Connais-tu Pontarlier ? On en parle peu mais c’est une ville qui dévoile un territoire rempli de lieux magnifiques. Continuons donc notre découverte du Haut-Doubs avec cette dernière étape. Dans l’article précédent, je t’avais emmené découvrir Morteau et ses magnifiques alentours, aujourd’hui on poursuit notre route quelques kilomètres au sud pour nous arrêter à Pontarlier. Je ne sais pas à quoi les gens pensent quand ils entendent le nom “Pontarlier” : la dernière ville française à traverser avant d’entrer en Suisse ? une ville française qu’on ne saurait situer sur une carte ? À toi de me dire ce que tu savais de cette ville en commentaire… Pour les Francs-Comtois, Pontarlier, c’est la troisième ville du Doubs, la “capitale” du Haut-Doubs et la ville comtoise de l’apéro au vu de ses productions artisanales alcoolisées. Et Pontarlier, c’est une ville qui fait presque vacances : on vient ici pour découvrir ses environs, ses sentiers de randonnées, sa nature généreuse, ses reliefs, ses châteaux, ses lacs…

Je savais Pontarlier auréolée d’une multitude de merveilles qui sont pour moi autant de raisons de ne pas la bouder et ce sont ces richesses que j’ai envie de te présenter dans cet article. D’ailleurs, Pontarlier fait partie des Plus Beaux Détours de France tant la ville est une porte ouverte sur la nature et les sports en extérieurs.

En été, Pontarlier est le point d’arrivée de nombreux touristes désireux de s’adonner au VTT, à la randonnée, aux sports nautiques ou encore à la dégustation de ses spécialités. Quand vient l’hiver, Pontarlier se transforme en porte d’entrée vers les stations de ski et les pistes de raquettes du Haut-Doubs.

Il te faut d’autres arguments ?
Ok, viens, suis-moi, j’ai quelque chose à te montrer…

 

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Si tu as envie de découvrir des paysages encore préservés et secrets,
si tu rêves de panoramas peu connus,
alors tu aimeras ce que je vais te montrer dans cet article.

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UN PETIT TOUR PAR PONTARLIER

Située à 1000 mètres d’altitude,
Pontarlier est la deuxième ville française la plus haute, après Briançon.
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Pontarlier est une très vieille ville. Sous l’empire romain, elle répondait au doux nom de Ariolica. Au cours des siècles, sa position stratégique à quelques kilomètres de la Suisse a accentué son développement mais a aussi causé sa perte. Tout le patrimoine magnifique qu’elle avait construit au fil des années a été maintes fois détruit, incendié, pillé, saccagé et anéanti. Plus de trace aujourd’hui de son vieux château et de ses remparts si ce n’est le nom d’une rue. Pontarlier garde toutefois de bien jolies portes, assez anciennes, quelques hôtels particuliers du 17e siècle et son église Saint-Bénigne. Tout un symbole.

J’ai beaucoup aimé cette église, ses voûtes, son clocher comtois et ses vitraux en oubliant pas, juste à côté, le porche du 15e siècle, seul vestige de l’ancienne église avant les destructions dues aux guerres.

On ne vient peut-être pas à Pontarlier pour son patrimoine mais on en repart étonné tout de même : la jolie façade de l’ancienne chapelle des Annonciades, sa porte Saint-Pierre (l’arc de triomphe de Pontarlier), les hôtels particuliers avec leurs jolies portes, ou encore les façades sobrement colorées de la ville sont autant d’éléments qui te attireront ton regard si tu marques un arrêt dans la ville.

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Regarde, elles sont pas mignonnes ces portes ?
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PONTARLIER ET SES SPÉCIALITÉS

On ne le sait pas forcément, mais Pontarlier a ses spécialités bien à elle
qui contribuent à enrichir le terroir franc-comtois.
Cherche pas de viande ou de fromage, à Pontarlier, on produit de l’alcool.
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Trois spécialités sont à mentionner : en premier lieu, l’absinthe. Depuis le début du 19ème siècle, Pontarlier est la capitale mondiale de l’absinthe. Quand le tout Paris et ses artistes consommaient la Fée verte dans leurs ateliers et dans les bistrots, Pontarlier s’enrichissait. Quand l’absinthe fut accusée de tous les maux et interdite, l’industrie s’est effondrée (mais pas arrêtée). Aujourd’hui, l’absinthe est à nouveau autorisée et commercialisée, et Pontarlier compte plusieurs distilleries.

Et Pontarlier, c’est aussi la liqueur de sapin et le Pontarlier-Anis, appelé ici le ‘Pont’, le pastis local. Une variante existe, non plus à l’anis mais à la sève de sapin : le sapont.

