher légèrement du feu. Les bras sous la tête et les yeux plantés dans le sublime ciel étoilé. Loin de toute pollution sonore, les étoiles sont particulièrement visibles. Un instant suspendu dans le temps.

Petit conseil : pour profiter au mieux de « l’expérience désert », le dîner autour du feu de camps et le côté paisible du repas, je recommande vivement de choisir un petit camp. Plus le camp est grand, moins l’instant est envoûtant. Un grand camp implique beaucoup de touristes et les repas se font donc généralement à table sous une grande tente, loin de l’ambiance feu de camp.

RANDONNER DANS LE WADI RUM

Pourquoi découvrir le Wadi Rum en marchant ? Peut-être pour le découvrir autrement, pas à la vitesse d’une jeep mais au rythme des pas d’homme. Depuis longtemps, j’ai toujours eu ce rêve de marcher dans le désert. Dans le Wadi Rum, je n’ai pas eu l’occasion de faire une randonnée itinérante, comme ça a été le cas par la suite lors de mon voyage en Mauritanie. Là, on est sur une randonnée en boucle, à la journée.

J’avais rencontré Hamdan, mon guide, le soir de mon arrivée au camp. Présentations faites autour du feu de camp, lors du repas. Nous nous retrouvons pour le petit-déjeuner et sommes les seuls à partir à pied, quand tous les autres clients partent en 4×4. Peu de pas sont nécessaires pour se sentir déjà seuls au monde dans ce décor de rêve. Hamdan est un Bédouin, il a passé toute sa vie dans ce décor et en connaît les moindres recoins. Parfois il marche devant moi, d’un pas assuré, parfois il marche à côté de moi et me parle de la vie d’un Bédouin : l’éducation, la difficulté des rencontres (notamment avec les femmes), l’évolution de la Jordanie et la place des Bédouins dans la société… 

Je suis Hamdan, m’amusant parfois à mettre mes pieds dans ses traces de pas. Il semble voir des sentiers invisibles à l’œil nu, des points de repère qui m’échappent. J’ai toujours été impressionné par les habitants du désert et leur faculté à se repérer dans cet environnement, trouver des repères dans les dunes, les roches ou tout simplement la place du soleil.

On croise parfois des dromadaires, seuls ou en petit groupe. Hamdan m’explique qu’ils ne sont pas en liberté dans le désert mais qu’ils appartiennent tous à quelqu’un. On leur attache les deux pattes de devant pour ne pas qu’ils partent trop loin et on le laisse gambader. Un bédouin propriétaire de dromadaires sait toujours où sont ses animaux.

Pause pique-nique à l’ombre d’une arche rocheuse. Pain libanais, fromage type Vache Qui Rit (un fromage qui supporte la chaleur), un peu de thon, une salade de tomates et concombres et le tour est joué. C’est frugale mais c’est suffisant, surtout avec cette chaleur qui s’installe. D’ailleurs, Hamdan en profite pour faire une petite sieste, trop chaud pour continuer.

guide bédouin marchant dans le désert
Dans les pas de Hamdan.

Moi, je me contente de marcher dans les environs, la casquette vissée sur la tête, sans trop m’éloigner de Hamdan désormais plongé dans un sommeil profond, allongé sur une roche plate. Puis il se relève aussi vite qu’il s’était endormi et nous reprenons la route. Nous retournons au camp en milieu d’après-midi. Campement vide, seuls les Bédouins missionnés pour la cuisine, l’entretien du camp et le ménage sont là. Tous les autres sont en excursions avec les clients. La plupart ne parlent pas anglais et mes maigres connaissances de l’arabe ne facilitent pas la communication.

Le lendemain, je retrouve Hamdan au petit-déjeuner et nous repartons pour une journée de randonnée dans le désert. On part en direction du sud et on marque un premier arrêt au canyon Khazali, un entaille profonde dans la roche s’étendant sur près d’une centaine de mètres. L’endroit est célèbre car les parois regorgent de pétroglyphes (laissés notamment par les Nabatéens : n’oublions pas que le Wadi Rum se trouve entre la cité de Petra et leur cité de Al Ula en Arabie Saoudite) et des inscriptions en arabe laissées par des pèlerins se rendant à La Mecque.

On reprend ensuite la promenade et, comme la veille, marquons un arrêt pique-nique et sieste quand le soleil est au zénith. L’après-midi, une légère brise souffle. Elle est tiède, parfois chaude. Nous trouvons refuge aux pieds d’une falaise que nous longeons, profitant de la fraîcheur relative de l’ombre. Hamdan me guide jusqu’à une source d’eau, cachée derrière les rochers. Nous y remplissons nos gourdes, je bois. Ce n’est qu’après coup que je penserais « mince, j’espère que je vais pas choper la tourista ». RAS sur les jours qui suivent, l’eau devait être pure.

Le dernier tronçon de marche se fait sur un terrain légèrement rocailleux. J’ai l’impression de voir mille visages de ce désert en deux jours : sable jaune puis sable orange ; rocaille grise voire noire puis rocaille orangée ; paysage sans aucune végétation puis paysage avec herbes et petits arbustes ; étendues de sables versus paysages de montagnes rocheuses. Un concentré de désert et de paysages autour du campement, donc dans un périmètre plutôt restreint.

Retour au camp en fin d’après-midi et fin de mes deux jours de randonnées dans le Wadi Rum.

ADMIRER LE COUCHER DU SOLEIL

Le soir venu, on nous propose de monter à l’arrière d’un 4×4 pour se rendre au point d’observation idéale du coucher de soleil. Le trajet est sympa mais je ne regrette pas de passer mes deux jours à traverser le désert à pied plutôt qu’à l’arrière d’un pick-up. Soyons honnêtes, c’est pas le mode de transport le plus confortable ! En une dizaine/quinzaine de minutes, on arrive à destination : une formation rocheuse arrondie, pas trop haute mais assez isolée pour avoir une vue dégagée. On monte au sommet, essayant de ne pas glisser sur la roche polie. Le soleil décline peu à peu et les couleurs changent. C’est un moment magnifique !

Lumière dorée sur le désert.

Bon à savoir :
La sortie en 4×4 pour voir le coucher du soleil est gratuite pour les clients dormant au campement. Disons plutôt qu’elle est incluse dans le prix de la chambre. Pas de supplément à payer donc.

OBSERVER LES ETOILES

S’il y a bien un lieu où il faut observer les étoiles, c’est bien le désert. Loin de toute pollution sonore, quand le camp est plongé dans l’obscurité du désert, la voûte céleste se dévoile. Les étoiles, les constellations, les galaxies, tout y est. Une splendeur à regarder. Certains camps proposent même des activités avec lunettes astronomiques et/ou télescopes pour découvrir cet autre monde au-dessus de nos têtes.

Bon à savoir :
Tous les camps ne proposent pas de session « observation des étoiles », donc si c’est quelque chose qui t’intéresse vraiment, il faut se renseigner sur les activités proposées par ton camp avant de choisir.

Où dormir dans le Wadi Rum ?

Le tourisme s’est énormément développé en Jordanie depuis une quinzaine d’années. Par conséquent, de nombreux camps bédouins sont apparus dans le désert, de bonne ou de moins bonne qualité. Tu comprendras qu’il y a un peu de tout.

Mais avant toute chose, si tu visites la Jordanie en autonomie avec véhicule de location, sache qu’il est strictement interdit de faire du camping sauvage dans le Wadi Rum : l’accès à la réserve est encadré et surveillé. Si tu veux dormir dans le désert = il faut passer par un camp bédouin.

Si le camping sauvage t’intéresse, c’est peut-être que tu rêves d’une nuit à la belle étoile. Dans ce cas, contacter les camps et voir ceux qui peuvent te proposer ce type de service (et à quel prix). Tous les camps n’offrent pas cette possibilité, il faut donc les contacter un par un (ou voir sur leur site internet s’ils proposent la nuit à la belle étoile).

DORMIR DANS UN CAMP BEDOUIN.