Quand tu visiteras Pontarlier, viens faire un tour à Simplement Chocolat (79 rue de la République) pour déguster des macarons à l’absinthe !

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Maintenant que les présentations sont faites,
quittons la ville et partons découvrir ses environs !

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PROMENADE AU GRAND TAUREAU

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Pontarlier est située au pied des montagnes du Larmont où se trouve le point culminant de la ville : le Grand Taureau. D’une altitude de 1323 mètres, le Grand Taureau est une balade appréciée des randonneurs, surtout pour son point de vue qui embrasse du regard la Suisse, le lac Saint-Point (que l’on visitera plus tard dans cet article) mais aussi les pistes de Métabief.

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La tâche blanche, au milieu, c’est le lac Saint-Point

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Différents sentiers mènent au Grand Taureau : un part du centre de Pontarlier, l’autre du Château de Joux. Moi, j’ai préféré aller en voiture jusqu’au restaurant Le Gounefay et continuer à pied (30 minutes de marche jusqu’au Grand Taureau). Sur le chemin du retour, tu pourras t’arrêter un instant auprès du Fort Catinat, un fort construit au 19ème siècle pour protéger la ville de l’invasion prussienne et qui forme, avec le fort Malher et le Fort de Joux, la ceinture de forts autour de Pontarlier. Et tu auras aussi une vue imprenable sur la ville.

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Pontarlier vue depuis le Larmont

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LA TOURNÉE DES FORTS

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L’attrait peut-être le plus connu de Pontarlier, c’est son Fort de Joux, un château médiéval sur un éperon rocheux, dominant un passage étroit appelé ici une cluse. En face, il y a son petit frère, le Fort Malher. Les deux monuments se trouvent sur la commune voisine de La Cluse-et-Mijoux.

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Belvédère du Fer à Cheval. À gauche, le Fort Malher ; à droite, le Château de Joux.

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LE FORT MALHER

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Je commence par me rendre au Fort Malher et pour y rendre, il y a deux chemins. Un chemin qui part à côté de la bibliothèque (devant l’église) et monte en lacet sur le flanc de la montagne du Larmont. En une trentaine de minutes, sans grand effort, te voilà au Fort Malher. Le deuxième part à côté de l’ancien péage du château, au bord de la route. Ce chemin, c’est un escalier d’environ 230 marches et une petite marche sur un sentier escarpé. Je te conseille vraiment de monter avec le premier chemin et de descendre avec le second.

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Situé à 1032 mètres d’altitude, il fait face au Fort de Joux, l’ancien château médiéval. Il a été construit vers 1850 pour sécuriser la frontière. Mais aller au Fort Malher aujourd’hui, c’est surtout pour avoir le meilleur panorama sur le Fort de Joux. Tu ne trouveras pas de meilleure vue sur le château, son éperon rocheux et la vallée. C’est une vue dont je ne me lasse pas.

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LE FORT MALHER,
UN BALCON SUR LE CHÂTEAU DE JOUX

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LE CHÂTEAU DE JOUX :
SOURCE INÉPUISABLE D’HISTOIRE(S)

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Voici un des monuments que je préfère dans mon département, probablement un des plus emblématiques aussi. Du haut de son éperon rocheux, il surveille la frontière et les routes millénaires qui passent à ses pieds. Mais le Château de Joux, c’est aussi 1000 ans d’histoire des fortifications et tout autant d’histoires et légendes fascinantes.

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Le Fort de Joux regardant le Fort Malher

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Du château en bois du 9ème siècle, il ne reste qu’un vague souvenir. Profitant d’une situation géographique idéale, les Sires de Joux, seigneurs locaux, vont rapidement transformer leur château en péage : à ses pieds passait une des plus vieilles routes antiques, la via Francigena, reliant Paris à Rome, puis viendra la route du sel entre Salins-les-Bains dans le Jura à la Suisse. Peu à peu, grâce aux richesses récoltées, le château de bois se mue en une imposante forteresse de pierre. Du château médiéval, il reste aujourd’hui le donjon, les cachots et quelques murs.

Son troisième lifting date de 1678 quand Louis XIV annexe la Franche-Comté à la France et demande à Vauban de moderniser et fortifier le Fort de Joux. On y ajoute des remparts, des échauguettes, des passages souterrains, un puits creusé à main d’homme dans la roche sur plus de 100 mètres de profondeur. Le Fort de Joux devient une véritable sentinelle à la frontière du royaume. Enfin, la dernière mutation arrive au 19ème siècle quand, après la défaite de la France face à la Prusse en 1871, il est décidé de moderniser une nouvelle fois le château en lui rajoutant fortifications et bunkers souterrains.

Quand tu visites le château de Joux, tu découvres alors toute l’évolution des systèmes défensifs français depuis environ 1000 ans.

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La visite est uniquement possible en visite guidée (le nombre incalculables de couloirs sous la roche, l’humidité et l’obscurité de certains passages rendant les visites libres peu sécurisées). Mais les visites guidées sont vraiment intéressantes donc n’hésite pas !

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Une prison d’Etat et des prisonniers célèbres :

Le château a servi de prison d’état et a compté, entre autres, deux prisonniers célèbres. Toussaint Louverture tout d’abord. Le héros de la lutte contre l’esclavage et de l’indépendance d’Haiti a été emprisonné dans les geôles du château sur ordre de Napoléon. Il décédera en 1803 au château et Napoléon, refusant de le voir devenir un “martyr”, décida de le faire enterrer dans un lieu secret, autour de la forteresse. Aujourd’hui encore, on ne sait pas où se trouve précisément sa tombe.

L’autre prisonnier : c’est Mirabeau. Lui fut emprisonné sur demande de son père qui désespérait de le voir courir tous les jupons de Paris et dilapider la fortune familiale au jeu. Il fut d’abord emprisonné au château d’If avant d’être transféré au château de Joux. Mirabeau. Ce dernier eut alors le privilège de pouvoir sortir du château à sa guise pour se rendre aux soirées mondaines à Pontarlier. Il y rencontra une certaine Sophie de Monnier, la jeune épouse d’un marquis, dont il tomba amoureux. Il lui écrira plus tard ses célèbres Lettres à Sophie. Il s’échappa du château de Joux et tout deux fuirent en Suisse puis aux Pays Bas.

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Le clou de la visite, c’est probablement la descente dans les entrailles de la roche jusqu’au grand puits. Pour assurer un accès à l’eau à ses soldats en cas de siège, Vauban imagine un puits gigantesque à travers la roche jusqu’à la nappe phréatique du Doubs. Le puits est profond de 137 mètres. Le guide se saisit d’un bol d’eau et, dans le silence général, verse l’eau dans le puits. On attend le plouf. On attend, on attend. Quel effet étrange cette attente, verser de l’eau dans un puits et ne pas entendre le plouf qui boucle la boucle te met dans un état particulier. Il faudra atteindre 15 secondes avant que l’eau atteigne le fond du puits. Franchement, j’ai trouvé ça fascinant.

VISITER LE CHÂTEAU DE JOUX

Route du Château, 25300 La Cluse-et-Mijoux

Visites guidées uniquement, pas de visite libre : en basse saison 5 visites par jour, en haute saison, jusqu’à 12 départs quotidiens. Pour plus d’informations, consulter le site officiel.

Ticket adulte : 7,50€

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DES RÊVES D’AZUR ET DE VERT
AU PAYS DES DEUX LACS

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Après le château de Joux, tu n’as qu’à suivre à peine quelques kilomètres au sud pour tomber nez à nez avec un des endroits naturels que je préfère dans cette partie du Doubs, un endroit fait d’eau et de forêts où les tons verts des étendues de sapins chatouillent amoureusement les teintes bleutées du lac Saint-Point et celles du lac de Remoray.

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LE LAC SAINT-POINT

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Le lac Saint-Point. Mon Dieu, quel régal !
J’ai toujours été fasciné par ce lac aux couleurs changeantes, traversé par le Doubs. Presque aussi calme qu’un miroir, le lac Saint-Point est un des points d’orgue du département. Long de 7,2 kilomètres, il est le plus grand lac naturel de Franche-Comté et le quatrième lac naturel d’origine glaciaire de France.

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EN FRANCHE-COMTÉ, ON A PAS LA MER…
MAIS ON A LE LAC SAINT-POINT !

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On peut tout faire sur le lac Saint-Point : en été, baignade et activités nautiques en tout genre (cours de voile, pêche, paddle, pédalo, kayak…) alors qu’en hiver, grâce à ses 850 mètres d’altitude, le lac est régulièrement gelé (partiellement ou totalement) et t’offre un paysage du bout du monde absolument magique.

Par endroits, on dirait même que le lac prend des petits airs de Canada, tu ne trouves pas ?

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Si tu aimes marcher, un sentier de randonnée te permet de faire le tour du lac à pied, il te faudra alors compter environ 7h de marche. Mais pas de panique si tu veux n’en faire qu’une partie, en période estivale une navette fluviale traverse le lac au départ de Malbuisson.

Au sud du lac se tient son petit frère, le lac de Remoray.