Tu l’auras compris, tu n’as pas vraiment le choix. Si tu souhaites éviter trop de proximité avec les autres voyageurs, il faut regarder les petits camps avec peu de tentes, ça te permet de garantir une expérience plus qualitative.

Sinon, quel camp choisir ? En réalité, la plupart des camps se valent et le confort est souvent le même. D’ailleurs, tous les offrent plusieurs catégories de tentes :
✅ Les tentes individuelles : les fameuses tentes recouvertes d’une tenture noire. Pas de sanitaires privés > douche et toilettes partagés. C’est l’entrée de gamme.
✅ Les tentes un peu plus luxe : plus spacieuses, certaines ont même une climatisation. Sanitaires et douches privés.
✅ Les lodges ou les tentes bulles : les tentes bulles sont très à la mode depuis pas mal d’années. Ce sont généralement les tentes les plus chères.

Ce qu’il faut regarder avant de réserver : je regarde systématiquement les avis. Je regarde notamment le confort, la propreté, les repas. Et de manière générale, je regarde aussi l’avis sur le camp et sur les activités.

Quel camp j’ai choisi ? J’ai choisi de réserver au Bedouin Lifestyle Camp. Le camp était propre, l’accueil sympathique et le repas était très bon. Le soir, des Bédouins jouent un peu de oud pour mettre un peu d’ambiance. Découvrir leurs activités sur leur site.

Conseils pratiques pour visiter le Wadi Rum.

ACCÈS : COMMENT VENIR AU WADI RUM ?

Site phare du tourisme en Jordanie, le Wadi Rum est facile d’accès.

🚗 si tu viens avec ton véhicule de location : l’embranchement pour récupérer la route permettant l’accès au Visitor Center se trouve au niveau de la ville de Rashidiyah. La ville se trouve le long du grand axe menant à Aqaba. En venant du nord, la route menant à Rum se trouve à gauche mais attention, il est interdit de tourner. Il faut donc poursuivre sur la route et faire demi-tour. Un peu plus loin, au niveau d’une petite mosquée située à gauche également, il est possible de faire demi-tour. Bien sûr, si tu viens d’Aqaba, pas besoin de demi-tour, la route vers Rum se situe à droite avant la ville de Rashidiyah.

🚐 Lors ton roadtrip en Jordanie, si tu viens au Wadi Rum, tu arriveras probablement soit d’Amman, soit de Petra, soit d’Aqaba
>>> Depuis Amman, des bus circulent sur la Route des Rois et te déposent à Rashidiyah. Il faut contacter ton camp pour organiser le transfert (un représentant du camp peut venir te chercher à Rashidiyah).
>>> Depuis Petra, un bus part tous les jours vers 6h. Il faut te rapprocher de la réception de ton hôtel pour la réservation de ton siège. Personnellement, j’avais pris ce bus depuis Petra. Passage à 6h devant l’hôtel, terminus au Visitor Center.
>>> Depuis Aqaba, il y a parfois des bus directs le matin. Mieux vaut se présenter à la gare routière la veille et confirmer l’heure de départ du bus direct pour le lendemain. Sinon, des minibus reliant Aqaba à Petra ou Amman peuvent te déposer au début de la route. Se renseigner à la réception de son hôtel pour confirmation du point de départ.

Bon à savoir :
Pour s’assurer du maintien de la liaison en bus ou navette, mieux vaut confirmer auprès de la réception de l’hôtel dès la réservation. Cela permet d’anticiper les aléas et d’assurer sa place si réservation anticipée du service.

dromadaires dans le désert
Dromadaires dans le désert.
QUEL BUDGET PREVOIR POUR LE WADI RUM ?

Tout dépend du type de campement choisi. Les campements les plus abordables peuvent facturer autour de 60€ la nuit. Si tu optes pour le campement avec tentes bulles dans le désert, ça peut monter à plus de 180€ la nuit. A cela s’ajoute le prix des excursions. Difficile donc t’évaluer un budget car chaque camp propose ses activités.