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LE LAC DE REMORAY
ET LE BELVÉDÈRE DES DEUX LACS

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Alors que le lac Saint-Point est clairement dédié au tourisme, le lac de Remoray, lui, est une réserve naturelle protégée. On y navigue pas et seule une petite portion est destinée à la baignade dans ses eaux claires, oscillant parfois entre le jaune du sable et le turquoise.
Autour du lac, il y a la tourbière où, par le ruisseau la Taverne, on peut rejoindre le Doubs et le lac Saint-Point, et une petite église adorable : l’église Saint Théodule.

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Un petit circuit permet de longer le lac, paisible et entouré d’une magnifique verdure. Grâce à son statut de réserve naturelle, le lac de Remoray est une vraie richesse de faune et de flore, on y recense 227 espèces d’oiseaux, 48 espèces de papillons et 40 espèces de libellules, et on trouve même dans sa tourbière 4 plantes carnivores ! Quant à ses nymphéas, elles auraient pu elles-aussi inspirer Claude Monnet.
Pour entretenir le site, des chevaux de race Konik ont été introduits dans la réserve, limitant au maximum l’intervention humaine dans l’entretien de la zone humide et des prairies.

Au sud du lac, il ne faut surtout pas manquer le belvédère des 2 lacs qui te permet d’admirer les lacs Saint-Point et Remoray d’un coup d’œil. Magnifique !

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Vu que tu es dans le coin,
profites-en pour te rendre au sommet du Mont d’Or
d’où tu auras un panorama époustouflant !

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ÉCHAPPÉE EN PETITE SIBÉRIE

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On appelle Petite Sibérie la commune Mouthe et ses environs, jusqu’au village de Chapelle-des-Bois. C’est ici qu’on enregistre les températures les plus froides de France : en janvier 1985, on notait à Mouthe -41,2°C et il n’est pas rare d’atteindre les -30°C. La faute à quoi ? Mouthe est située dans une combe entourée de montagnes. Le sol étant froid, le vent glacial s’engouffrant dans la combe reste bloqué et se refroidit davantage, créant un microclimat particulier.

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MOUTHE & LA SOURCE DU DOUBS

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Si en hiver, Mouthe et ses environs sont le paradis pour s’adonner au ski et à la raquette, en été, c’est un paradis pour les randonneurs. Mouthe est une petite commune agréable qui, un peu plus mise en valeur et protégée, pourrait être une charmante bourgade, tout comme les autres petits villages jusqu’à Chapelle-des-Bois. On y trouve du beau patrimoine rural comme de vieilles fermes et du mobilier d’église remarquable.

Ci-dessous, la mairie de Mouthe qui, sur les berges du Doubs, se donne des airs de château, et deux portes dans la commune de Chaux-Neuve.

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Et bien sûr, Mouthe, c’est aussi la source du Doubs. Cette rivière que j’adore, qui va parcourir plus de 400 kilomètres jusqu’à sa confluence avec la Saône, traversant des paysages grandioses et façonnant villes et villages, cette rivière-là prend sa source à Mouthe. Quand l’eau sort de la roche, depuis une cavité étonnante, elle a déjà de la force et du débit, elle a déjà dû en faire des kilomètres sous terre ! Puis, après une succession de cascades, le Doubs s’enfuit en direction de Mouthe, avant d’enchanter tout un département qui, en hommage, a pris son nom. C’est la première fois que je viens à la source du Doubs et je suis tout ému !

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CHAPELLE-DES-BOIS & LE MONT RISOUX

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Après la vallée du Doubs frontalier et les environs de Morteau, cet article est le dernier de ma trilogie sur le Haut-Doubs. Je ne pouvais pas partir d’ici sans aller jusqu’au bout du bout, aux limites du département, et sans gravir le mont Risoux pour apprécier sa vue magnifique ! Un dernier effort, la montée est rude mais la vue en vaut la peine. Direction Chapelle-des-Bois.

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Vue sur Chapelle-des-Bois

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Chapelle-des-Bois est la dernière commune du Doubs avant le département du Jura. Elle aussi a plus d’une raison de te faire venir jusque-là. Pour y arriver la route ondule au milieu des forêts de sapins et les pâturages. On a un petit sentiment de bout du monde, on roule, au milieu de tout ce vert, on avance, on s’enfonce dans les coins oubliés du Doubs et, enfin, on arrive.

Aujourd’hui, on part à l’assaut du Mont Risoux, lieu de passage lors de la Seconde Guerre mondiale, à la découverte de deux sublimes belvédères : la Roche Champion (1325 m d’altitude) et la Roche Bernard (1290 m). Là-haut, vue imprenable sur les lacs des Mortes et de Bellefontaine et les reliefs du Jura.