Bon à savoir :
L’entrée dans la réserve du Wadi Rum est payante et est incluse dans le Jordan Pass. Hors Jordan Pass, il faut s’acquitter d’une taxe d’environ 7 JOD au Visitor Center.

COMBIEN DE TEMPS PREVOIR AU WADI RUM ?

Reste au minimum une nuit si ce n’est deux. En arrivant le matin, tu peux te joindre à une sortie 4×4 l’après-midi puis faire une autre excursion le lendemain. Ensuite, soit repartir le soir même, soit rester une nuit de plus et repartir le lendemain matin. La plupart des départs se font après le petit-déjeuner.

Deux nuits te permettent d’avoir au moins une journée complète sur place. Personnellement, j’étais resté trois nuits : une demi journée de détente au camp (quand tout le monde était en excursion), deux jours complets de randonnée.

En résumé : je recommande minimum 2 nuits.

WIFI, ADAPTATEURS ET PRISES ELECTRIQUES

Tu peux éventuellement avoir du Wi-Fi dans la tente commune mais certainement pas dans les chambres. De manière générale, pas de Wi-Fi dans les camps. Quant au réseau, tu peux capter par endroits, surtout pour les camps proches de Rum ou de Disah.

Pour charger ton téléphone, il te faut un adaptateur. Tu peux trouver différents types de prises électriques en Jordanie. Mais c’est la prise type G que j’ai retrouvé dans le désert. J’avais une prise dans ma tente, idéal pour charger téléphone et appareil photo. Dans le doute, prévoir une batterie externe, ça peut toujours servir.

FAQ – Questions fréquentes

Peut-on visiter le Wadi Rum en autonomie ?

Non. L’accès est strictement interdit aux véhicules de location et, de manière générale, à tout véhicule ne disposant pas d’autorisation. Il est donc impossible de venir avec sa voiture de location (même si c’est un 4×4) et de visiter le désert en autonomie. Obligation de passer par le Visitor Center et de réserver une activité avec un camp.

Est-il possible de visiter le désert à la journée ?

Oui, il est possible de faire une activité sans nécessairement dormir dans un camp. Toutefois, obligation de passer par le Visitor Center – et donc par un campement bédouin – pour les activités. Par contre si tu dors à Aqaba ou à Petra, tu n’auras pas beaucoup de temps sur place et c’est dommage car tu passes à côté de l’expérience désert.

Est-ce obligatoire de réserver ses activités ?

Non, même si c’est recommandé. Si tu ne dors dans aucun camp et souhaites simplement fait une activité à la journée avant de repartir : tu peux arriver le matin et te présenter au Visitor Center. Là, en fonction de l’activité que tu souhaites faire, ils verront quel camp a encore de la disponibilité. Ils viendront te chercher (ou te laisseront rejoindre le village de Rum avec ton véhicule – accès via une route goudronnée) pour te permettre de faire l’activité. Si tu dors dans un camp, il faut te rapprocher d’eux pour savoir quand ils ont de la place. Mais réservation hautement recommandée.

Peut-on rejoindre le village de Rum avec son véhicule ?

Oui. Si tu as une autorisation (réservation de nuitée et/ou d’activité avec un camp bédouin), on pourra te laisser rejoindre le village de Rum avec ton véhicule de location. Le village est reliée au Visitor Center par une route goudronnée, environ 10 minutes de voiture.

Dois-je me rendre au village de Rum ou à Disah ?

Tout dépend de l’emplacement de ton camp. Quoiqu’il en soit, pour le check-in, tu dois systématiquement passer par le Visitor Center. Là, en fonction de l’emplacement de ton camp, ils te diront soit de rejoindre Rum soit de revenir sur tes pas et rejoindre le village de Disah.

Comment rejoindre mon camp si je n’ai pas de voiture ?

Si tu voyages en Jordanie avec les transports en commun (navettes et bus), le bus te déposera au Visitor Center. Là, un représentant de ton camp t’attendra (il faudra bien les prévenir que tu viens en bus et ton heure approximative d’arrivée) et t’emmènera au camp.

Doit-on retirer de l’argent ou peut-on payer par carte bancaire ?

Chaque camp est différent, le mieux est de demander avant de venir. Le camp dans lequel j’ai dormi avait un bureau dans le village de Rum, le paiement s’est fait là-bas directement, en cash. Pas de distributeur non plus dans le village de Rum, il faut donc prévoir assez de liquide. Comme je disais : vérifier avant de venir avec le camp les modalités de paiement et aussi confirmer le montant final, c’est important.

désert rocheux

Mon avis sur le Wadi Rum.

Pour être totalement honnête, je suis partagé. D’un côté, c’est une évidence, ce désert est magnifique et j’ai adoré le découvrir, fouler son sable, profiter de son ambiance. La diversité des paysages et des couleurs, la teinte orangée du sable, les paysages, les formations rocheuses… font de ce désert un endroit hors norme. On est clairement transporté dans un autre monde. Et l’hospitalité des Bédouins le rend encore plus mémorable.

Mais… d’un autre côté, j’ai l’impression que la Jordanie a « gâché » son désert : il y a beaucoup trop de campements dans cette zone pourtant classée « restricted area ». En voulant développer le tourisme, le pays a peut-être autorisé beaucoup trop de structures à s’installer dans ce paysage remarquable. À la fin, on se retrouve avec parfois un sentiment d’être dans un lieu plus si authentique où la sensation d’être au milieu de nulle part est absente. On voit les campements d’un camp à l’autre, on voit passer les 4×4 des autres camps, chargés de touristes, sillonner les routes que tout le monde prend. Par conséquent, je dirais que « l’expérience désert » est en demi teinte et ce, malgré la beauté de ce désert qui vaut pourtant le coup. Mais autant l’avoir en tête.

Ça te plairait de découvrir ce désert remarquable ?
Peut-être l’as-tu déjà visité ? Raconte-moi tout 🙂


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17 commentaires

  1. Le wadi rum, ça fait rêver. c’est incroyable ce sable rouge.
    merci pour cet article, je vais peut-être envisager un voyage en Jordanie ^^

  2. Super ton article, merci!!

    Je m’apprête à y aller dans quelques jours, après avoir fait un tour au Liban, je n’ai rien préparer lol, j’aime le freestyle mais une question me taraude lol, me conseilles-tu de prendre le Jordanpass à 70€ pour m’éviter de payer les frais de visa et j’entre de pétra? Car certains disent que j’ai ça en vaut la peine vu que le visa est à 40€ d’autres non si on compte pas faire d’autres visites que Petra ou le wadi rum (dont l’accès est compris je crois dans le jordanpass)

    Et je suis une fille, je compte partir solo, aurais tu des recommandations particulières en matières de sécurité (genre est ce que tu peux ramener ton appareil photo etc tranquille où pas), pour les vêtements ou autres que ce soit or le Liban u la Jordanie , quoi que fin novembre, début décembre il doit pas faire si chaud que ça pour se mettre en pantacourt ou t-shirt.

    Et penses tu qu’on puisse louer une voiture à Amman, si on a moins d’un an de permis car j’ai chercher sur les sites de location officiel mais la plupart exige au minimum 1an de permis, donc me dis que sur place y’a peut être quand même moyen de marchander, si tu connais une agence d’ailleurs?

    ✈️Merci d’avance pour tous tes précieux conseils✨

    • Tu verras, la Jordanie et le Liban sont deux pays magnifiques, tu vas adorer 🙂

      Je ne comprends pas qu’on puisse te dire que le Jordan Pass ne soit pas utile car si ton visa coûte 40€, l’entrée à Petra pour un jour vaut 60€ ! Juste en entrant en Jordanie pour visiter seulement Petra tu l’a déjà rentabilisé. Et oui, le Wadi Rum est inclus dedans comme d’autres visites à Amman et les châteaux du désert (j’ai d’ailleurs publié un article là dessus), donc oui je te le recommande vivement.