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Le premier lac, le lac des Mortes, se trouve dans le département du Doubs. Le second, le lac de Bellefontaine, se trouve dans le département du Jura. Ils communiquent entre eux grâce à un petit ruisseau. Les lacs sont entourés de tourbières et il n’est pas toujours possible de suivre le chemin de randonnée qui en fait le tour si vous n’êtes pas bien chaussés.

Depuis Chapelle-des-Bois, monter au sommet du Risoux, n’est pas de tout repos. Il faut d’abord monter le sentier (heureusement à l’ombre dans la forêt) pendant 30 minutes. Après, c’est fastoche, une fois au-dessus c’est plutôt plat. Ci-dessous, depuis Chapelle-des-Bois, le Risoux vu d’en-bas.

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Le Risoux vu d’en bas, depuis Chapelle-des-Bois.

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Voilà, ça y est, c’est la fin de la balade.
Alors, t’en penses quoi de Pontarlier, ses environs et le Haut-Doubs ?
Laisse-moi un commentaire, partage 🙂

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POUR ALLER PLUS LOIN

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Vue à couper le souffle au Mont d’Or

Le Mont d’Or, ce n’est pas qu’un délicieux fromage, c’est aussi le point culminant du Doubs avec ses 1463 mètres. De là-haut, le panorama est juste sublime sur les sommets alpins enneigés, la vallée de l’Orbe, la Suisse… Un incontournable de toute visite en Franche-Comté !

Article disponible sur le blog.

Morteau et ses sublimes alentours

À quelques kilomètres au nord de Pontarlier, Morteau est le point de départ vers de très belles balades à la découverte d’une nature généreuse et secrète. Une autre manière de découvrir le Haut-Doubs.

Article disponible sur le blog.

Découvrir la vallée de la Loue

Au départ de Pontarlier, la source de la Loue n’est pas très loin. Tout le long de la rivière, tu auras de magnifiques panoramas et tu visiteras châteaux et villages pittoresques.

Article disponible sur le blog.

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17 COMMENTAIRES

  1. J’avais déjà entendu parler de Pontarlier mais ce que j’imaginais ne m’intéressait pas, j’avais tellement tort. C’est une formidable découverte, j’adore l’histoire de ce fort militaire, ce lac aux reflets magnifique et ces belvédères !! Maintenant j’ai envie d’aller à Pontarlier ! bravo

  2. Franchement, je ne connais pas du tout la Franche-Comté mais ce que j’en vois là me donne vraiment envie. Du coup j’ai lu tous vos articles sur cette belle région : j’ai adoré celui sur besançon et celui sur Morteau. De belles découvertes pour moi. Merci

  3. C’est un magnifique article sur ma région ! J’ai même vu Mouthe sous un angle que je ne connaissais pas et pourtant j’habite à 5 km et j’y tiens même un grand gîte ! Les photos sont toutes magnifiques ! Merci pour cet article qui est très fidèle à ce coin de paradis.

  4. Magnifique article !!!! Rares sont les Pontissaliens qui savent en dire autant!!!!
    Et il y en a tellement plus à découvrir. …
    Merci pour cette ode au Haut-Doubs!

    • J’ai beau avoir grandi à Besançon, le Haut-Doubs c’est la terre de mes grands parents et j’adore ce coin 🙂
      Bien sûr qu’il y a tant à y découvrir… une prochaine fois 😉
      Merci pour votre commentaire

  5. Je ne suis pas native de Pontarlier mais y habite depuis 35 ans.
    J’aime beaucoup cette région et j’ai encore beaucoup d’endroits à découvrir.
    Merci pour ce reportage et ces belles photos !
    (Petite correction l’Eglise de Pontarlier s’appelle Saint-Bénigne et non Sainte-Bénigne) 😉.
    Nathalie

  6. Ohlala Alexis, encore un article extraordinaire, t’es vraiment le meilleur ambassadeur de ta région au monde ! au début, je voulais citer tout ce que j’avais aimé dans cet article, et j’ai renoncé aux deux tiers parce que vraiment, il y avait trop de merveilles ! ces forts, ces portes, ce lac grandiose, ces points de vue, cette source, cette petite Sibérie….
    J’avoue : Pontarlier, jamais entendu parler y a une heure. Mais maintenant je sais, j’ai retenu !

    • Merci, ça me touche que ça te plaise autant ! Toi qui aimes les endroits préservés et naturels, tu aimerais sûrement ce coin de Franche-Comté 🙂 Merci pour ton commentaire.

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