      Pour la Jordanie et le Liban je pense qu’une fille en solo peut y voyager tranquille, j’ai rencontré de nombreuses voyageuses solo la bas qui n’ont rencontré aucun problème. Il y fera bon je pense mais dans le Wadi Rum il y fera froid la nuit donc prévois de quoi te couvrir chaudement pour les nuits.

      Pour la location de voiture je ne sais pas trop, j’ai plus d’un an de permis. Mieux vaut demander directement sur place, sur un malentendu ça peut marcher ^^

      Si tu as d’autres questions, n’hésite pas 🙂
      Bon voyage !

  3. Bonjour, très intéressant de lire tous tes articles. À vrai dire, je me questionnais sur mon prochain voyage et j,ai vu apparaître la Jordanie…. Je viens de commencer à lire des blogues, des articles et je suis tombée sur les tiens. Je trouve que c’est super intéressant! Nous revenons tout juste d’un séjour de 3 semaines au Chili et nous avons fait l’an dernier 3 mois en Asie (Thaïlande/Laos/Vietnam/Cambodge/Philippines)… Je me questionne sur la sécurité dans ce pays, qui se trouve tout près de l’Irak,…. Je passais prendre la passe pour 3 jours pour Petra, Nous y serons en Décembre, qu’en pensez-vous, pour 2-3 semaines? Au Chili, nous avions loué un 4×4, je pensais le faire aussi en Jordanie, qu’en pensez-vous? merci pour vos conseils…..

    • Bonjour, la sécurité en Jordanie ne pose pas de problème, c’est un pays sûr et accueillant.
      Vous pouvez tout à fait louer un 4×4 et visiter le pays par vos propres moyens mais ne vous approchez pas de la frontière syrienne et irakienne, ne vous éloignez pas des routes si vous voulez faire du hors piste (qui doit probablement être interdit) et l’entrée au Wadi Rum est interdite aux véhicules personnels : vous serez obligés de faire appel à une agence pour l’excursion.
      Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me contacter par mail 🙂

  4. Bonjour,

    Je compte aller au wadi rum en novembre et j’aimerai savoir comment acceder au camp des bedoins si je reserve 2 nuits sur booking ? Viennent t-ils vous chercher à un endroit precis ? J’aurais une voiture de location, il y a t-il des parking prevu ? J’arriverai de petra, comment j’accederai au camps des bedoins, faudra t-il les appeler arrivé sur place ? Merci pour votre retour, cela m’aidera beaucoup.

    Cordialement

    • Bonsoir,
      Vous ne pourrez pas aller directement au camp de bédouins dans le désert avec votre véhicule. Soit vous le laissez à l’entrée du parc (il y a un parking près de l’accueil) et c’est un membre du personnel du camp qui vient vous chercher soit vous pouvez aller jusqu’au village de Rum. Là, vous partirez dans le camp avec un de leurs véhicules.
      Contactez-les pour convenir d’un lieu/créneau de rendez-vous, ou tout simplement pour connaître leur procédure 🙂

  5. Bonjour, nous avons réservé par Voyage Privé (je peux imaginer que c’est hors de votre conception de voyage.. pour dire vrai, un peu aussi du mien, mais ne voyageant pas seule, je me plie …). Nous partons donc pour une semaine en Jordanie pour le fameux tour classique qui part de Amman et descend jusqu’à Wadi Rum en plusieurs étapes (mer Morte, Petra…) et mon souci c’est que notre voyage se faisant du dimanche au dimanche, le vendredi nous sommes donc à Wadi Rum puis nous remontons à Amman d’une seule traite (je crois) et passons la nuit du vendredi, la journée et la nuit du samedi pour repartir le dimanche vers 11h00 pour la france. Nous ne souhaitons pas faire ses deux nuits à Amman et surtout y passer une journée (à moins que ça vaille vraiment la peine?), mais plutôt essayer de rester sur WR et y passer la nuit pour remonter tranquillement le lendemain jusqu’à Amman. déjà, je en sais pas si ça va être possible de quitter le groupe comme ça, mais en considérant que nous avons le droit de le faire, et que nous souhaitons faire l’expérience d’une nuit dans le désert, est-ce facile d’organiser ça? Doit on le faire de France? En février, j’imagine qu’il n’y fait pas chaud donc, pensez vous que ce soit raisonnable? Et ensuite, pour remonter à Amman, on nous dit que le mieux c’est le Taxi… Qu’en pensez vous? C’est un voyage que je rêvais de faire depuis longtemps.. bon, un peu à la Roots, mais je vais m’y faire 🙂 je suis photographe et j’aime les gens, mais je sais que les musulman n’aiment pas être pris en photo.. je me dis que le désert et les dromadaires ne devraient pas trop me poser de problème… merci pour toutes vos réponses ! Vos photos m’ont vraiment confirmée dans mon choix d’y partir ! merci !

    • Bonjour Barbara,
      La seule bonne façon de voyager, c’est celle qui vous permet d’apprécier et de profiter 🙂
      Si j’ai bien compris :
      – vous arrivez de Pétra au Wadi Rum le vendredi matin
      – vous passez quelques heures dans le WR
      – vous repartez vers Amman le vendredi après-midi (il faut environ 4h pour remonter à Amman)
      – vous dormez le vendredi soir et le samedi soir à Amman
      – journée libre ou de visites à Amman le samedi

      Concernant votre question sur Amman : j’ai trouvé la ville agréable. Il y a notamment un amphithéâtre romain et une citadelle à y visiter. Et sinon, aller prendre un café ou un thé, goûter queques spécialités et profiter de l’animation de la ville, ça peut être sympa pour une fin de voyage ^^ Si ça peut vous renseigner davantage sur Amman, voici l’article que j’ai publié sur la capitale jordanienne : https://www.lepetitexplorateur.com/bienvenue-a-amman/

      Rester dans le WR :
      Il y a différents camps de Bédouins dans le désert qui accueillent les touristes pour la journée et/ou la nuit. Si vous avez la possibilité de laisser le groupe, vous pouvez prendre contact directement avec eux.

      Remonter à Amman :
      le taxi risque de vous coûter cher ! Je vous conseille plutôt de prendre un taxi pour Aqaba et, là-bas, d’acheter un ticket de bus. Il y a plusieurs liaisons par jour entre Aqaba et Amman (trjet dure 4h) dans des bus climatisés et modernes.
      Etant donné que vous avez votre avion le dimanche matin, vous devez rentrer pour le samedi soir à Amman donc prendre le bus dans l’après-midi.
      Demandez au camp Bédouin de votre choix de vous appeler un taxi pour Aqaba.
      Vous auriez donc dans le WR : la matinée en groupe, l’après-midi du vendredi et le samedi matin.

      J’espère avoir pu vous éclairer 🙂

      PS : pour les photos. Ce n’est pas tant qu’ils n’aiment pas être photographiés, c’est juste qu’ils n’aiment pas qu’on les prenne en photo sans leur demander leur permission. Demandez-leur, au moins vous aurez la certitude de ne pas gêner s’ils vous l’autorisent et ça peut nouer une conversation ^^

  6. Je découvre à peine ce superbe article sur la Jordanie, comment ça se fait ?!
    Je voulais y aller en 2018, mais ça ne s’est finalement pas fait. Je t’avoue que j’espère pouvoir y aller avant que ce ne soit un trop gros spot touristique, car il parait que la fréquentation augmente bien d’années en années. En tout cas tu as réveillé ma curiosité enfouie !
    Tu as du être bien déçu de ces 4 jours qui se sont transformés en 2 et demi. Je retiens la leçon et je ferais attention lors de ma réservation.
    En revanche le Khazali Canyon a du être un moment très impressionnant.

    • oui j’ai été un peu déçu mais finalement c’était déjà pas mal. Si j’y retourne j’essaierais d’aller ailleurs pour voir autre chose 🙂
      Oui, ça devient vraiment très touristique et, malheureusement, il pousse des camps bédouin un peu partout à l’entrée du désert donc pour le côté authentique et loin du monde, tu repasseras ^^ mais ça en vaut vraiment la peine car c’est très beau !

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